Cults – ‘Static’

Album / Columbia / 11.10.2013
Pop de luxe

En peu de temps, Cults a su créer autant d’attentes que de doutes autour de lui. Orfèvrerie pop pour les uns, arnaque pseudo lo-fi pour les autres, prestations scéniques souvent décevantes, seul un deuxième opus pouvait mettre fin au débat. Jugé sur pièce, ‘Static’ est de nouveau un bon album. L’ex-couple – bien aidé à la production par Ben Allen, maestro des stades (Gnarls Barkley, Deerhunter, Animal Collective) – délaisse son apparat crasseux pour assumer son vernis brillant. En résulte une orchestration pop d’une efficacité imparable, alternant tubes (‘I Can Hardly Make You Mine’, ‘High Road’) et hymnes (‘We’ve Got It’, ‘So Far’) avec confiance. Fini le glockenspiel: avec une masse d’arrangements supplémentaires et une production musclée, le duo revendique son statut de groupe de stade.

Symboliquement, et pour ouvrir la page gossip, ‘Static’ restera comme l’album de la rupture de ses géniteurs. Le parallèle avec cette récente maturité est un lieu commun inévitable. Cults narre donc au grand jour sa romance brisée et l’indépendance nouvelle de ses membres. De fait, la légèreté des débuts n’est plus, au profit d’une grandiloquence omniprésente. Le disque engendrera probablement un changement d’audience, délaissant les fans de la pop estivale. Mais il faudra désormais compter sur Cults pour gonfler les programmations de festivals car, à n’en pas douter, cette transition protéinée se traduira aussi sur scène.

‘I Can Hardly Make You Mine’, ‘High Road’

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