Awol One & Factor – « Owl Hours »

aw180Album
(Fake Four Inc)
09/2009

Du haut de ses trente ans fraichement passés, Awol One possède une discographie longue comme le bras, acquise au sein de The Shapeshifters, en solo, ou à l’occasion de nombreuses collaborations. Pourtant inégales, toutes ces sorties ont fait de lui un personnage incontournable de la frange indépendante du hip hop américain. Factor, son compère canadien du jour avec qui il a déjà donné naissance à un honorable « Only Death Can Kill You » il y a deux ans, possède le même profil: prolifique, mais l’aura internationale en moins. C’est donc en pleine préparation du nouvel opus du légendaire crew californien que les deux se retrouvent pour une suite fidèle à leurs avancées en dents de scie, tout en parvenant à élever encore un peu plus le niveau affiché en 2007. Autrement dit, tout n’est pas bon à prendre dans ce « Owl Hours » qui bénéficie malgré tout d’une bonne mise en bouche avec une poignée de premiers titres réussis, bien emmenés par Awol One. Car c’est bien lui qui sert de baromètre tout au long de ce disque sur lequel, à l’exception de l’horripilant « Destination », Factor affiche pourtant une diversité musicale convaincante: du lourd et efficace « Glamorous Drunk » à la tournure pop de « Celebrate » soulignant les vélléités de chanteur du Mc, en passant par un « Stand Up » sauvé de l’indifférence par les contributions de Myka 9 et Aesop Rock. Malheureusement, si la manière comme les featurings sont récurrents, le duo tente péniblement de garder le cap (« Up Downtown », « Sunset Sandwich »), au point que « Back Then » conseille intrinsèquement au californien de rester fidèle à son flow, et que « Brains Out » renvoie illico X-Zibit (co-producteur du disque) à son pimping télévisé. Les disques se suivent et se ressemblent donc: ce n’est toujours pas « Owl Hours » qui sonnera l’oeuvre ultime d’Awol One, comme d’habitude seulement entrevue à chacune de ses sorties. Dommage.

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