Dangerdoom – « The Mouse And The Mask »

The Mouse And The Mask[Album]
24/10/2005
(Lex/Pias)

Quand un producteur en vogue, à savoir Dangermouse, rencontre un Mc légendaire en la personne de MF Doom, cela donne Dangerdoom, projet ambitieux et suscitant forcément l’intérêt. Mais ce n’est pas tout de mélanger les talents, il fallait encore que la « mayonnaise » prenne. Verdict après l’écoute de ce « The Mouse & The Mask »

Un premier constat, Dangermouse semble de plus en plus à l’aise sur tous les styles. On savait après « The Grey Album » qu’il était à l’aise avec le rock, cette fois-ci, il apporte une touche jazzy à certains titres qui, sans nous surprendre, renforcent tout le bien qu’on pensait de lui. Mais quid de MF Doom. On connaît la versatilité du personnage, pouvant être capable du pire selon certains comme du meilleur, et surtout sa capacité à péter les plombs à n’importe quel moment au point de pouvoir saborder un projet. Cela n’a certainement pas été le cas, puisque celui-ci a vu le jour. En tous cas, l’homme masqué du hip hop est toujours aussi efficace, son flow impeccable, toujours original, nous entraîne impeccablement dans ses délires textuels. Car comme d’habitude, le côté iconoclaste de MF Doom se révèle à chaque morceau. Il est ainsi rejoint par Ghostface, Cee-lo et Black Debbie, sur certains titres, mais surtout par Talib Kweli pour « Old School » avec un sample que les fans de Kill Bill ne manqueront pas de reconnaître. On regrette d’ailleurs que Talib n’ait pas fait appel à Dangermouse pour son dernier album tant l’osmose est ici évidente. Car le travail du producteur sur ce projet est impeccable de maîtrise, aussi bien dans le choix des samples, que dans la construction des beats. A ne pas manquer les morceaux « Basket Case », ressemblant d’ailleurs beaucoup à certains morceaux du « Shades Of Blue » de Madlib, « Crosshair » et son violon entraînant, ou encore « Mince Meat » et son côté asiatique original

Encore une fois, le côté hétéroclite de cet album est la première conclusion que nous pouvons tirer de l’association de ces deux très fortes personnalités. Ne se contentant pas de jouer dans les domaines où ils excellent tous deux, ils prennent des risques, surtout Dangermouse, car rien n’effraye finalement Mf Doom. En tous cas, au final, « The Mouse And The Mask » est intéressant, parfois très bon, au point de mériter d’être reconduit dans l’avenir. Mais Mf Doom est si imprévisible que derrière son masque se cache peut être un chat. Mais c’est tout son charme…

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