disques

ESG - “Keep On Moving”

Keep On Moving[Album]
03/07/2006
(Soul Jazz/Discograph)

Retour à la fin des années 70, les guerres de gang sévissent dans les rues de Big Apple et une mère a la bonne idée d’offrir quelques instruments de musique à ses filles pour leur éviter de trainer dans les rues du Bronx. C’est ainsi que les quatre soeurs Scroggins forment ESG, un groupe aujourd’hui méconnu mais dont l’existence aura pourtant marqué l’histoire de la musique. Car rares auront été les groupes de cette époque à séduire simultanément les publics punk/new wave et hip hop.

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Mc Lusky - “Mcluskyism”

Mcluskyism[Album]
13/03/2006
(Too Pure/Naive)

Réduits en cendres depuis le début de l’année 2005, les gallois fêlés de McLusky se permettent ces temps-ci une courte réapparition, histoire de se rappeler aux bons souvenirs des adeptes d’un rock sans barrière aussi généreux qu’imprévisible. Avec trois albums à son actif ainsi qu’une palanquée de singles, le trio pouvait sans mal proposer son best of

Les plus pressés seront les mieux servis. “Mcluskyism” se présente sous deux éditions différentes: la première comprend un best of des dits albums ainsi qu’un double CD alignant B Sides et C Sides ainsi que quelques titres live. La deuxième, non limitée elle puisque simple best of, ne sera qu’une maigre compensation pour ceux qui n’auront pas compris qu’il fallait agir vite. On revit donc à travers cette compilation les meilleurs moments de la carrière du groupe. “Whoyouknow”, “Lightsabre Cocksucking Blues”, “To Hell With Good Intentions”, “Alan Is a Cowboy Killer”, “That Man Will Not Hang”, ou “Without MSG I Am Nothing”, quelques-uns des titres incontournables de sa discographie sont évidemment présents au sein de ces douze titres à la production malheureusement parfois trop inégale. La deuxième galette ravira les plus férus puisqu’elle donne définitivement vie à 44 morceaux obscurs, de qualité inégale eux aussi, qu’il aurait été bien courageux d’aller puiser à droite à gauche

McLusky était sans conteste un groupe totalement possédé, habité par un évident désir de faire un maximum de bruit, de déborder d’énergie, de faire crier ses guitares comme il fait dégueuler sa basse, tout en restant incroyablement accessible. Ces Gallois, injustement sous estimés, ne seraient de toute façon jamais devenus de dignes Shellac, Fugazi ou Pixies, trois de leurs principales influences. Le groupe a choisi de jeter l’éponge plutôt que de crever sur scène, ce qui serait sans doute arrivé. Mieux vaut finir sur un best of qu’empalé sur un pied de micro ou égorger par un coup de cymbale..

En écouteWithout MSG I Am NothingTo Hell With Good Intention

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Sugar Minott - “The Roots Lover 1978-1983″”

The Roots Lover 1978-1983[Album]
13/02/2006
(Moll Selekta/Nocturne)

Sous ses casquettes de chanteur, compositeur, producteur, et instigateur de sound systems, Sugar Minott est devenu un pilier de la scène jamaïcaine, qui n’aura pas su résister à sa voix douce et chaude taillée pour le roots love. D’abord en compagnie des African Brothers, il décide de suivre une carrière solo, signe en 1976 un contrat avec Studio One, et chante ses propres paroles sur les riddims de l’époque, ceux des autres ou les siens. “Oh Mr DC”, “Vanity”, “Hang On Natty”, “This Old Man”, “Love And Understanding” et une bonne pelletée d’autres titres incontournables verront alors le jour, donnant plus ou moins naissance au dancehall. Son premier album, “Live Loving”, en est d’ailleurs un des précurseurs et Bob Marley en personne le cite parmi ses artistes favoris. C’est alors qu’il crée le Youth Promotion Sound System qui comme son nom l’indique, lui permet de mettre sous les feux des projecteurs quelques jeunes pousses en devenir (Junior Reid, Michael Palmer, Tenor Saw, Garnet Silk, Ranking Joe) qu’il emmène en tournée à ses côtés. Sugar Minott part ensuite en Angleterre, profite du succès grimpant du Lovers Rock, et enchaîne quelques albums dans lesquels il aborde des thèmes plus politiques (”African Soldier”)

“The Roots Lover 1978-1983″ apporte une pièce de plus au puzzle en compilant ses meilleurs maxis aux versions rallongées. De ces deux disques, seuls “Leggo The Dread”, “Superstar” et “Three Wise Men” ont, à l’origine, été sortis en face A et B de 45 tours. Quelques titres tels que “Africa”, “African Girl”, “Careless Ethiopians” (tous trois en hommage à la riche histoire du continent africain), cette obscure version de “Rome Rome” (en opposition au Vatican), ou quelques productions Black Roots aux côtés de Yabby You et Ranking Dread feront tout l’intérêt de ce double CD, ode au Roots Love (”Waiting For Your Love”, “Sandy”, “Hold On”, “Love Life”)

Une pierre de plus à l’édifice. Voici comment aborder cet album, quatorzième sortie du label Moll Selekta, dont la deuxième galette met l’accent avant tout sur les collaborations de Sugar Minott avec des Djs. Quelques inédits remasterisés sont toujours bon à prendre de la part d’une des figures de la musique jamaïcaine au plus important moment de sa carrière.

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Michael Rose - “African Dub”

African Dub[Album]
13/02/2006
(M Records/Nocturne)

Léger retour en arrière. On est à la moitié de l’année 2005 et Michael Rose, un des leaders de Black Uhuru, sort son album “African Roots” backé par les Twilight Circus et marqué par une production 70’s remarquable dans laquelle semble nager cette voix particulière et personnelle promettant un pur moment de reggae roots. Alors forcément quand Rose sort “African Dub”, sa version dub enregistrée entre Kingston et Londres, pas besoin de vous faire un dessin: l’excitation est à son comble. Les revisites s’enchaînent donc, de celles de “Wicked Run”, à celle de “Glitter” en passant par celle de “Throw Some Stone”, également présente sur le récent “Deeper Roots” de Twilight Circus”. L’album s’ouvre sur un “Dub Thunder” ou la voix de Michael Rose est parfaitement retravaillée par un Ryan Moore possédant définitivement sa patte au sein des producteurs reggae actuels, une touche personnelle proche de celle de Scientist ou Channel One. L’auditeur est comblé, se prend à l’ambiance. Plus tard, le lent et sombre “Dub Glitter”, ou le plus relevé “Days Of Dub”, comme quelques autres de ces dix titres, feront également leur effet. “African Dub”, même s’il n’est pas révolutionnaire, promet donc la qualité indéniable de son original et pousse à suivre avec plus d’attention encore les divers travaux de Ryan Moore. Une suite logique pour tous les possesseurs du “African Roots”. Pour les autres, il n’est jamais trop tard…

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