Beirut – ‘No No No’

Album / 4AD / 11.09.2015
Indie folk

Depuis ‘The Rip Tide‘, on sent que Beirut peine à retrouver le niveau de créativité atteint dans ses premiers albums. Difficile de se renouveler quand vous avez fait une marque de fabrique de votre voix et de vos arrangements influencés par les Balkans. Pour autant, ces quatre dernières années, les conditions pour sortir de cette niche et se concentrer à 100% sur un nouveau départ n’étaient pas réunies autour de Zach Condon. En effet, le chanteur a enchaîné les coups durs, quelque part entre crise identitaire et divorce, et semble n’avoir composé ce disque que pour éviter que sa flamme créative ne s’éteigne au beau milieu d’une vie temporairement merdique.

Ainsi, ‘No No No’ a été enregistré en deux semaines, et dégage paradoxalement une joie apparente, doublée d’une certaine spontanéité, qui se révèle parfois être à double tranchant. Ce disque one-shot qui, avec ses 29 petites minutes, s’achève en moins de temps qu’il n’en faut pour écrire cette chronique, manque clairement de finition, à l’image du titre éponyme à l’aspect démo. Ce manque de relief et de profondeur se caractérise également sur les deux petites minutes de ‘At Once’ qui aurait mérité de s’envoler, comme sur le classique ‘Pacheco’, relativement lassant.

Si Beirut ne va pas toujours au bout de ses idées, il est indéniable qu’il n’a pas forcément besoin de tenter de nouvelles choses pour être efficace. Cela se vérifie encore avec le triomphant ‘Gibraltar’ et ses quelques notes de piano surmontées d’un refrain efficace, comme avec ‘August Holland’ ou ‘Perth’, autres chansons simples et uptempo, sans oublier le superbe ‘So Allowed’ qui laisse enfin les cuivres et les cordes se battre avec la voix…

‘Gibraltar, ‘August Holland’, ‘So Allowed’

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