Blue Sky Black Death – « Slow Burning Lights »

Slow Burning Lights[Album]
14/10/2008
(Babygrande/Import)

Alors que les Blue Sky Black Death semblaient avoir atteint leur apogée avec leur dernier projet en compagnie de Jean Grae, les voici de retour avec un nouvel opus inattendu et très conceptuel. Associés à la vocaliste Yes Alexander (membre du trio indie-folk Casual Lust), ils nous servent un savant mélange d’électro hip hop atmosphérique, flirtant avec la pop, mais toujours aussi enivrant, voire carrément magique.

Car dans ce « Slow Burning Lights », on caresse une fois de plus la perfection. La chair de poule risque de vous gagner dès les premiers accords de « Secrets », qui fait la part belle aux langoureuses nappes de synthé dont Young God et Kingston raffolent. On ne cessera, d’ailleurs, de faire des comparaisons avec d’autres artistes aux univers richissimes, comme dans « Once Away » qui rappelle Radiohead et leurs essais électro plein de chaleur et de sentiments, ou « Hot Night » qui marie le côté ingénu d’une Lily Allen ou d’une Kate Nash, avec une production tout de même de plus haute volée. Ainsi, les quelques notes de piano de « Honestly », parfaitement couplées avec de subtils riffs de guitares, habillent magnifiquement la complainte de Yes Alexander qui apporte une douceur angélique à l’ensemble. On reconnaîtra aussi la présence de Nancy Kuo et Valérie Coon qui ajoutent la puissance émotionnelle de leurs instruments (violon et violoncelle) sur les deux titres phares de cet album, « Stillness » et « Movements », ne pouvant laisser de marbre. La vocaliste est alors au sommet de son art et les versions définitivement envoûtantes. Même lorsque que le beat se fait un brin plus rapide ou saccadé (« Tokyo Underground », « Pretend »), ils arrivent à insuffler la même intensité à leurs compositions. On sent une influence toujours aussi cinématographique qui nous avait émerveillés sur « Late Night Cinema« , et se confirme aujourd’hui avec « The Darkest Time » qui clôture l’album avec maestria

Les superlatifs risquent de nous manquer si les BSBD nous infligent à chaque nouvelle sortie une telle claque. On ne peut que rester littéralement bouche bée devant une telle facilité à accoucher de projets tous plus originaux et réussis les uns que les autres. Si « Slow Burning Lights » est à des années lumières de « The Holocaust« , la détermination à produire une oeuvre essentielle qui marque les esprits reste intacte. La concurrence n’existe même plus tant ils semblent jouer dans un univers dont ils dictent eux-mêmes les règles. On ne sait plus quelle surprise le duo de San Francisco nous réserve, mais on l’attend désormais avec la certitude d’en ressortir retourné et chaviré de bonheur

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