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American Hardcore - “The History Of American Punk Rock 1980-1986″

The History Of American Punk Rock 1980-1986[DVD]
20/02/2007
(Sony Pictures Classic/Import)

A l’heure ou l’on fête les trente ans du punk, sort “American Hardcore”, un formidable documentaire revenant sur l’âge d’or du hardcore, ce genre mal compris, encore méconnu, qui a découlé de la déferlante Anglaise de la fin des années 70 et dont l’histoire a été faussée par d’énormes médiatisations durant les années 90 (Green Day, Offspring…)..

Pour beaucoup, le hardcore américain s’arrête à une musique violente à l’idéologie sombre. Derrière ces idées à la fois réelles et préconçues, se cachent de multiples valeurs qui vont emmener ce mouvement bien au-delà de la sphère musicale. Car il faut aller chercher son apparition dans le contexte politique et social de la fin des années 80 aux Etats Unis, quand Reagan, détesté au plus haut point par les punks, est élu et laisse présager quelques changements majeurs accompagnés d’un retour à la mentalité des années 50, et d’une réelle volonté de rétablir l’ordre. C’est alors qu’un certain pan de la jeunesse musicale d’outre Atlantique, consciente des problèmes de leur pays mais sans vraiment de solutions à proposer, va se rassembler sous une bannière bien distincte. Celle-ci rejette la culture qu’on tente de lui imposer, l’autorité, ainsi que toute la frange de la population normale, suiveuse et conformiste. Sa motivation principale est d’ailleurs clairement de ne pas être assimilée à la masse, à l’instar des hippies quelques années auparavant

Sauf que son caractère n’est pas vraiment le même, que la drogue ne vient pas y anéantir toute rébellion. La jeunesse hardcore est sur les dents, et va jusqu’à s’élever contre d’autres genres musicaux. En effet, pour elle, le punk n’est qu’un business (les artistes sont signés en major, possèdent des manageurs et des moyens non négligeables pour suivre une carrière un minimum confortable), et la vague new wave qui en découle ne lui parle pas le moins du monde. Certains jeunes américains vont donc utiliser la base du punk, en le débarrassant des solos de guitares, et en le rendant ainsi beaucoup plus simple, primaire, et agressif, histoire de compenser un manque de technique assez général par une grande ébauche d’énergie

Le hardcore est né. Dans le Sud de la Californie d’abord, au plus proche du “rêve américain”, malgré ce qu’on peut croire, avec l’avènement de Black Flag, premier groupe à diffuser ce genre de musique à travers le pays et qui fera tâche d’huile jusque sur la côte Est et la naissance des non moins mythiques Bad Brains et Minor Threat. Contre vents et marées d’ailleurs, puisque les autorités, échaudées par les débordements des dernières années sous la présidence Carter, est plus que déterminée à ne pas laisser ce mouvement rebelle se développer. Black Flag et son frontman Henry Rollins en est la tête de turc toute trouvée, tout comme son public aux crânes rasés, souvent, et à raison, cause de violences. Durant des années, la police ne lésinera pas, entre autres, sur les tabassages en règles pour la disséminer

Faire survivre le hardcore dans ce contexte, auquel il faut ajouter le manque total de moyens financiers à l’époque, ne sera donc pas chose facile. Les groupes, conscients que la célébrité ne sera jamais au rendez-vous, donnent le point de départ de toute une culture indépendante, organisent et multiplient les concerts avec les moyens du bord (souvent dans des endroits peu appropriés), fabriquent eux-mêmes les pochettes de leurs disques, montent leurs labels. STT Records, structure montée par Greg Ginn (le vrai cerveau de Black Flag), ou Dischord Records (par Ian MacKaye de Minor Threat) apparaissent donc au même moment que l’appellation Do It Yourself, totalement à l’image du hardcore

C’est donc en cette année 2007, alors que le genre est devenu galvaudé, synonyme de profit à outrance, que “American Hardcore”, adaptation du livre de Steven Bush paru en 2001, sort en DVD afin de remettre les choses à leur place, expliquer avec le recul la place de cette musique dans l’Amérique conservatrice des années 80, et redonner un sens à tout un genre musical qui s’est fait approprié par de nombreuses formations ne méritant pas l’appellation

Pendant quatre ans, l’auteur et le réalisateur Paul Rachman ont parcouru les Etats Unis, à la recherche des acteurs pionniers du mouvement. Ils les ont tous retrouvés: Casey Royer (Adolescents), H.R. (Bad Brains), Greg Ginn, Henry Rollins et Keith Morris (Black Flag), Bobby Steele (Misfits), Vic Bondi (Articles Of Faith), Mike Wall (Minutemen) et Ian MacKaye (Minor Threat) entre autres. Seuls les Dead Kennedys manquent à l’appel pour des raisons de droit. Ils ont donc accumulé plus d’une heure et demie d’images d’archive, d’interviews actuelles, de témoignages, en passant par de nombreuses anecdotes, le tout découpé en chapitres revenant sur les activistes de chaque ville, et leurs particularités pour certains (le straight edge pour Minor Threat par exemple), durant la période 1980-1986

Tout y est, rien est laissé au hasard, et l’on se rend compte à quel point le hardcore pouvait être synonyme du pouvoir de la jeunesse, au point d’en devenir un style de vie. Se procurer “American Hardcore” relève d’un geste simple amenant sur un documentaire très instructif et parfaitement complet, histoire de tout savoir sur les racines d’un genre qui mérite qu’on dépasse les à prioris allant de paire avec lui. Les amateurs de rock vindicatif, tout comme ceux qui ont grandi aux sons de Nirvana, Beastie Boys ou Red Hot Chili Peppers (qui ne seraient rien aujourd’hui sans tous ces groupes précités), n’en sortiront pas indemnes..

Voir le trailer iciEn écouteBad Brains - AttitudeMinor Threat - Screaming At a WallBad Brains - Pay To CumBlack Flag - My WarBad Brains - Right Brigade

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Blackalicious - “4/20 Live In Seattle”

4/20 Live In Seattle[DVD]
21/11/2006
(Quannum Projects/Import)

Il suffit seulement d’entendre quelques titres de Blackalicious, duo hip hop californien composé de Gift Of Gab et Chief Xcel, pour être certain que leurs prestations live valent le coup d’oeil. De “Nia” au dernier “The Craft” en passant par “Blazing Arrow”, les conclusions étaient les mêmes: ces deux mecs sont des plus créatifs du genre, et l’énergie de leurs titres souvent up tempo va en ce sens quand elle ne nous prend pas par les bretelles pour nous obliger à assister à un de leurs concerts. Pour nous français, si quelques occasions se présentent, elles se limitent souvent à Paris et privent de ces moments mémorables une grande partie de leurs fans de l’hexagone. Ceux-là remercieront l’inventeur du DVD. Car avec ce “4/20 Live In Seattle”, première vidéo de sa carrière, Blackalicious déboule sans prévenir dans ton salon et t’invite parmi les 1200 personnes présentes ce soir-là pour une heure de rimes à haut débit, de débauche d’énergie, revisitant les meilleurs moments de sa discographie. Tout y passe, du “Alphabet Aerobics” qui ouvre le show au “Side To Side”, en passant par “Rhythm Sticks”, ou “Deception”, le tout entrecoupé d’interviews revenant sur leur rencontre, leurs influences, leurs tournées ou leurs collaborations. Filmée durant la dernière tournée américaine du duo comprenant 45 dates, cette vidéo rappellera certains souvenirs à ceux ayant assisté au dernier “Furia Sound Festival” ou au concert de la Maroquinerie, mais laissera aussi sa part de petite frustration puisqu’à la différence de leurs concerts en France, Gift Of Gab, Chief Xcel (et le clavier de General Electrics) sont ici accompagnés de Fat Lip (Pharcyde), Lateef, Pigeon John, et LifeSavas, contribuant tous grandement à la dynamique du concert. Côté bonus, le clip de “Deception”, ainsi qu’une brève visite du tour bus, tous deux anecdotiques mais complétant un document que les férus de hip hop bon esprit doivent absolument acquérir

Voir un extrait iciTracklisting1 - Alphabet aerobics2 - Excellent / Pad & pen3 - Paragraph president4 - Blazing arrow5 - Rhythm sticks6 - Rock the spot7 - Deception8 - Lady don’t tek no9 - First in fight10 - Green light11 - Halfway home12 - Chemical calisthenics13 - Side to side14 - Quannum world

Notwist - “On/Off Record”

On/Off Record[DVD]
03/11/2006
(City Slang/Import)

Un album réussi est celui qu’on réécoute toujours avec le même plaisir, des années après sa sortie. Il y en a peu, il faut l’avouer, mais “Neon Golden”, dernier disque en date des allemands de Notwist, est de ceux-là. Au moment de sa sortie, au début de l’an 2002, il flottait quelque chose dans l’air, laissant penser que le quatuor était en train d’accoucher d’une pièce essentielle de la pop contemporaine. Pourtant, encore aujourd’hui, il n’est pas sans diviser ses fans éternels, les uns ne jurant que par l’époque clairement rock (celle de “12″), les autres par cet ultime effort d’une richesse infinie, mis au monde en quinze mois, et mené sans écart par le souci du détail. Mais, s’il fallait bien un documentaire vidéo revenant sur un opus de Notwist, c’était sans contestation possible sur ce “Neon Golden”. “On/Off Record” trouve donc là tout son intérêt. Il nous plonge dans l’ambiance de l’enregistrement de ce disque, nous invite en studio avec le groupe, là ou chacun des musiciens travaille d’arrache pied, compose, arrange, multiplie les écoutes pour s’assurer que telle prise est meilleure que l’autre, partage ses impressions et ses divergences, et donne ce côté vulnérable, fragile, ce droit à l’erreur à chacun des titres. Mais la visite ne s’arrête pas là. “On/Off Record”, et son souci de l’esthétique, nous fait assister aux moments de détente, aux discussions devant mener sur le choix d’un label, à la rencontre avec la maison de disques (choix des photos, du single…), au mastering au studio Abbey Road (seul passage non sous-titré en anglais, dommage), aux séances photo, au showcase (conceptuel) de sortie de l’album, à la fabrication du disque, et aux interviews avec la presse. C’est d’ailleurs de ce dernier point que la seule touche humoristique de ce DVD viendra: voir avec quel ennui et quel désintérêt The Notwist doivent faire face à quelques questions sans intérêt. Côté bonus par contre, rien de très révolutionnaire: un EPK, quelques images de répétition ou de live, et un aperçu du film “Kanalschwimmer” que les allemands ont mis en musique. Un contenu très spécifique, donc, qui ne cible que les fans du groupe, et qui souligne cette profusion musicale qu’on ne soupçonnait pas alors que nous attendions impatiemment, en ce début 2002, la sortie de ce “Neon Golden”. À l’heure qu’il est, The Notwist ont réinvesti les studios pour nous concocter son successeur. Et à voir avec quelle méticulosité ils travaillent, on peut une nouvelle fois s’attendre à un album grandiose..

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Make Up - “In Film/On Video”

In Film/On Video[DVD]
01/11/2006
(Dischord/Differ Ant)

Plutôt une bonne idée que Dischord se mette à régulièrement sortir des DVD de ses groupes, qui se sont toujours faits plutôt rares en France. Comme beaucoup d’autres donc, les Make Up, formés en 1995 sur les cendres de Nation Of Ulysses et dont les membres jouent aujourd’hui dans Weird War et French Toast, sont de ces formations s’étant fait une certaine réputation, scénique notamment, chose que peu ont eu l’occasion de confirmer. Car le quatuor de Washington était un groupe de scène avant tout.

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Beastie Boys - “Awesome I … Shot That!”

Awesome I ... Shot That![DVD]
16/10/2006
(UWE/Discograph)

Voilà une initiative des plus originales, pour laquelle l’étonnement n’est pas très longtemps de mise quand on apprend qu’elle est signée par les Beastie Boys, ce crew new yorkais ayant toujours proposé un hip hop en marge, ayant toujours traversé les années sans que jamais le trio n’en soit égratigné. De ce fait, leurs concerts ont toujours fait figure d’événement à ne manquer pour rien au monde. Le 9 octobre 2004, ils investissaient le Madison Square Garden pour un show affichant complet, chose récurrente et rageante qu’il s’agisse des Etats Unis ou d’ailleurs. Évidemment, on aurait aimé être de la partie, encore plus tenir une caméra, comme cinquante personnes du public ce soir-là, pour immortaliser l’événement destiné à être la première vidéo live officielle des Beastie Boys. Finalement bien pensé à l’heure de la télé réalité, des pirateries en tout genre, et des téléphones portables qui polluent les salles de concert. On vit une époque mon bon Monsieur Lire la suite…

Honcho - “Live In Paris, France”

Live In Paris, France[Album]
18/09/2006
(Longfellow Deeds/Differ Ant)

Un premier album resté dans les contrées les plus confidentielles du rock européen, et voilà que Honcho s’est enfin mis à faire l’unanimité au moment de la sortie de son second opus “Burning In Water, Drowning In Fire”. Une juste récompense même si le quintette n’a pas véritablement réussi à étendre son auditoire au-delà des frontières heavy et stoner, deux dérivés du rock dont les plus férus étaient sans aucun doute, en novembre 2005, sur les dates françaises de la tournée des Norvégiens en compagnie de Sparzanza et Rite. De ce bref passage sur nos terres restera ce live au Batofar parisien, proposé aujourd’hui par le surmotivé label Longfellow Deeds sortant là sa première référence DVD, plus pour satisfaire les accrocs du genre qu’habité de réelles intentions commerciales. Ça va de soi. “Live In Paris, France” est pourtant bien la preuve qu’on peut faire un excellent travail avec très peu de moyens. À l’aide de six caméras contribuant à une qualité vidéo aussi irréprochable que celle du son, le répertoire d’Honcho est ici décliné, laissant la part belle à son dernier album, auquel s’ajoute un titre de son “Corporate Rock” (”Industrial Lane”) ainsi que deux reprises en bonus (”Watching You” de Kiss et “Viking” de Los Lobos). En parlant de bonus justement, la joyeuse clique de poilus propose galerie de photos, le making of et un long compte-rendu de la tournée par Erik Si, chanteur du groupe. Amateurs de Soundgarden, Queens Of The Stone Age, et plus généralement de heavy blues psychédélique, ce témoignage vidéo s’impose donc à vous comme une évidence. Merde, je boucle, mes chemises gagnent en carreaux, et je ne retrouve plus la télécommande

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Burn To Shine - “Portland, Or.”

Portland, Or.[DVD]
01/08/2006
(Trixie/Import)

Washington, Chicago, maintenant Portland, Brendan Canty (Fugazi) et sa série “Burn To Shine” continuent de visiter les Etats Unis en long et en large, toujours à la recherche d’une maison vouée à disparaître, afin d’y accueillir quelques représentants de la scène locale. La fine équipe a cette fois posé valises et caméras dans l’Oregon en mai 2005, plus précisément dans la demeure d’une vieille dame décédée ayant laissé son bien. Le cadre est plutôt accueillant, tout pour permettre aux douze protagonistes du jour, choisis par Chris Funk des Decemberists, de donner le meilleur d’eux-mêmes, dans un cadre intimiste et quelque peu original. Tour à tour, le punk des Thermals, le rock popisant du duo Quasi, le rock vitaminé de The Planet The, le registre original de Mirah (violon, accordéon, chant, contrebasse), Sleater Kinney accompagné de la batteuse de Quasi, le surprenant groupe de jeunes adolescentes The Ready, les très bons rappeurs de Lifesavas, la pop de The Shins et des Decemberists, la noise de Wet Confetti et enfin le disco punk de The Gossip, contribuent aux tremblements des murs annonciateurs de destruction. Comme d’habitude, l’image est particulièrement soignée, les plans caméra sont nombreux, les images bien choisies, et le son impeccable. La prochaine destination est à ce jour inconnue, mais chez Trixie, tous les chemins mènent aux frissons…

Refused - “Refused Are Fucking Dead”

Refused Are Fucking Dead[DVD]
24/04/2006
(Burning Heart/Pias)

De 1991 à 1998, Refused a fait son chemin pour devenir, grâce au monumental “The Shape Of Punk To Come”, un des groupes de rock les plus intemporels et avant-gardistes de son époque. Encore aujourd’hui, presque dix ans après, il n’a pas pris une ride et personne semble l’avoir égalé. Puis Refused est mort, dans des circonstances peu compréhensibles, sans vraiment avoir laissé le temps à son public d’en savoir beaucoup plus sur lui. Il faut dire qu’il s’est toujours plus ou moins caché derrière son idéologie et sa démarche artistique. Tant de questions restaient sans réponses… Quand la sortie de ce DVD n’était alors qu’envisagée, les frissons sont ressortis, le même discours unanime au sujet du combo revenait au centre des discussions. On allait enfin pouvoir savoir, et se donner une idée de Refused en live..

“Refused Are Fucking Dead” est avant tout un documentaire de quarante minutes, filmé par Kristofer Steen dans une ambiance parfois assez proche d’un Jem Cohen avec Fugazi, et narré par David Sandstrom, batteur de la formation. Axé majoritairement sur les derniers mois de son existence, le film prend une allure de tragédie, laissant se répandre une ambiance pesante et tendue adéquate. Car il s’agit là de l’analyse d’un échec plutôt que de mettre en avant un groupe presque mythique. Ici ressortent l’atmosphère électrique entre les musiciens aux personnalités toutes influentes et le constat des erreurs commises. La pression que Refused se mettait tout seul, son côté idéaliste mêlé d’une forte confiance en soi qui le poussait au “grand art” et être “autre chose qu’un groupe de punk”. Une confiance toutefois fragile car “Refused Are Fucking Dead” s’attarde aussi sur une incompréhension du public face à sa musique qui l’a déstabilisée, au point de le mener jusqu’à une démission de certains membres, puis sur une fin précoce à la symbolique forte. Quarante minutes captivantes mais qu’on attendait plus intéressantes, laissant l’auditeur sur un léger sentiment de sujet traité trop rapidement et trop superficiellement, et ponctuées de trois titres live de très bonne qualité

Ce qui n’est malheureusement pas le cas des bonus, à savoir chaque titre de l’album “Shape Of Punk To Come” filmé en tournée. Il y a de cela dix ans, ou les caméras numériques et la technologie audiovisuelle balbutiaient encore. Il s’agit donc là d’images d’archive, au son et à l’image souvent approximative mais suffisante pour se rendre compte de la puissance, de l’énergie et du charisme de Refused sur scène. Enfin, les clips de “Rather Be Dead” et l’excellent “New Noise” finissent de compléter une dose de hardcore longtemps espérée et désormais à disposition. “Refused Are Fucking Dead” fait donc office d’un testament vidéo incontournable, laissant quand même les fans du groupe sur leur faim. Une fin trop précoce pour eux qui pensaient n’être qu’au plat de résistance…

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Gorillaz - “Demon Days Live”

Demon Days Live[DVD]
27/03/2006
(Parlophone/Emi)

Quand on vous dit qu’il faut souvent aller voir ce que donne un groupe sur scène avant de se faire un avis définitif à son sujet… Si les albums de Gorillaz ont toujours, chez nous, reçu le minimum syndical en terme d’accueil, le visionnage de ce DVD live a clairement changé notre approche de ce projet qui se voit, du coup, ôter tout superflu marketing… Je le clame haut et fort, ce “Demon Days Live” est un sérieux prétendant au DVD musical de l’année 2006. En une heure, on se prend en pleine tronche le perfectionnisme de Damon Albarn, ici chef de projet talentueux, réglant le moindre détail au millimètre. Musiciens en ombre chinoise jouant devant des pans de couleurs, section de cordes, chorales, marionnettes, animations visuelles, et une palanquée d’invités rendant rentable la place de ce concert enregistré à Manchester, quel que soit le prix payé d’ailleurs. Comme quoi, avec un peu d’imagination et surtout de gros moyens, la musique peut parfois procurer quelques moments de bonheur inoubliables, ceux qui vous font frissonner et qui peuvent même vous tirer la larme à l’oeil tant certains passages sont émotionnellement chargés

Encore plus que sur disque, la recette Gorillaz prend donc toute son ampleur en image, d’autant plus que la captation sonore de ce show (appelons un chat un chat…) est tout simplement parfaite. Du coup, le spectateur en prend plein les mirettes et se laisse entraîner par le groove émanant de la vingtaine de musiciens constamment présente sur scène, accueillant à bras ouvert les divers grands et petits noms ne s’étant pas fait prier pour prendre part à la fête, qu’ils soient Neneh Cherry (”Kids With Guns”), De La Soul (”Feel Good Inc.”), Roots Manuva en duo avec Martina Topley Bird (”All Alone”), Shaun Ryder (Happy Mondays) complètement défoncé sur un “Dare” sauvé par Rosie Wilson, Ike Turner pour une brève mais efficace apparition sur “Every Planet We Reach Is Dead”, Bootie Brown épaulé par cette trentaine de gosses venant danser le hip hop sur un “Dirty Harry” mémorable, la chinoise Zeng Zhen (”Hong Kong”), ou le choeur gospel de Manchester transcendant véritablement les “Don’t Get Lost In Heaven” et “Demon Days”. Seul MF Doom manque par sa présence, compensée par une vidéo de fond de scène (”November Has Come”)

Une heure de bonheur qu’on vous dit… Et les plus férus pourront même se refaire le concert avec les animations de chaque titre proposées en bonus. Une certitude plane désormais: Gorillaz est grand… Et à moins que vous ne soyez habités par aucune sensibilité musicale, vous regretterez sûrement, une fois cette vidéo goulûment avalée, de ne pas y avoir assisté. Si vous ne crierez pas, en plus, que Damon Albarn est un petit génie…

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BCore - “Fruits Of The Season”

Fruits Of The Season[DVD]
01/02/2006
(BCore/Overcome)

Si BCore est désormais définitivement installé de l’autre côté des Pyrénées, c’est loin d’être le cas en France ou les concerts de ses groupes sont donnés au compte-goutte et ses sorties ne sont pas forcément présentes dans les bacs de nos disquaires. Par le biais d’internet et des sites de vente par correspondance, il n’est pourtant pas impossible aujourd’hui de se mettre les dernières nouveautés catalanes derrière les oreilles. Manque donc l’image pour que le label n’est plus de secret pour nous, petits français trop peu habitués à soutenir des formations peu médiatisées. BCore avait donc déjà sorti un premier DVD compilant les clips de son catalogue. Depuis, celui-ci a encore évolué, les moyens sont aussi plus importants et promettaient donc un deuxième volume valant le coup d’oeil. “Fruits Of The Season” est donc plus fourni que son prédécesseur (22 clips au total et quelques bonus), et couvre une grande partie du roster actuel. Certaines vidéos sont prises en configuration live, ce qui comblera les quelques frustrés (nous compris) à ne pas avoir encore vu tout ce petit monde sur les planches, d’autres par contre manquent encore cruellement de moyen pour être dignes de passer en télé, même tard le soir (Nueva Vulcano ou Sibyl Vane, combo féminin pourtant intéressant). Les familiers du label apprécieront cependant les quelques bonnes prestations de Gas Drummers, Half Foot Outside, Happy Meals, It’s Not Not, Madee (déjà aperçues sur leur propre DVD), No More Lies, Standstill, Tokyo Sex Destruction et The Unfinished Sympathy. Un document loin d’être indispensable mais qui ravira les amoureux de cette scène espagnole en plein développement et définitivement captivante

Tracklisting01- Delorean - “Nycgaps”02- Delorean - “Los Muertos”03- GAS Drummers - “Miamized”04- Half Foot Outside - “Start Acting Mean”05- Half Foot Outside - “Name The Day”06- Happy Meals - “Drawning In You”07- It’s Not Not - “Ups & Downs”08- The Linn Youki Project - “Dove”09- Madee - “Secret Chamber”10- Madee - “Fallen Heroes”11- No More Lies - “Paper And Gas 4000 RPM”12- Nueva Vulcano - “Quiromancia”13- Les Philippes - “Colour Stew”14- Sibyl Vane - “Invisible Sin Desaparecer Del Todo”15- Standstill - “Por Todas Las Cosas”16- Standstill - “Cuando”17- Tokyo Sex Destruction - “Power To The People”18- Tokyo Sex Destruction - “Two Years Ago”19- Tokyo Sex Destruction - “The Bridge”20- The Unfinished Sympathy - “Your Weight On My Shoulders”21- The Unfinished Sympathy - “I Killed Her But That’s Not The Point”22- The Unfinished Sympathy - “This Living Kills”