Cafe Flesh – « A Pig On The Dancefloor »

A Pig On The Dancefloor[Album]
01/11/2005
(Furne/Autoproduit)

Malgré une pochette peu attractive, mais avec ce putain de logo Noise Amphetamine Reptile Records au dos de son CD, Cafe Flesh ne pouvait pas nous passer sous le nez sans qu’on y jette une oreille. Le label américain, qui parraine ces frenchies et qu’on pleure depuis tant d’années, nous a fait passer de trop bons moments pour qu’il ne soit pas aujourd’hui signe de crédibilité. S’il n’officie plus désormais, il faut croire que ses membres ont encore l’oreille bien affûtée

Né des cendres de Alaska Raving Mad et de Toadstool en septembre 2003, c’est à Jarnac, en Charente, que Cafe Flesh a vu le jour « dans le but de séduire les filles, passer à la télé, et devenir le meilleur combo du monde ». Malgré une efficacité redoutable et un humour décapant, il faut malheureusement admettre que la partie n’est pas gagnée. Car Café Flesh n’a pas choisi le credo le plus facile. « A Pig On The Dancefloor » laisse exploser une douzaine de titres habités par une noise sauce rock n’roll héritée de Jesus Lizard, Cows, ou Unsane. Autant dire assez éloignée des formats qui brossent l’auditeur peu exigeant dans le sens du poil. Car cet album vous rentre dedans, ne laisse que très peu de répit lors de ces trois quarts d’heure des plus tendus. Un seul mot d’ordre: balancer le maximum de son, tous en même temps si possible. Mais ça marche: quelques mélodies font mouche, l’énergie débordante du groupe provoque de l’électricité statique, la déferlante sonore vous égratigne, le sax baryton contribue à cette ambiance apocalyptique, vous pleurez votre mère et, comble du comble, un Gatechien vient mettre son nez dans « Arizona » pour le couperet final. Pas étonnant finalement quand on connaît ces gaillards

Résignez vous alors à la fatalité, dites vous que vous êtes tout simplement tombés dans un nid de guêpes, et que vous succombez, une à une, aux régulières piqûres de rappel que sont les très bons « I’m So Excited », « Better Sweat », « It’s Time To Call Pamela », et l’excellent « Plumber ». « A Pig On The Dancefloor » souligne donc une réelle vérité: celle qu’il faut fouiller bien loin pour trouver un groupe qui sort du lot. Avec ce premier album haute tension, à la production volontairement cradingue, Café Flesh affiche la couleur et nous fait oublier l’Amérique, l’autre pays de la noise sauvage. Dégustez..

A écouter

1.  »Jesus     
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2.  »better     
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