Arkanoid – « Get Yourself Influenced »

Get Yourself Influenced[Album]
01/02/2006
(Underhill/Import)

Il faudra s’y faire, l’Espagne, ce n’est plus seulement les tapas, le soleil et le football, c’est aussi devenu l’autre pays du rock. BCore travaille maintenant depuis quelques années à l’essor de la scène catalane et nous a fait découvrir de nombreux groupes à faire pâlir nos petites formations françaises. Il faut croire que la structure barcelonaise a réussi sa mission, à tel point qu’elle ne peut plus, à elle toute seule, accueillir tous les espoirs du rock ibérique. C’est par exemple sur Underhill Records que sort le nouvel album d’Arkanoid, un sérieux prétendant qui s’était déjà fait connaître avec un premier opus, « Polyester », très marqué par les influences d’Engine Down, Sunny Day Real Estate, Far ou Radiohead

« Get Yourself Influenced » est donc le petit dernier laissant apparaître une plus grande maturité, les références étant devenues moins flagrantes. Pourtant, Arkanoid ne révolutionne pas le genre, mais balance un rock mélodique très riche en intensité et en émotion, aidé par la production d’Hans Kruger (Half Foot Outside, Delorean, Zeidun), un habitué désormais des murs de guitare. Et avouons le, dès les premières notes de « Ronnie (James Dio) », on se prend au jeu, on apprécie cette approche musicale laissant les mélodies s’imposer doucement, appuyées par une rythmique sans faille. Le ton est donné et, en trois minutes, Arkanoid a dévoilé son nouveau visage. Par la suite, « Damage Ltd », « Mike Perruzzo », « Lighthouse », « Sixty Five », entre autres, font en effet leur petit effet, même si le fantôme d’Engine Down revient encore à plusieurs reprises (« Sabbath » et surtout « Stejernoy »), ce qui n’est pas forcément pour nous déranger, nous, fans inconditionnels de la défunte formation

Non, la seule chose que l’on pourrait reprocher à ce « Get Yourself Influenced », c’est plutôt son manque de diversité, cette tendance à pratiquer un rythme et une recette récurrente. Du coup, les ambiances se succèdent et se ressemblent finissant, sur la longueur, par rendre les titres un peu trop téléphonés. Erreur de jeunesse en somme, mais rien qui puisse remettre en cause le talent du groupe qui, s’il approfondit un peu plus cette recette simple mais addictive, deviendra à coup sûr une référence du rock espagnol au même titre que d’autres. À découvrir donc si l’occasion se présente

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