Billy Gaz Station – « Skins And Links »

Skins And Links[Album]
13/10/2008
(Kicking Records/Anticraft)

Le bonheur, c’est simple comme un coup de fil… Billy Gaz Station ne vous soutiendra jamais le contraire puisque c’est ainsi que l’aventure de ces deux potes de longue date a commencé. Billy The Kill, folk singer et ancien Second Rate/Lost Cowboy Heroes, et Matgaz, batteur des regrettés Headcases et dorénavant de Glasnot, sont séparés de 600 kilomètres mais auront trouvé assez de motivations pour se retrouver et s’embarquer dans un projet commun. Lesquelles? Le plaisir de jouer, de balancer quelques gros riffs incandescents, et profiter de l’occasion pour descendre quelques bouteilles de pif afin que la fête soit plus folle encore. Deux jours dans un studio d’Angoulême leur suffiront pour pondre trois premiers titres, exciter les foules et partir sur la route en compagnie de Luis Francesco Arena (ancien chanteur guitariste de Headcases) à la basse. Chauffés ensuite par un split avec leurs vieux potes de The Black Zombie Procession, c’est tout naturellement que les deux s’apprêtent désormais à défendre « Skins And Licks », un premier album logiquement produit par Kicking Records, label devenu incontournable à force d’abriter une large frange de la scène rock indépendante française bouffeuse de bitume. Et c’est sans surprise qu’on y trouve un Billy Gaz Station recrachant impeccablement toutes ses influences de jeunesse (de Nirvana à Dinosaur Jr en passant par The Wildhearts), laissant remonter en surface quelques couleurs qui auront entaché leur culture musicale. Parmi elles, en vrac, le grunge, la pop, le blues, le punk rock, le stoner, que de courants rock qui se sont donnés rendez vous ici, et à l’impact renforcé par une production totalement adéquate – guitares abrasives, batterie imposante et voix un poil en retrait. Inutile donc d’aller chercher plus loin pour faire couler une larme sur la joue des nostalgiques du rock des années 90, des ardents défenseurs du « c’était mieux avant » qui s’inclineront sans rechigner à l’écoute des usines à riffs « Lost Generation » et « Detroit Ghost City », et qui trouveront en « Geneva » et « Hard On! » une alternative à des Foo Fighters devenus trop commerciaux. C’est donc avec le cheveu gras et la chemise qui colle sous les aisselles que les Billy Gaz Station, armé de cette excellente première livraison, font revivre une époque que les trentenaires qualifient toujours de golden age. Si tu en es, tu en seras..

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