Cancer Bats – « Bears, Mayors, Scraps & Bones »

cancer1801Album
(Distort / Roadrunner)
09/04/2010
Parpaing incassable

La période d’hibernation désormais révolue, le grizzly Cancer Bats, plus affamé que jamais, sort de sa tanière pour partir en quête de nouvelles proies. Et comme à chaque nouveau disque, il semble que la bête, qui compose désormais à quatre puisqu’un bassiste attitré a définitivement intégré le line up, ait encore gagné en puissance. Sur les traces de « Hail Destroyer« , « Bears, Mayors, Scraps & Bones » assène donc quatorze coups de griffes sanglants, minutieusement produits, et plus que jamais fidèles aux déflagrations que ce quatuor canadien impose en live. Ainsi, qu’il s’agisse de cette section rythmique totalement bétonnée, du savoir guitaristique de Scott Middleton toujours prêt à décrocher un riff couperet (« Trust No One », « Snake Mountain »), ou de la voix de Liam Cormier qui ne cesse de s’égosiller ici, tous emmènent cette nouvelle salve rebondir sur les parois du spectre trash-stoner-punk-hardcore-heavy-métal-southern rock, et saluer brièvement au passage les Converge dont ils se rapprochent parfois. Sept dérivés, beaucoup de possibilités de faire mouche, et Cancer Bats ne s’en privent pas, comme en attestent les quelques piliers de ce nouveau disque: « Dead Wrong », ‘Black Metal Bicycle », « Scared To Death », ou le « Sabotage » des Beastie Boys ici recouvert de verni métal, en sont incontestablement. Ce qui n’enlève rien au reste de ce disque-parpaing que rien, pas même les poids lourds « Darkness » et « Raised Right » comme l’assaut « Fake Gold », ne parviennent à briser. « Bears, Mayors, Scraps & Bones » s’impose ainsi comme l’album le plus intense de Cancer Bats, et lessive logiquement l’auditeur venu y chercher son lot de décibels. On n’a pas trouvé meilleur rapport quantité/prix pour se défouler cinq minutes.

Disponible sur
itunes22

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