Cloak/Dagger – « Lost Art »

cloak180Album
(Jade Tree)
03/11/2009
Punk hardcore garage

Il y a deux ans exactement, « We Are« , premier album de Cloak/Dagger, assénait une bonne gifle punk hardcore à tous les amoureux du genre, ceux élevés au Black Flag, à Circle Jerks, plus récemment à Hot Snakes, et plus généralement au houblon. Le combo nous avait alors laissé dans notre jus, à respirer au rythme des gouttes qui restaient à perler sur notre front, lessivés que nous étions par une telle déflagration. C’est donc avec la crainte, mais aussi l’excitation de revivre un tel sévice, que nous avons inséré « Lost Art » dans la platine.Bis repetita, ces foutus rockeurs n’ont rien perdu de leur énergie, et nous balancent une nouvelle fois à la tronche leur inarrêtable mélange de punk, de hardcore et de garage, avec assez de force pour nous ramener illico dans les années 80, quand l’authenticité était mille fois préférée aux efforts de production (« Deathbed Rebels », « Don’t Need A », « Same Old Story »). Car ce putain de vieux son ou la batterie a tendance à prendre le dessus sur le reste, Cloak/Dagger n’en démord pas, et pour rien au monde il n’abandonnerait ses imperfections au profit de longues heures passées en studio. « Lost Art » sent la sueur, les lampes d’ampli en surchauffe, le plastique fondu, ces odeurs qui nous rappellent à quel point la scène peut parfois être le théâtre d’une époustouflante débauche d’énergie, et d’une réelle communion avec le public. Car non seulement ces gars de Richmond jouent de force, mais aussi de ces mélodies viriles qui invitent à jouer des épaules, à lever les poings bien en l’air, et signent souvent les titres les plus marquants (« Millions Billions », « Lower Eastada », « Dead Town Beat »). Tout ça pour dire qu’on a eu ce qu’on cherchait: à vouloir se frotter à Cloak/Dagger, on finit le palpitant à bloc, affalé à terre en quête d’un courant d’air.

En écoute:
Cloak/Dagger – « 

1. Dont Need A     
 »

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