Denizen Kane – « Brother Min’s Journey To The West »

kane180Album
(Galapagos4)
06/10/2009
Hip hop

Au fil des années et de ses sorties, Galapagos 4 aura révélé nombre de groupes et Mcs pouvant rivaliser avec les mentors du hip hop alternatif qu’il fallait autrefois aller chercher le plus souvent chez Mush ou Anticon. Cependant, du fait qu’ils soient régulièrement capables du meilleur comme du passable, ses représentants n’ont pas tous bénéficié de la même médiatisation. Pour preuve, bien que co-fondateur de Typical Cats, Denizen Kane n’aura pas été le plus chanceux depuis qu’il s’est aussi lancé en solo. La faute peut être à un premier album passé inaperçu (« Tree City Legends ») et un second qui laissa une impression plutôt mitigée (« Tree City Legends vol2« ). Pourtant, malgré qu’il se soit rarement montré durant les quatre années qui le séparent de ce dernier acte, le Mc de Chicago n’est pas resté inactif, partagé qu’il fut entre la bande son d’une pièce de théâtre (« The Future Project: Sunday Will Come »), quelques tournées, et la préparation de son nouvel album « Brother Min’s Journey To The West ».

Désormais, si on possède une garantie, c’est bien celle que Kane, sans pour autant avoir assez d’impact pour venir titiller les plus doués, risque de ne pas connaître le même sort qu’à la sortie de ses précédents disques. Car il a pour lui une personnalité artistique qui le démarque de ses confrères: hip hop classique, influences jazz dominantes (« Just Like Water »), éclectisme musical, et réminiscences des années 80, l’amènent à endosser la veste de l’artiste le plus atypique du catalogue Galapagos4. Seulement, qui dit « classique » dit aussi contraste entre titres totalement transparents (« Sparrow », « New Years Day ») et quelques coups d’éclat qui feront, seuls, tout l’intérêt de ce nouvel opus. Heureusement, ceux-là ne manquent pas ici. Parmi eux, ceux ou Denizen Kane se montre plutôt enjoué, inspiré par des productions énergiques et colorées (« Holding Up The Wall », « Ain’t No Thing », les très bons « The Porch » et « The War »), aux basses assez présentes pour faire peser, au choix, un groove presque reggae (« Black Hoodies ») ou downtempo (« Boms Pt One »). Assez pour éteindre la moindre comparaison naissante entre le Denizen Kane d’il y a quatre ans et celui d’aujourd’hui, même si « Brother Min’s Journey To The West » n’est clairement pas un des grands albums de cette année. Pas véritablement de déception: on ne s’y attendait pas non plus…

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