Champion – « Live »

Live[Album]
16/06/2008
(Saboteur/Anticraft)

Les scientifiques sont formels: l’activité terrestre s’est depuis peu considérablement accélérée, avec Montréal comme épicentre du phénomène. La faute à Champion, Maxime Morin dans le civil, qui depuis 2004 et son premier album « Chill Em All » n’en finit plus de faire danser du Québec à la France, bien aidé par une troupe de musiciens composée de quatre guitaristes, une bassiste et une chanteuse. À elle seule, la troupe redonne des couleurs à la house, l’orne de nombreux riffs de guitare qui rameutent le public rock, et transforme chacune de ses prestations en grand rassemblement festif ou rien ne compte hormis le groove, les mélodies et la danse. Le reste ne passe pas les portiques, comme ce fut déjà le cas lors des nombreux concerts donnés par Champion (Transmusicales, SXSW, Paléo…), qui n’auront fait que consolider cette incroyable réputation live dont le bruit courait depuis ses premières apparitions. Ne manquait donc plus que le Québécois confirme tout cela au grand public, celui qui n’a jamais eu, ou même cherché, l’opportunité de vérifier tout cela de lui-même

Ce live proposé en version audio et vidéo, impeccablement produit à l’aide de ses douze caméras et d’un son 5.1, fait extrêmement bien l’affaire, et illustre parfaitement l’énergie déployée, comme la bonne humeur que Champion et ses musiciens parviennent à instaurer si naturellement. Une évidence à y voir les nombreuses mains en l’air, et les sourires figés des heureux présents ce soir-là à domicile, au Metropolis de Montréal qui fêtait alors avec lui son disque d’or. Mais ce coffret ne se cantonne pas seulement à ce concert: on y découvre deux inédits (« Barry’s Beach » et « Feeling Good », reprise de Nina Simone), et des bonus nous invitant aux côtés du producteur, quand il prépare son show au festival de jazz de Montréal, ou qu’il explique son langage des signes lui permettant de diriger ses musiciens sur scène

Champion remet donc magnifiquement les pendules à l’heure, en prouvant définitivement que l’electro peut aussi être visuellement intéressante, et en clôturant le premier chapitre d’une carrière démarrée sur les chapeaux de roue. Le Québécois ayant impeccablement démontré qu’on peut très facilement vivre sans faire la gueule (veut pas venir jouer dans les rames du métro lui?), on attend donc maintenant impatiemment de découvrir ce qu’il nous réserve pour son deuxième album. Manifestement, avec de tels acquis, on n’est pas au bout de nos surprises

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