On y était! Retour sur le Hellfest 2014

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VENDREDI 20 JUIN 2014

Le roulement quasi permanent de la double pédale indique que l’on approche bien du Hellfest, le plus grand festival métal du monde installé à Clisson depuis quelques années. Dès le pass enfilé, ce son ne nous quittera plus pendant trois jours. On découvre aussitôt le travail impressionnant abattu au profit de la zone des shops du festival, le Hellcity Square, réplique très réussie de Camden Town, célèbre quartier de Londres. Il est 17h, ce qui marque une arrivée plutôt tardive puisque, au Hellfest, on peut bouffer du métal à partir de 10h30 le matin. C’est donc sur la MainStage, avec Therapy?, que débutent les hostilités pour nous. Plus mélodiques que beaucoup de groupes programmés, plus en forme que jamais, les Nord Irlandais livrent une prestation puissante, valant vraiment le détour, juste avant que Rob Zombie, setlist bien choisie à l’appui, nous invite dans son imaginaire de films d’horreur pour un spectacle qui aurait pu s’avérer grandiose s’il avait eu lieu un peu plus tard, à la nuit tombante, sous les lights.

C’est au moment ou le soleil plombant commençait à accorder un peu de répit que Sepultura (ou ce qu’il en reste) se présentait à son tour. Le constat fut sans appel: c’était mieux avant. Les meilleurs titres restent ceux de l’époque Max Cavalera, ‘Roots Bloody Roots’ ou ‘Refuse/Resist’ faisant toujours leur petit effet bien qu’ils leur manquent désormais quelque chose… Mais Iron Maiden (photo ci-dessous) ne nous laissait pas le temps de nous morfondre. Très gros clients de la soirée, attendus depuis des années à Clisson, les Anglais livraient là l’avant dernier concert de leur tournée mondiale ‘Made In England’, réplique de la fameuse tournée de 1988. Un évènement bien mérité vu l’ampleur du festival qui n’aurait pas mérité la défense d’un nouvel album seulement agrémenté de quelques tubes. Tous les hymnes pleuvent sans exception et, parfaitement entouré, Bruce Dickinson se fend d’un chant et d’une gestuelle jamais trahis par les années, tenant même au courant le public de l’évolution du score du match France-Suisse qui avait lieu au même moment. Le concert fut grandissime, et ‘Fear Of The Dark’ provoqua même des frissons que chacun devrait vivre une fois dans sa vie.

Cette première journée du Hellfest n’avait pourtant pas encore atteint son apothéose. A côté, sur la MainStage2, Slayer pointait son nez, paré à livrer un set indescriptible. Précis, généreux, brutal et d’une perfection presque insolente, le groupe aligna une heure de concert, quinze titres principalement issus de ses deux principaux albums, ‘Seasons In The Abyss’ et ‘Reign In Blood’. Avec derrière lui plus de trente ans passés sur les routes, Tom Araya chantait comme jamais, contribuant au show le plus impressionnant de cette première journée.

SAMEDI 21 JUIN 2014

C’est principalement devant les deux scène principales que l’on passera cette deuxième journée, peut être à tort bien qu’elles réservaient encore de grands moments: Duff McCagan (ex-Guns n’Roses) et son groupe Walking Papers, un surprenant Status Quo installant une bonne ambiance malgré des hits plus FM que heavy, Hatebreed appelant tous les deux morceaux au circle pit pour soulever la poussière… Au lendemain de Sepultura, c’est son fondateur Max Cavalera et Soulfly qui emboitaient le pas pour une prestation un peu fade, ‘Roots Bloody Roots’ et ‘Refuse/Resist’ étaient de nouveau de la partie, appelant au même constat nostalgique que son ancien groupe la veille.

Plus tard, alors que le soleil se couchait, les vétérans de Deep Purple interprétaient avec conviction les meilleurs chansons de leur répertoire, dont l’indispensable ‘Smoke On The Water’ particulièrement sympathique à écouter en live, mais sans ’Sweet Child In Time’ que les cordes vocales de Ian Gillian ne permettaient certainement plus. En parlant d’anciens, c’est Aerosmith qui se chargeait de clôturer la nuit sur une MainStage dotée d’une avancée de scène de 25 mètres. Si le duo Steve Tyler/Joe Perry avait tout pour séduire, le groupe manquait cruellement d’intensité malgré ses classiques, et subissait un son approximatif. Assez pour qu’on se rabatte finalement sur The Valley, là ou Phil Anselmo & The Illegals affichait son parfait état de forme. L’ex-Pantera, particulièrement éméché, ne décevait pas, bien qu’il défendait un dernier album moins accessible que la discographie de son ancien groupe. Retour au campement, les organismes déjà bien mis à rude épreuve.

DIMANCHE 22 JUIN 2014

Le soleil de plomb n’a pas manqué de faire rougir les corps souvent peu vêtus. Pas de quoi freiner l’enthousiasme du public pour qui douleurs, picotements et soucis n’existaient plus dès une bière d’un litre et demi avalée. Reprise des hostilités avec les anglais de Paradise Lost (photo ci-dessus) et leur succession d’hymnes repris en choeur par l’assistance, jusqu’à l’arrivée du moment grunge du festival. Alors, Soungarden nous livrait une prestation plus lourde qu’attendue, laissant un peu froid bien que Chris Cornell n’ait pas pris une ride. Dans la foulée, Behemoth sonnait les ténèbres en plein jour avec son black métal à l’état pur, armures, maquillages ensanglantés, colliers en pattes de poules à l’appui.

Alors, pour fermer les portes de l’enfer, c’était les incontournables Black Sabbath que tout le monde attendait de pied ferme. Après avoir annulé en 2012 pour cause de maladie de son guitariste Toni Iommi, les anglais – quasi septuagénaires désormais – signaient un show impressionnant malgré toutes les peines de Ozzy à chanter au ton exact des morceaux. Pas de quoi bouder notre plaisir d’avoir entendu les riffs légendaires d’un Toni Iommi hors normes (l’homme à qui il manque deux phalanges), les lignes de basse d’un Geezer Buttler au mieux de sa forme, et du groupe tout entier assénant une claque à tous les petits jeunes tentant de s’accaparer le genre. Plus tard, Soilwork investissait l’Altar et s’offrait une petite frayeur en voyant son chanteur passer au travers de la scène. Plus de peur que de mal, le gaillard ayant pu reprendre comme si de rien était. Dans la foulée, un Opeth plus qu’en forme, séduisant le public grâce à sa prestation élégante, puissante, et à l’humour légendaire de son chanteur Mikael Akerfeldt n’hésitant pas à se frotter à Black Sabbath.

C’est ainsi que s’achevait pour nous le Hellfest, définitivement un des festivals les plus intéressants et incontournables en Europe, non seulement pour la qualité indéniable de sa programmation, mais aussi pour le charme qui entoure ce rendez vous annuel: la simplicité de son public, l’ambiance bon enfant qui y règne, la passion commune pour un même style musical, le souci du détail d’une organisation si bien rodée qu’on se croirait dans un parc d’attraction entièrement dédié à sa musique favorite… Au Hellfest, personne n’est juge, seule la musique compte. Alors peu importe que vous passiez les trois jours en caleçon.

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