Automatic 7 – « At Funeral Speed »

At Funeral Speed[Album]
13/11/2007
(Mental/Import)

À moins que vous ayez connu les belles heures du rock mélodique américain de la fin des années 90, vous n’aurez certainement jamais entendu parler de Automatic 7, ce combo qui avait sorti un premier opus chez BYO, puis l’album « Beggar’s Life » chez l’incontournable Vagrant, avec entre temps un passage éclair en major. À cette époque pourtant, le trio n’était resté qu’un poulain de seconde zone pour le label, alors accaparé par le succès des Get Up Kids, Saves The Day et Alkaline Trio. Pour être franc, difficile de lui jeter la pierre, le groupe n’ayant jamais étalé un talent équivalent à celui de ses proches concurrents. D’ailleurs, peu de temps après, Automatic 7 décidait de stopper sa carrière, miné par des problèmes de drogue, de désaccords artistiques, et repu des considérations extra musicales qu’imposait déjà le music business

C’est donc presque un miracle que les trois musiciens originels se soient retrouvés, cinq ans d’absence plus tard, uniquement motivés par l’amour du rock n’roll et l’envie simple de jouer de la musique ensemble. Signe de dents longues désormais raccourcies, c’est d’ailleurs sur Mental Records, minuscule label de l’Oregon, qu’Automatic 7 se voit sortir « At Funeral Speed »

Et musicalement parlant, tout cela sonne comme si rien était jamais arrivé. Le trio balance avec une même conviction, et peut être un peu plus d’inspiration, un punk old school teinté d’une approche plus actuelle, bien que les fantômes de Face To Face et surtout Social Distortion planent littéralement au-dessus de ces douze nouveaux titres. D’ailleurs, le rapprochement de la voix de John Hulett avec celle de Mike Ness est sans équivoque tout au long de ce « At Funeral Speed » (« Start Over », « Sunday Eyes », « Ghost-Like »), un léger bémol en termes d’originalité bien vite rattrapé par de véritables tubes ornant ce tracklisting. En effet, quelle âme sensible aux refrains accrocheurs pourra résister à de petites pépites de la trempe de « 40 Blocks », « All The Happiness You Can Buy » où « The Better Part Of Me »

Et si on pourra certainement reprocher à ces Américains un certain manque de perfectionnisme, décelable de la pochette de mauvais goût jusqu’à une production un peu légère, tout cela ne fera que souligner la faible importance de ce qui ne relève pas du plaisir de simplement composer et jouer. Automatic 7 revient de loin, et gagne incontestablement à ne plus péter plus haut que ses fesses

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