Benjamin Francis Leftwich – « Last Smoke Before The Snowstorm »

bfl180Album
(Dirty Hit)
12/07/2011
Folk

L’automne revient, votre été est désormais loin, les feuilles tombent et avec elles, votre moral cerné par le dépit des retrouvailles des collègues et autres emmerdes typiques de la rentrée. Bienvenue à la saison du folk donc, célébrée ici par Benjamin Francis Leftwich avec un premier album  »Last Smoke Before The Snowstorm » . Déjà auteur de deux EP, le jeune Anglais n’a pas tardé à dévoilé son goût pour Nick Drake et Elliott Smith, même s’il se réclame plus d’Arcade Fire, comme l’atteste sa cover de  »Rebellion (Lies) » sur son EP  »Pictures ». Néanmoins, le brave Benjamin n’a pas les mêmes outils que ses idoles canadiennes et c’est seul, simplement armé de sa guitare et parfois d’un violon, qu’il convole avec l’amour, thème principal de cet album. À sa décharge, sa voix est suffisamment élégante et feutrée pour combler avec aisance ses compositions. Ces dernières, épurées au possible, bénéficient de mélodies simples mais délicates. Certaines marquent des points, telles que  »Box of Stones » ou  »Atlas Hands », où le songwriter n’hésite pas à doubler sa voix, ou inviter une amie des prés. Au final, l’atmosphère dégagée par  »Last Smoke Before The Snowstorm » se révèle agréable. Il faut avouer que chanté par Benjamin Francis Leftwich, le monde devient beau et paisible. C’est probablement là où le bât blesse car si Sufjan Stevens et ses autres pairs flirtent parfois avec la noirceur, les compositions Leftwich font rapidement l’effet d’un hommage à une planète peuplée de sirènes et de licornes. Non pas qu’il faille absolument paraître dépressif pour exister sur la planète folk mais parfois, un peu d’aspérités fait du bien. Dans le même registre, l’univers d’un Grey Reverend est bien plus prenant et profond que celui du vert Leftwich ce qui ne signifie pas qu’à l’avenir, l’Anglais ne réussira pas un essai encore plus concluant.

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