Various Artists – « Dub Stories »

Dub Stories[Album]
05/06/2006
(Supersonic/Discograph)

Beaucoup de Français, les plus jeunes surtout, ont découvert le dub grâce aux formations hexagonales phares que sont Zenzile, High Tone, Improvisators Dub entre autres. Pourtant, ils n’ignorent pas que leur musique vient du reggae et qu’elle n’est pas née d’hier. Mais beaucoup de choses au sujet de ce genre de musique, désormais omniprésent dans les courants actuels, restent encore trop floues du fait du manque de sources d’informations. Le tir est désormais rectifié avec la sortie de ce bel objet qu’est « Dub Stories », comprenant un DVD et un CD grâce auxquels tout devient soudainement plus clair

Le contraire aurait été dommage, car avec son documentaire d’une heure et demie environ, entrecoupé d’images live et réalisé par Nathalie Valet, il aurait été difficile d’être incomplet. L’affaire pourrait même s’avérer trop longue, pour les admirateurs des groupes français surtout. Dans ce laps de temps, Lee Perry y va de sa définition du dub, l’histoire de cet héritage du reggae est retracée par le spécialiste David Katz qui rappelle les rôles déterminants de King Tubby, Prince Jammy, Scientist, Perry, et Mikey Dread. Puis on part pour un tour du monde. L’Angleterre d’abord, territoire de Jah Shaka, où sont interviewés les Disciples, Bush Chemist, Mad Professor, Manasseh, Zion Train, Adrian Sherwood, et Iration Steppas, tous fidèles au format sound system. Puis on s’arrête par la France, pays ou le dub fait le plus de bruit, avec ses groupes impressionnants par leurs réinterprétations lives et rencontrés ici (Zenzile, High Tone, Improvisators Dub, Brain Damage, le label Hammerbass), tout comme Frederic Pegreillan, journaliste à Télérama et initiateur du Telerama Dub Festival. L’Europe n’est évidemment pas en reste avec des entretiens avec Cultural Warriors (Suisse), Ashanti 3000 (Belgique) et King Shiloh (Pays-Bas), expliquant eux aussi leur vision du dub, leur histoire, en y allant de quelques anecdotes. Côté bonus, on retiendra un complément d’images live, évidemment plus intéressantes quand elles concernent les groupes instrumentaux, et la biographie écrite de chacun des artistes qu’on retrouve d’ailleurs dans le disque accompagnant cette vidéo

Une fois tout cela ingurgité, le dub, qui ne compte d’ailleurs pas de représentant jamaïcain, n’aura plus de secrets pour vous. On ressort instruit de ce visionnage à la production très satisfaisante, même si le montage et les images auraient pu être un tantinet plus chiadées. Mais on baigne dans le roots alors..

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