Arctic Monkeys – « Favourite Worst Nightmare »

Favourite Worst Nightmare[Album]
23/04/2007
(Domino/Pias)

Inutile de revenir longuement sur Arctic Monkeys, ce jeune groupe Anglais qui n’a eu besoin de rien d’autre que son talent et sa fougue adolescente pour faire un véritable carton au moment de la sortie de son premier album, « Whatever People Say I Am That’s What I’m Not« . « Favourite Worst Nightmare », sans s’être fait véritablement attendre, était une des sorties les plus attendues de l’année. Par tous ses adorateurs d’une part, mais aussi de tous ceux dont la seule pensée de souligner en gras le faux-pas d’un jeune groupe médiatisé excite à outrance. Ils n’en auront pas l’occasion

Certes, il ne faut pas s’attendre là à quelque chose de vraiment nouveau de la part des Arctic Monkeys. Le groupe suit tout simplement son petit bonhomme de chemin, gomme progressivement ses erreurs de jeunesse pour laisser la place à un combo plus mature. Enrobé d’une production confiée à James Ford (Klaxons), fidèle au premier disque, « Favourite Worst Nightmare » sonne clairement plus cohérent. Entendez par là que même si quelques titres se détachent encore du lot (« Fluorescent Adolescent », « Teddy Picker », « Balaclava » pourtant tous moins efficaces que les « Bet You Look Good On The Dancefloor » et « Fake Tales Of San Francisco »), on s’éloigne de l’inégalité du passé en réduisant le fossé. Pourtant, les différences sont grandes entre le « Brianstorm » d’ouverture et « Only One Who Knows » ou Turner se fait crooner touchant. Ses textes reflètent aussi, d’ailleurs, cette évolution lorsqu’il abandonne les histoires d’adolescents, pour des points de vue plus expressifs et plus concrets sur des thèmes variés, vécus ou qui le touchent. Musicalement aussi, les Arctic Monkeys semblent indéniablement mieux maîtriser leur sujet. Ainsi, Matt Helders (batterie) n’hésite plus à maltraiter son instrument (« Brianstorm »), et Nick O’Malley, le bassiste récemment arrivé, paraît s’être intégré très facilement à cette fine et prometteuse équipe

« Favourite Worst Nightmare », plus réfléchi et plus profond, n’a donc pas l’effet immédiat de « Whatever People Say I Am That’s What I’m Not », nécessite qu’on frappe quelques fois à la porte avant de voir celle-ci s’ouvrir en grand. Une manière d’y voir une réelle évolution. On criait haut et fort lors de la sortie du premier album de Bromheads Jacket que les Arctic Monkeys avaient réellement du souci à se faire, il n’en est rien. Sans forcément être au-dessus du lot, ces quatre Anglais tiennent impeccablement leur rang, et cela ne va pas changer tout de suite. Que les corbeaux changent de cible..

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