Brian Jonestown Massacre – ‘Revelation’

Album / A Recording / 19.05.2014
Pop

Éternel, Anton Newcombe accouche d’un ‘Revelation’ ô combien personnel. Enregistré pour la première fois à Berlin, dans des conditions de sobriété relativement nouvelles pour le songwriter, cet album restera comme l’un des plus importants de la discographie du musicien. Dans un format plus proche de l’anthologie, le Brian Jonestown Massacre produit la synthèse d’un parcours long de vingt-cinq ans. Plus que jamais à géométrie variable, la formation décline une douzaine de titres, affranchis de toute contrainte. Rarement Newcombe a semblé si libéré, comme l’atteste l’épique introduction ‘Vad Hände Med Dem’, hymne progressif chanté par Joakim Åhlund (Les Byg Byrd). Incontestablement, les premiers temps de ‘Revelation’ sont plus lumineux que jamais, plus apaisés, toujours délimités par cette folk spectrale si intemporelle (‘Days, Weeks and Moths’). Peu d’albums de la formation respirent à ce point la quiétude et le plaisir. Malgré quelques lourdeurs dispensables (le très désuet ‘Memorymix’), Anton Newcombe et ses amis jouent le plus simplement du monde, comme l’atteste le mixage particulièrement limpide. Jusqu’à sa conclusion ‘Goodbye (Butterfly)’, ce quatorzième opus fleure bon la sérénité. Il n’est pas question de bonheur, pas plus de mélancolie ou de nostalgie foireuse, ‘Revelation’ est simplement l’oeuvre d’un talent enfin en paix avec lui-même. Moins fantasque mais pas moins brillant, moins surprenant mais aussi moins erratique, ce disque accompagnera passionnément les transhumances de l’été.

‘Vad Hände Med Dem?’, ‘What You Isn’t’, ‘Days, Weeks and Moths’

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