Bayside – « s/t 62 »

s/t[Album]
23/08/2005
(Victory/Import)

Avec un premier album sorti chez Victory et produit par un certain Jay Robbins, Bayside méritait qu’on s’attarde sur son cas et plus particulièrement sur son nouvel album. Non pas que ces américains soient un exemple d’originalité, car le pays regorge désormais de ce genre de formation émo punk, mais plutôt parce que nous avons une certaine confiance envers le leader de Jawbox / Burning Airlines / Channels. Pas le cas par contre pour le label de Chicago qui n’a pas toujours le flaire qu’on attend de lui

Non, Bayside, qui comprend notamment un ancien membre de The Movie Life et Silent Majority, n’a vraiment rien de plus qu’un autre mais possède, pour se laisser écouter, ce savoir faire et ce charisme que l’on sait à venir, un chant très proche du Alkaline Trio d’il y a quelques années, des arrangements pas dégueulasses, et des riffs de guitare aussi bien sentis qu’ils peuvent parfois sonner trop hard rock. Le groupe, et plus particulièrement Anthony Raneri, sait également particulièrement planter le décor de textes souvent sombres, peu originaux aussi cela dit en passant. Alors bien sûr on aura au milieu la petite ballade acoustique qui va bien, mais aussi quelques morceaux plutôt accrocheurs, assez tubesques pour être salués (« Devotions And Desire », « Tortures Of The Damned », « Blame It On Bad Luck »)

Les érudits de la scène émo sourient sûrement depuis le début de cette chronique, un peu gavés de la suractivité de cette scène. Bien sûr que Bayside n’a pour eux aucun intérêt, et on ne leur reprochera pas. Mais si vous chopez ce genre de disque à la volée où que vous souhaitez rafraîchir un peu votre discothèque, ce deuxième album de Bayside ne sera certainement pas votre plus mauvais choix.

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