Beachwood Sparks – « The Tarnished Gold »

beach180Album
(Sub Pop)
26/06/2012

Au sein de toute oeuvre qui se respecte, il y a une partie émergée, plus ou moins explicite, et une autre immergée. Dans le nouvel album de Beachwood Sparks, la partie invisible est un cas d’école: une bande de potes claquent définitivement la porte du 21ème siècle pour aller ouvrir celle des sixties. Pourtant, et c’est la surprise miraculeuse de l’album, la nostalgie est ici sans cesse dépassée par une force de proposition étonnante. A ce titre, le choix du pseudo n’est pas anodin: il renvoie à une composition des Zombies (« Beechwood Park »), symbole évident s’il en est de la culture hippie.

Par petites touches, Beachwood Sparks imprime donc une nouvelle fois le Laurel Canyon et, plus largement, la Californie sur notre système auditif. Une nouvelle fois car « The Tarnished Gold », étincelante production de joliesse folk, est la troisième étape en douze ans pour ces folkeux qui, entre chaque album, doivent certainement rester tranquilles chez eux, dans leur cabane au fond du jardin. Si, à première vue, celui-ci n’est pas le plus audacieux du lot, l’écoute pourrait cependant surprendre. Même si l’ambiance n’est pas fofolle et pas forcément des plus innovantes, il n’en reste pas moins que « The Tarnished Gold » est aussi éclaté que le furent les années 60: un album parfait, prenant de bout en bout, qui évite le piège du morceau de trop. Remarquable, n’est-ce pas?

C’est dit, Beachwood Sparks possède son « Blonde On Blonde », son « American Beauty » et pioche dans ces mêmes chefs-d’oeuvres les volontés narratives qui font le charme de ses compositions, souveraines et envoutantes. Pour l’heure, on rêverait de voir ces gus partir en tournée européenne. En attendant, on se réjouit tout simplement de « The Tarnished Gold ».

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