Deadbeat – « Roots And Wire »

Roots And Wire[Album]
27/10/2008
(Wagon Repair/Modulor)

Qu’on ne nous fasse pas croire que ce nouvel album de Deadbeat s’ajoute aux innombrables références balancées depuis déjà trop longtemps par la techno minimale. Car si telle affiliation devait se confirmer, on aurait finalement cédé à ce courant électronique qu’on croyait seulement pouvoir apprécier avec quatre grammes dans le sang et quatre cent kilos de shit dans chaque poche

C’est une évidence, ce disque est quand même à mille lieux de ces productions linéaires, on ne peut plus chiantes, qui polluent désormais nos soirées. Quitte à choisir, le dubstep lui irait certainement mieux au teint encore (« Roots and Wire »). Car le Montréalais a quand même quelques points de différenciation non négligeables avec cette foutue minimale, qui ne font qu’élever ce nouvel album au dessus de la sombre masse. Pour preuve, hormis quelques titres clairement orientés dancefloor – « Xberg Ghosts », « Deep Structure », éventuellement « Sun People », soit trois sur les huit que compte ce disque – ce sont surtout les échos et atmosphères enfumées, taillées pour Tikiman (« Rise Again », « Babylon Correction »), qui règnent en maître

Au fur et à mesure qu’il évolue, Deadbeat renforce en effet cette marque de fabrique à la fois dub et techno, pouvant induire en erreur par son côté hypnotique (« Night Stepping », les percussions de « Grounation ») et ses choix pour les textures ouatées, mais qu’il fait si bien sonner depuis des lustres. Donc si doubler le temps de manière récurrente vous associe systématiquement à la minimale, alors d’accord, on comprend mieux pourquoi tant de producteurs ont récemment chuté du mauvais côté de la barrière. Reste que Deadbeat, lui, est toujours en piste..

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