Dead Horse One – ‘Without Love We Perish’

Album / A Quick One Records / 14.04.2014
Shoegaze psychédélique

En 2012, l’occasion nous avait été donnée de découvrir Dead Horse One, groupe français de rock psychédélico-shoegaze qui avait épaté la galerie avec son excellent EP ‘Heavenly Choir of Jet Engines’. Publié à l’époque par l’écurie mancelle de Crane Records, le mini-album avait trouvé sa place sous les imposantes ombres d’influences telles que celles de Brian Jonestown Massacre pour le psychédélisme électrique, ou encore celle des anglais de Ride.

Pour ce premier opus, les valentinois sont allés directement à l’essentiel en tapant à la porte du studio de Mark Gardener, gourou de ces derniers. Comme on s’y attendait, la patte du bonhomme est reconnaissable dès l’entame de l’album frappée d’un shoegaze lancinant et vaporeux (‘Hopper’, ‘I Love My Man’). Mais au delà d’une simple épopée d’effets de guitares saturées, Dead Horse One arrive à toucher à d’autres horizons psychédéliques en ouvrant sa palette à des mélodies pop chères aux Dandy Warhols (‘Undone’, ‘Raven’), ou à d’obscures balades qu’un Jason Pierce et ses Spacemen 3 n’auraient pas renié (‘Blackwood’).

En plein revival shoegaze, Dead Horse One sort donc un album qui fait étalage de toute sa culture psychédélique, maîtrisant à la fois les mélodies inhérentes au genre, mais en exploitant aussi au mieux les effets soniques mis en valeur par une production impeccable. Si on peut toujours regretter un manque de spontanéité et l’absence du côté brut et instantané du précédent opus, il y a fort à parier – après un passage au Liverpool Psych Fest en 2013 – que les français ne s’arrêteront pas en si bon chemin, et finiront par s’imposer parmi les très bonnes formations du genre.

‘Undone’, ‘Raven’, ‘Hopper’

À lire ou écouter également:

,

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire