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Various Artists - “Punk O Rama 8″

Punk O Rama 8[Album]
19/05/2003
(Epitaph/Pias)

L’heure du huitième volume des compilations catalogue d’Epitaph vient de sonner. Pourtant habitués à ce genre d’initiative de la part de nombreux labels désormais, notre préférence va une nouvelle fois vers le géant californien qui étoffe le concept en proposant ce coup ci une double compilation pour le prix habituel

Certes vous n’entendrez pas en son sein de multiples inédits ou nouveautés mais quelques surprises apportent un intérêt non négligeable à l’objet. En effet, si on se serait passé sans problème de réentendre quelques archives (Distillers, Rancid, Bad Religion, Division Of Laura Lee, Refused, Millencolin, Pulley…), notre enthousiasme reste des plus grands à l’écoute de nouveautés présentées par le biais des titres interprétés par Motion City Soundtrack, Matchbook Romance, Randy, The Black Keys, Sugarcult, Beatsteaks, Death By Stereo, Dropkick Murphys, Turbonegro et j’en passe. Grosse surprise dans ce huitième volume: l’intégration réussie du hip hop dans son tracklisting avec des morceaux de Sage Francis (le somptueux “Makeshift Patriot” post 11 septembre), Atmosphere et Looptroop qui prouvent qu’Epitaph a encore du nez et des oreilles affûtées pour dénicher quelques artistes influents et prêts à bousculer l’imagerie punk du label

Un tour d’horizon que l’on aurait aimé plus frais et contenant plus d’inédits. Epitaph prouve une nouvelle fois toute la largeur de son catalogue qualitatif et en profite pour subtilement rappeler que le punk est plus un état d’esprit qu’une attitude. Les artistes hip hop en sont la preuve vivante et redonne assez d’estime au label pour lui permettre de contredire les critiques récurrentes et rarement fondées à son sujet..

Tracklisting:

CD1

1- The Distillers / “I Am A Revenant”2- Motion City Soundtrack / “Don’t Call It A Comeback”3- Hot Water Music / “Trusty Chords”4- Rancid / “As Wicked”5- The Bouncing Souls / “New Day”6- Matchbook Romance / “The Greatest Fall Of All Time”7- Nofx / “The Idiots Are Taking Over”8- Bad Religion / “Who We Are”9- Division Of Laura Lee / “Trapped In”10- Ikara Colt / “Sink Venice”11- F Minus / “Sweating Blood”12- Sage Francis / “Makeshift Patriot”13- The Inter. N. Conspiracy / “A New Morning Changing Weather”14- Randy / “Welfare Problems”15- The Black Keys / “Thickfreakness”16- Sugarcult / “Daddy’s Little Defect”17- Beatsteaks / “Wish”18- Looptroop / “The Struggle Continues”Bonus vidéo Death By Stereo / “Wasted Words”

CD2

1- Death By Stereo / “Unstoppable”2- Refused / “Coup d’Etat”3- Pennywise / “Holiday In The Sun”4- Dropkick Murphys / “Gonna Be A Blackout Tonight”5- Transplants / “Quick Death”6- Atmosphere / “Bird Sings Why The Caged I Know”7- Turbonegro / “Train Of Flesh”8- Tiger Army / “Incorporeal”9- Millencolin / “Bowmore”10- Pulley / “The Ocean Song”11- Guttermouth / “Contribution”12- Bombshell Rocks / “Warpath”13- Raised Fist / “Get This Right”14- No Fun At All / “Lose Another Friend”15- Us Bombs / “Roll Around”16- Bad Religion / “Shattered Faith”17- Error / “Transplants Quick Death Remix”

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King Django - “Meets The Srucialists”

Meets The Srucialists[Album]
19/05/2003
(Grover/Tripsichord)

King Django, après avoir créé les groupes new yorkais Skinnerbox et Stubborn Allstars, se paye les services du backing band suisse The Scrucialists (déjà entendu avec Lady Saw, reine du dancehall reggae jamaïcain) pour mettre au monde un bon album reggae permettant au “Roi” de mettre tout son talent vocal en avant (”Six Different Ways”) grâce à des compositions épurées et intelligemment pensées. Ainsi, nous nous arrêterons plus longuement sur les très bons “I Don’t Wanna Work That Hard”, “Veteran Of The Psychic War”, “Feast” et “Dancehall Rock” ( tous deux avec l’incontournable Dr Ring Ding en guest amenant sa traditionnelle touche ragga). A noter que la diversité musicale est au rendez vous puisque outre le reggae et le ragga principalement représentés, le rocksteady pointe aussi le bout du nez avec l’entraînant “Really”. Au final, un condensé de contre temps agréable qui ne pouvait en être autrement étant donné le talent de chanteur de King Django et la solidité des Scrucialists. Du bon reggae contemporain, sans geysers de synthé récurrents, comme on aime en entendre. Conseillé.

Loopless - “Loopless”

Loopless[Album]
14/05/2003
(Nylon/La Baleine)

Si la scène musicale portugaise ne fait pas beaucoup parler d’elle, il en ressort cependant quelques productions intéressantes dont ce dernier album de Loopless, trio formé de la chanteuse soul Kika, du jazzman Hugo Novo au Fender Rhodes et de Miguel Guia à la production

“Loopless” est le premier album éponyme du groupe, né de la volonté de Kika, autrefois au sein de Blackout, de poursuivre une carrière en comité plus restreint. Le duo, habilement orchestré par Guia, accouche donc d’un album continuellement jazzy mais alternant différentes influences comme le trip hop, le dub, ou la drum n’ bass. Dix morceaux au total qui laissent entrevoir de très belles choses, malheureusement parfois ternies par quelques performances un peu has been. Ainsi, nous garderons en mémoire “Raining Down”, “Is The Phone Broke Or Something?”, et “Blue And Yellow Bird” pour leurs sons chauds, leurs ambiances rappelant Cinematic Orchestra et laissant peu à peu la place à des clins d’oeil drum n’bass pour certains. Pourtant, le reggae dub “Pink Blue Hotel” donne dans un registre un peu plus ringard accentué par la ressemblance vocale avec Sade, tout comme “Educated Fools”, ou “Carnival Bandits”

Loopless réussit donc à nous accrocher le tympan dés ses premières notes mais ne parvient pas à nous captiver tout au long de cet album qui, bien qu’agréable à l’écoute, ne s’avère jamais indispensable à une discothèque respectée. Dommage…

Nice Up The Dance - “Two Worlds Clash”

Two Worlds Clash[Album]
12/05/2003
(Soul Jazz Records/Discograph)

Pendant que vous dormez, les gens de Soul Jazz Records travaillent ! Leur rythme de sorties est affolant ! Plus d’une sortie par mois! Leur nouvelle compilation s’appelle “Nice Up The Dance” (inspirée du titre de l’album de Michigan And Smiley sur le label Studio One) et se compose de 13 titres ragga hip-hop. On connaît leur talent de dénicheur de raretées reggae, roots ou rocksteady sur les compilations “Dynamite” et “Studio One”, mais il semble qu’en matière de ragga, le staff n’ait pas la même imagination

Régie par la tendance et les à prioris, on retrouve une énième fois “Ring The Alarm” remixé hip-hop, “No No No” de Dawn Penn, “Satisfied” de J-Live, et quelques fonds de tiroirs des oeuvres de Ward 21, Kenny Dope, Shaggy, Chaka Demus & Pliers, Sean Paul… Outre quelques titres médiocres, les tracks qui retiennent notre intérêt sont, dans l’ordre : le dancehall-électro de Ms Thing (”Get That Money”), le grand “Satisfied” de J-Live produit par Dj Spinna, le classique “Infiltrate” du très hype Sean Paul, le early digital “Fuss Fuss” de China Africa sur le riddim Cus Cus. Les autres morceaux ne font que justifier le titre de cette compilation

Sans grande prétention, cette nouvelle sortie ne sera pas l’occasion pour le label d’ouvrir son catalogue à un plus grand nombre. Les habitués achèteront le disque et ne seront pas ou peu déçus, les amateurs y penseront à deux fois. Essai raté, Soul Jazz devrait se retenir de donner dans le ragga hip-hop (ils ne nous avaient d’ailleurs pas convaincus avec la “500% Dynamite”), ils arrivent bien mieux à nous faire vibrer avec les rééditions de musiques roots et rares. À écouter.

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8 Doogymoto - “Minimalistico”

Minimalistico[Album]
12/05/2003
(Soundslike/Discograph)

La dernière trouvaille de Matthew Herbert, au contrôle des labels Accidental, Lifelike et Soundslike, s’appelle 8 Doogymoto

Le trio allemand, qui pourrait venir de n’importe quel autre pays, se compose de la chanteuse délurée et plus qu’originale Fumi Udo, et des deux programmateurs Viktor Marek et Heinrich Köbberling. Le combo s’illustre dans un répertoire électro minimal, caractérisé par des frasques “herbertiennes”, nappes de claviers et beats acidulés. Les paroles écrites et interprétées dans un langage que seule la chanteuse est en mesure de comprendre charrient une musique electronica, soul, parfois proche d’un hip-hop expérimental qui nous prend gentiment par la main pour nous mener dans un univers ludique, enfantin, emprunt de balades rurales. Les images qui se créent dans notre inconscient excité à l’audition de cet ovni musical se veulent sympathiques mais compliquées, bon enfant mais démoniaques. Les guitares acoustiques, basses rondelettes et pianos charismatiques se marient aux savantes compositions mécaniques crachant beats et rythmiques toujours dansants et entraînants

10 titres géniaux pour ce “Minimalistico”, nous rappelant que nous ne sommes jamais à l’abri d’une très bonne découverte musicale, d’une production “pointue” mais accessible, d’un album s’écoutant aussi bien en club qu’à la maison. Une créativité sans retenue, venue d’ailleurs pour envahir vos enceintes, en ami. Un album qui durera longtemps

Fortement conseillé.

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The Adjusters - “Otis Redding Will Save America”

Otis Redding Will Save America[Album]
12/05/2003
(Grover/Trispichord)

The Adjusters sont sûrement l’un des groupes ska américains à être le plus dans la cible des détracteurs tant leur musique bouscule les bases de chacune des influences abordées. Formés en 1995 à l’Université de Chicago, ils ne cessent depuis de narguer autant la scène musicale que la classe politique puisqu’ils n’hésitent jamais à mettre en avant leur idéologie sociale. Mais ce qui frappe le plus concernant le groupe, c’est bien ce métissage musical obnubilé par le groove, qu’il s’agisse de soul, de ska, de funk, de dub ou tout ce qui peut provenir de la culture black et qui fasse valser les guibolles..

“Otis Redding Will Save America” ne déroge pas à la règle et promet son lot de surprises à chaque début de titre. Alors que l’opus commence sagement avec un ska assez conventionnel (”WTK Ska”), The Adjusters prouvent ensuite toute leur ouverture musicale. En effet, “Gun” commence par un exercice de scratch pour poursuivre dans une lignée soul/breakbeat plutôt accrocheuse grâce notamment à la dualité du chant (d’ailleurs fracassante tout au long de cet opus). L’inévitable Dr Ring Ding se paye une nouvelle petite récré puisqu’il arrose “Can’t See The Light” de sa patte dancehall. Stevie Wonder est ensuite revisité sur un “Master Blaster” version reggae, “If You” prend un penchant breakbeat/hip hop, “Mumia In Tibet” préfère un ska survitaminé, “Monkey Hate Reggae” un reggae/soul chaleureux, “Boomstick” un dub/electro de son temps..

Bien malin celui qui parviendra à apposer une étiquette adéquate sur la musique des Adjusters. Puisque celle ci ne s’impose définitivement pas, apprécions plutôt leur musique variée n’hésitant jamais à donner naissance à quelque chose de novateur. The Adjusters pulvérisent les barrières musicales et nous font presque rêver à un projet réunissant Wilson Pickett, Dr Dre, Isaac Hayes, et les Skatalites..

Ecoutez un extrait sur le site du groupe

Honey For Petzi - “Nicholson”

Nicholson[Album]
07/05/2003
(Gentlemen/United Music Company)

“Heal All Monster” avait mis tout le monde d’accord, il en est de même avec “Nicholson”, Honey For Petzi dore en bonne partie l’image du rock marginal européen. Déjà expérimental lors de son premier effort, le groupe poursuit ici son chemin en repoussant encore plus loin les limites de son talent pour jouer insolemment d’originalité

Honey For Petzi est mystérieux et cache jusqu’au dernier moment les surprises que contiennent “Nicholson”. Véritable laboratoire, cet album prouve une nouvelle fois la suffisance de l’instrumental, qui peut ainsi s’aventurer dans des voies quasi inexplorées auparavant. Si l’écoute globale est cependant difficile à cause du besoin constant de concentration, les talents du groupe mettent peu de temps à sauter aux oreilles des éventuels aventuriers qui reconnaîtront tour à tour quelques ressemblances avec Fugazi (”La Maison”) ou Shellac (”Sauvabelin”), ressemblances pas si exagérées que cela

Puisant tant dans la noise que dans le rock, Honey For Petzi intercale subtilement expériences sonores, bruits stridents, et mélodies pour un résultat varié, homogène et des plus intéressants. Un groupe qui mérite largement une plus grande reconnaissance…

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Hint - “Portakabin Fever”

Portakabin Fever[Album]
06/05/2003
(Hombre / Ninja Tune/Pias)

Décidemment, avec Ninja Tune, on irait presque à croire que c’est Noël toute l’année. Après deux maxis plutôt annonciateurs, Hint sort son premier album et s’impose désormais comme un des artistes les plus intéressants du label. Rythmant sa carrière grâce à des influences aussi diverses que le hip hop, la drum n’bass, la soul, le funk ou même le post rock, Jonathan James n’a retenu que les bons côtés de son éducation musicale pour mettre au monde ce “Portakabin Fever”, prêt à mettre tout le monde à genoux

Les multiples facilités de Hint à manier basse, clavier, guitare et MPC auront permis à cet album de sonner de la manière la plus personnelle qui soit. Car l’instrumentation est véritablement le fil conducteur de ce long format qui, bien que constamment influencé par le hip hop en ce qui concerne les beats, possède de véritables joyaux de composition (”The Look Up”, “Quite Spectacular”) nés des prouesses de Hint à souvent faire simple pour toujours être efficace. Un titre comme “Actory”, qui ouvre l’album, illustre cela à merveille avec ses influences jazzies, et son sample faussement répétitif car toujours relancé par un break subtil. James, à la manière d’un mix idéal entre Bonobo (”Re:percussions) et Mr Scruff (”You Little Trooper”), joue également sur des ambiances diverses pour faire de son album la bande son de n’importe quelle situation grâce à un énorme travail de mixage mettant en avant divers éléments de sa musique, qu’ils soient rythmiques ou mélodiques. Chaque titre est jouissivement évolutif et empêche toute écoute superficielle. D’ailleurs, impossible de s’atteler à une telle tâche irrespectueuse tant il parvient à captiver notre attention en quelques secondes. Nous conseillerons une écoute particulièrement approfondie sur les deux derniers morceaux de cet opus, “Count Your Blessings” (au sample de piano superbement mélancolique) et “Air To Sky” (et sa guitare popisante), qui laissent l’auditeur sur une fin bien trop vite atteinte

La naïveté et l’incroyable sensibilité de Hint font de cet album une véritable perle du genre, le type de production que l’on espère découvrir à chaque fois que l’on pousse la porte de son disquaire. “Portakabin Fever” va véritablement faire sensation dés sa sortie et pourquoi pas figurer parmi les plus belles réussites downtempo de cette année. Vous l’aurez compris, passer à côté d’une telle oeuvre ne relèverait que d’un embargo…

Jaga Jazzist - “The Stix”

The Stix[Album]
06/05/2003
(Ninja Tune/Pias)

Peu de temps après la sortie de leur premier album “A Livingroom Hush” qui a rendu la presse unanime à son sujet, les scandinaves de Ninja Tune reviennent à l’assaut des bacs avec ce tout nouvel opus intitulé “The Stix”. Si l’on pouvait avoir l’image d’une musique très pointue et de ce fait assez élitiste à la suite de leur premier impact discographique, ce nouveau long format tend à estomper cette impression..

En effet, “A Livingroom Hush” ciblait très clairement son public en mettant en avant d’évidentes influences jazz et post rock. Si la recette est quasiment la même pour ce nouvel essai, la petite troupe semble avoir mis un peu d’eau dans son vin en laissant entrevoir quelques repères rythmiques très utiles pour un public peu à l’aise avec ces deux courants musicaux (”Another Day”, “I Could Have Killed Him In The Sauna”), laissant ainsi une couleur très live à cette dizaine de compositions. Jaga Jazzist est ainsi plus digeste et voit son écoute plus fluide grâce à ces quelques incursions techno (”Kitty Wu” malgré tout assez complexe), drum n’bass (”Day”) ou limite electronica (”Toxic Dart”, “Doppleganger”). Cependant, les scandinaves ne vont pas jusqu’à passer du coq à l’âne et reviennent à leurs premiers amours sur des morceaux tels que “Aerial Bright Dark Round” et “Reminders” ou l’improvisation aurait sûrement pu être le fil conducteur

Jaga Jazzist reste, malgré cet album un peu plus accessible, un groupe pour oreilles averties et expérimentées. L’auditeur devra s’attendre à une forte couleur jazz, ici indissociable de la musique éléctronique, qui en freinera sûrement plus d’un. L’équilibre entre machines et hommes est parfait et ne ternit jamais le travail de ces dix musiciens. A écouter avant d’adhérer.

Ark - “Alleluyark”

Alleluyark[Album]
06/05/2003
(Circus Company/Discograph)

Laissons de côté quelques temps l’univers aseptisé des clubs pour se plonger entièrement dans ce que l’aspect urbain de la musique électronique propose de mieux. Ark s’apprête à envahir les bacs avec un premier album solo faisant suite à de nombreux maxis et remixes, et pourrait bien ramener Daft Punk à un simple amuse gueule

L’album de Shalark (réunissant Ark et Shalum) ayant tourné sur nos platines durant des mois, nous étions sceptiques à la première écoute de ce “Alleluyark”. Moins funky et beaucoup plus froid, cet album illustre finalement à merveille le côté dérision et ludique de l’artiste dont la prise de tête semble être le dernier des soucis. Cet aspect de sa personnalité, comme de sa musique, se retrouve jusque dans les titres des morceaux qui, dans un premier temps, prêtent à sourire (”Satanark”, “Arkachon”, “Miss Tic”) mais collent finalement très bien au message artistique convaincant que Ark semble vouloir faire passer. Les prestations live de Guillaume Berroyer (ce nom ne vous rappelle rien ?) étant définitivement des plus respectées, cet opus ne viendra en rien ternir cette réputation qu’il entretient sans l’entretenir au sein du petit monde électronique. Sa musique si personnelle va jusqu’à ne porter aucune étiquette, si ce n’est celle de l’électro lorgnant parfois vers la house ou le clicks n’cuts, et possède cette insolence séduisante de vouloir repousser les limites du genre

“Alleluyark” n’est autre qu’un très bon album, un electro choc et une belle alternative aux lassantes compilations electro lounge, chères à l’intelligentsia parisienne, squattant les bacs avec insolence. Ark est comme un punk de l’électro qui, au lieu de mettre le doigt bien haut, le met là ou il faut en accouchant d’une musique têtue mais particulièrement accrocheuse, valant votre détour.