disques

Various Artists - “Edges”

edges180Album
(Diesel:u:Music, Because)
15/06/2009

La musique électronique française a de la suite dans les idées. Après s’être imposée au Monde à la fin des années 90 sur la seule voix de Daft Punk, elle rééditait dix ans plus tard avec son digne héritier Justice, et plus généralement avec le label EdBanger qui a su faire entrer sa musique chez les ayatollahs de tous bords. Lire la suite…

V/A - “Let’s Kiss & Make Up”

kiss180Album
(Tsunami Addiction)
11/05/2009

Il faut aller chercher le début de l’histoire en 2002, quand Tsunami Addiction faisait appel à quelques demoiselles inspirées et remontées pour le tracklisting de «Toxic Girls!», compilation découverte majoritairement electro rock au rôle bien assumé. L’année suivante, autant de garçons bien plus calmes leur offraient leur plus belle répartie sur «Boyz Revenge!». En 2009, l’heure est à la réconciliation: le temps d’un double album aux extrêmes, «Let’s Kiss & Make Up» tisse la plupart du temps un lien très fort entre la France et les Etats-Unis, et joue la carte de la parité. Lire la suite…

Various Artists - “We Love Afrobeat”

We Love Afrobeat[Album]
27/10/2008
(Comet/Modulor)

Oeuvrant depuis sa création en 1998 pour la survie du mouvement afrobeat malgré la mort du Black President, le label Comet Records n’a cessé d’enchaîner les sorties mémorables, comme l’excellent “Home Cooking” de Tony Allen ou le fameux projet “Psycho In Da Bus”, né de la collaboration entre Doctor L et le batteur de génie. Comet a donc réussi le pari d’ancrer l’afrobeat dans l’actualité musicale contemporaine, sans pour autant dénaturer un genre qui conserve une identité et une histoire fortes. Compilée par son fondateur Eric Trosset, épaulé par Martin Lamarle, la sélection “We Love Afrobeat!” est incontestablement à l’image du label, ouverte et affutée, puisant dans un afrobeat qui n’a jamais autant révélé ses richesses. Regroupant des titres produits par les nouveaux talents de la scène underground internationale, cette compil offre une incroyable densité musicale qui trouve une cohérence dans la puissance et la chaleur des rythmiques qu’elle véhicule, ne manquant pas de rappeler les racines nigérianes d’un mouvement aujourd’hui devenu universel. Si certains titres sélectionnés se sont déjà élevés au rang de classiques du genre, à l’instar de “Mista President” des canadiens du Souljazz Orchestra ou du corrosif “Corrupt” de l’élégante Ruth Tafebe accompagnée par The Afrorockerz, d’autres morceaux, n’étant jusqu’à présent pas parvenus à nos oreilles, méritent un vrai détour. On pense par exemple aux délicieux riffs de guitare nostalgiques et aventureux de “La Marche des Smith” du groupe parisien Café-Crème & Les Frères Smith, au groove soulful boostant des Ramses Revolution de Stockholm dans “In Control”, ou à la touche jazz enivrante de “Pelotera” de l’Akoya Afrobeat Ensemble de NYC. Certains titres témoignent par ailleurs du caractère résolument métissé de l’afrobeat, comme “Arroz Com Feijao” du groupe Saravah Soul et ses accents brésiliens empruntant à la bossa, ou “Losing It” de l’israélien Kutiman, chargé d’influences hip-hop, de guitares saturées et de samples de voix qui semblent tout droit sorties d’une galette de trip-hop. “We Love Afrobeat!” est ainsi la preuve vivante que l’afrobeat de Fela a aujourd’hui germé dans le monde entier, des Etats-Unis à l’Allemagne en passant par la France ou la Suède. Elle révèle la dynamique inouïe d’un genre bourré de talents, peu connu du grand public au-delà du continent africain, mais contenant tous les éléments pour séduire les mélomanes de tous horizons. A se procurer d’urgence.

Achetez sur :

  • Achat sur Fnac
  • Achat sur ITunes

Various Artists - “Notwave”

Notwave[Album]
01/08/2008
(DFA/Rong/Differ Ant)

L’importance de New York dans le paysage musical n’est plus à prouver tant la métropole américaine s’est souvent faite le berceau des divers mouvements qui font aujourd’hui la musique contemporaine. Le rock y a largement trouvé refuge, la techno y a connu ses premiers balbutiements, le hip hop y est né… Tout comme la no-wave, courant de la fin 70 – début 80 qui se caractérise par son rejet des formats conventionnels et sa préférence pour l’improvisation, très bref mais assez conséquent pour posséder son propre chapitre à l’histoire musicale de la ville. James Chance & The Contortions, seul “vieux de la vieille” présent au tracklisting de cette compilation avec “King Heroin”, défendait déjà ardemment cette rencontre du rock, free jazz et du funk, parfois plus brièvement appelée dance-punk. Depuis, lui comme ses acolytes de l’époque ont fait des petits, LCD Soundsystem et !!! (Chk Chk Chk) pour les plus connus. Mais ce n’est pas tout, et c’est toute cette génération de dignes descendants que répertorie “Notwave”, originale et surprenante compilation à l’initiative groupée des labels DFA et Rong Music qui ont eu l’excellente idée de ne pas céder à la nostalgie. Ainsi sonne l’heure des découvertes. Parmi les plus belles, on retiendra surtout le remix de Tussle par Sal Principato et Dennis Young (”Elephants Meandering”), un autre plus dub de Circuits par Tim Love Lee (”Pistols At Dawn”), le funk sec et rythmé de Mr Chin (”Faces vs Fractions”), la confirmation Free Blood (”Weekend”), la réinterprétation du Peter Gunn Theme par The Welcome Strangers (”Smoke Machine”), et surtout l’excellente reprise de Spoon par Freshro (”I Turn My Camera On”). Bien assez pour faire de “Notwave” un incontournable, et donner envie d’ailleurs à ceux qui ne jurent que par les locomotives précitées, sûrement par manque de connaissance. Considérons le tir désormais rectifié

Tracklisting01. Quad Throw Salchow - Unwelcome Guest02. Non-stop - Hydration Explosion03. Striplight - No Search No Entry (Tim Love Lee dub)04. Tussle - Elephants Meandering (Sal Principato & Dennis Young mix)05. Mr. Chin - Faces vs Fractions (Trust)06. Circuits - Pistols at Dawn (Tim ‘Love’ Lee’s Fully Bearded mix)07. Freshro - I Turn My Camera On08. Welcome Stranger - Smoke Machine09. Free Blood - Weekend10. Scotty Coats - Beautiful Ones11. Research - East West Axis12. Scotty Coats - Lude Boy the Rude Boy13. James Chance & The Contortions - King Heroin14. Research - The River Art

Achetez sur :

  • Achat sur Fnac
  • Achat sur Amazon
  • Achat sur ITunes

Various Artists - “Every Mouth Must Be Fed”

Every Mouth Must Be Fed[Album]
16/06/2008
(Pressure Sounds/Nocturne)

Une pochette de disque parsemée d’étoiles, à l’image des chanteurs qui sont présentés dans cette nouvelle compilation de roots authentique des seventies, sortie sans grande surprise sur le label Pressure Sounds et rassemblant plusieurs grands titres tirés du catalogue de Micron Music. Car une fois de plus, cette dernière réédition du formidable label anglais ne pouvait être qu’une réussite, balayant la période de 1973 à 1976 en donnant un aperçu de la pluralité des formes de reggae qui fleurissaient alors sur l’île jamaïcaine: rocksteady, rub-a-dub, soul et dub, notamment sous l’impulsion de King Tubby qui ouvre cet opus avec la production d’un remarquable “Conference At Waterhouse”. Si on mettait notre main à couper que le chant illuminant ce titre est celui d’Horace Andy, il s’agit pourtant du timbre de Jah Stitch (qui a repris beaucoup de standards de son ami Andy, d’où cette proximité déconcertante…). Au-delà de cette touche résolument roots et planante qui traverse également les versions dub de la sélection, “Every Mouth Must Be Fed” fait la part belle au rub-a-dub dans les titres euphorisants des pionniers Junior Byles (”Lorna Banana”), I Roy (”Message From The Top”, “Every Mouth Must Be Fed”, “Mad Mad Hatter”) et U Roy (”The Right To Live”), et à la soul jamaïcaine dans le langoureux “Wages Of Crime” de Joe Higgs ou le mythique “Our Rights” de The Defenders. On retiendra par ailleurs “Tribute To Muhammad Ali”, guidé par les accents jazzy du sax de Tommy McCook, dans lequel on ressent de façon évidente les liens de parenté entre le jazz et le early reggae. L’avantage avec Pressure Sounds, tout autant label que précieux historien du reggae, c’est que les rééditions de son old school peuvent s’enchaîner sans nous lasser, en trouvant à chaque fois le moyen d’assouvir notre soif de nouvelles découvertes. “Every Mouth Must Be Fed” nous nourrit ainsi de bonnes vibrations régénérantes, en poursuivant l’exploration de la période la plus prolifique que le reggae ait connue. Le moment ou jamais d’acquérir la sélection de vieux roots originels dont on a toujours besoin pour passer l’été…

Achetez sur :

  • Achat sur Fnac
  • Achat sur Amazon
  • Achat sur ITunes

Various Artists - “Ed Rec vol.3″

Ed Rec vol.3[Album]
09/06/2008
(EdBanger/Warner)

Le dernier panorama offert par EdBanger remonte à plus d’un an déjà. A cette époque, le label parisien ne comptait qu’un album à son catalogue (le “Lucky Boy” de Dj Mehdi), excepté le premier volume des compilations “EdRec”. Depuis, la famille Pedro Winter n’a pas chômé, multipliant les références, affinant son style pour certains de ses représentants qui tentent d’ores et déjà de se détacher de cette étiquette french touch qu’il leur sera pourtant bien difficile de décoller. Il était donc temps de refaire un bilan, de se voir offrir un instantané de ce que propose le label en ce mois de juin 2008, et par la même occasion de déposer quelques inédits dont raffoleront sans contestation ses plus fervents adeptes. En ce sens, “Ed Rec vol3″ possède un intérêt certain, y compris pour ceux n’ayant jusque là manqué aucun chapitre de l’histoire, tout heureux d’avoir trouvé en EdBanger un échappatoire à ce courant minimal plombant et à ce revival disco pour le moins irrégulier Lire la suite…

Various Artists - “Lagos Shake – A Tony Allen Chop Up”

Lagos Shake – A Tony Allen Chop Up[Album]
09/06/2008
(Honest Jon’s/EMI)

Vu la rareté de l’événement, Bokson ne pouvait pas passer à côté d’une sortie CD du label londonien Honest Jon’s Records, dirigé par Damon Albarn, l’ex-leader de Blur, et présentant un catalogue de world music inventif et pointu. L’histoire de ce nouveau “Lagos Shake” mérite à ce titre d’être brièvement contée. A l’origine de ce projet se trouvent des enregistrements de Tony Allen au Nigeria il y a deux ans, restitués sur l’album “Lagos No Shaking” sorti en 2006. Les anglais d’Honest Jon’s, associés aux berlinois de Basic Channel (collaboration dont on a récemment pu apprécier la pertinence au travers de l’excellente sélection “Basic Replay“), ont ensuite confié le remix de plusieurs titres de cet opus de funk lagosien à des pointures de la scène électro internationale, à commencer par les “Maurizio” eux-mêmes (le très long remix aux basses abyssales de “Ole” par Moritz Von Oswald vaut franchement le détour)

A la suite de relectures portant clairement l’empreinte sonore de Basic Channel, le remix électrifiant du pionnier Carl Craig, véritable clin d’oeil à la scène techno de Detroit, ou le “Fuji Ouija” de Diplo ne font que confirmer les talents de producteur des deux américains, affutant toujours plus leur électro métallique et dansante en y ajoutant de multiples ingrédients hétéroclites. Mais “Lagos Shake” renferme aussi des titres dans lesquels l’afrobeat apparaît un brin moins dénaturé, à l’instar du jazzy “Ole (Cairo Version)” de l’égyptien Salah Ragab, ou d’une relecture latino-américaine du titre “Awa Na Re” signée Son Palenque De Colombia. “Reggae Land Dub” offre quant à lui un remix dubisant totalement dans le ton de Wareika Hill Sounds, qui incorpore subtilement une touche jamaïcaine aux puissantes rythmiques de Tony Allen, tandis que l’excellent “Sankofa” de l’Hypnotic Brass Ensemble de Chicago revisite avec génie le thème de “Losun”, autour d’une farandole de cuivres graves et enivrants

L’éclectisme est ainsi plus que jamais à l’ordre du jour dans ce “Lagos Shake” étonnant et audacieux qui se présente comme une belle démonstration de ce que l’on peut faire à partir d’un afrobeat originel, admirablement maîtrisé comme de coutume par Tony Allen. Preuve que les genres sont de plus en plus malléables et en perpétuelle évolution, cette rare compilation de maxis Honest Jon’s secoue les carcans musicaux afin de faire éclore des sonorités nouvelles et inattendues. De quoi clouer le bec aux puristes et éveiller la curiosité des électromaniaques les plus convaincus

TracklistingHypnotic Brass Ensemble – “Sankofa” Carl Craig – “Kilode Remix”Bonde Do Role – “Awa Na Re Remix”Mark Ernestus – “Mark’s Disco Dub”Wareika Hill Sounds – “Reggae Land Dub” Newham Generals – “Tetsuya’s Theme” Son Palenque De Colombia – “Samba”Diplo – “Fuji Ouija”Salah Ragab – “Ole (Cairo Version)”Moritz Von Oswald – “Ole Remix”

Achetez sur :

  • Achat sur Fnac
  • Achat sur Amazon
  • Achat sur ITunes

Various Artists - “Nova Explore Blue Note Vol.1″

Nova Explore Blue Note Vol.1[Album]
26/05/2008
(Blue Note/EMI)

Prenez les sélections futées et audacieuses de Radio Nova, ajoutez-y le génie du label new-yorkais Blue Note et vous obtenez la compilation “Nova Explore Blue Note Vol. 1″, dont le contenu charme de toute évidence autant que le titre. Car derrière cette élégante pochette crayonnée se cache un panel de titres délicieusement jazzy, ressortis de l’ombre par les programmateurs de la radio. En explorant Blue Note, Nova aurait pu prendre le parti de compiler une énième fois les grands classiques qui donnèrent sa notoriété au label fondé en 1939. Mais pour façonner une sélection vraiment originale, les héritiers de la frénésie musicale de Jean-François Bizot ont eu raison d’aller chercher tout ce que le label avait sorti de meilleur et de plus pointu, aux quatre coins du globe (n’oublions pas, par exemple, que Blue Note a signé plusieurs albums de la scène jazz hexagonale, à commencer par ceux d’Erik Truffaz ou le fameux “Lipopette Bar” d’Oxmo Puccino). C’est d’ailleurs en hommage à “JFB” et à son impressionnante collection de galettes que le radio nova crew a compilé ces morceaux où se côtoient Mos Def, Horace Silver, Nina Simone, Michel Legrand, Claude Nougaro… Un “Grand Mix” Blue Note qui pioche ainsi dans tous les genres et toutes les époques du label, du groove funky de la flûtiste Bobbi Humphrey sur le puissant “Chicago, Damn”, enregistré en 1973, au cinématique “If You Arrest Me” des Troublemakers de Marseille, en passant par la création moderne et savamment rythmée du français Booster, ou encore par l’incontournable “Street Lady” du maître de la trompette Donald Byrd. Si l’ensemble des titres s’accorde harmonieusement autour d’une prévalence pour la période des 70’s, on retiendra tout particulièrement la performance du guitariste Charlie Hunter sur le langoureux “Creole”, magnifié par la voix de Mos Def, l’impressionnante version latin jazz d’”Eleanor Rigby” des Beatles offerte par Joe Torres, gorgée de percussions endiablées, ou le piano épileptique du jeune Jason Moran dans l’avant-gardiste “Planet Rock”. On ne pouvait enfin rêver plus belle conclusion que cette splendide version live, absolument saisissante, du “Blackbird” de Nina Simone, enregistrée au Carnegie Hall de New-York en 1962. Avec cette épatante compilation, Nova réussit le pari parfaitement maîtrisé d’offrir une visite sans redite du mythique label en s’éloignant des sentiers battus, confirmant d’une pierre deux coups son incroyable talent de traqueur de titres. En espérant que le deuxième volume soit déjà dans les tuyaux…

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon
  • Achat sur ITunes

Various Artists - “Basic Replay”

Basic Replay[Album]
05/05/2008
(Basic Replay/Nocturne)

Burial Mix, Main Street Records, Rhythm & Sound, Basic Channel… autant de labels aujourd’hui associés à deux noms, ceux de Moritz Von Oswald et Mark Ernestus, appelés communément les “Maurizio”. Evoluant depuis plusieurs années dans l’underground berlinois, les deux amis sont devenus des acteurs essentiels de la scène dub reggae contemporaine, notamment via un important travail de diffusion de nouvelles formes de roots music, lorgnant davantage vers l’electro-dub et le dubstep. Mais c’est aussi par leurs rééditions reggae toutes aussi exceptionnelles les unes que les autres que ces fins connaisseurs du genre et véritables passionnés, au même titre que les anglais de Pressure Sounds, se sont fait connaître. Dans ce domaine, il y a bien sûr l’ensemble de leurs rééditions du label Wackies, mais aussi le sous-label Basic Replay, véritable malle aux trésors contenant notamment d’irremplaçables EP de Keith Hudson ou Ijahman Levi

Pour ouvrir leur catalogue à un public ne se limitant pas aux inconditionnels du vinyl, les berlinois ont choisi de proposer en CD une compilation regroupant une brochette de titres sortis sur Basic Replay, fondé en collaboration avec Honest Jon’s Records. Cette galette précieuse et efficace, réservée à tous les fans de roots pointu et élaboré, est une belle preuve de la richesse de cette rencontre entre Basic Channel et le mythique label londonien. Car cette sélection contient sans conteste une bonne poignée de titres légendaires, véritables précurseurs du UK dancehall, à l’instar de l’avant-gardiste “Call Me Rambo” d’Ackie, sorti en 1986 et digne des plus grands sound systems de Londres, notamment celui de Jah Shaka. On retiendra également plusieurs titres dubisants, comme le “Burial Tonight” posé par Tenastilin, le légendaire et mystique “Ayatollah” de Jackie Mittoo, et une version très rare de l’exceptionnel “I’m A Levi” d’Ijahman Levi, puisqu’il s’agit de la toute première version du titre (et non pas de celle sortie chez Island), enregistrée en 1974 à Londres et offrant un son d’une puissance roots sidérante. Au-delà, Basic Replay nous livre ici des morceaux qui raviront à coup sûr les steppers les plus avertis, comme “Trying To Conquer I” de Chuck Turner, tranchant et digital, le dansant et enjoué “Black Liberation” de Courtney Melody, ou l’unique “Dealing” de Gregory Isaacs

Notons enfin que certaines de ces perles steppa et early dancehall s’accompagnent de leurs versions dub ultra planantes, qui participent à forger un charme d’ensemble, à la fois old school et indémodable. Ainsi, à la différence de nombreuses compilations de roots music rarement incontournables, cette sélection Basic Replay/Honest Jon’s se place au rang des albums fondamentaux, tant les titres qu’elle renferme témoignent d’un moment précis de l’histoire du genre, celui où ondes jamaïcaines et ondes anglaises viennent se rencontrer dans la musique pour un résultat inimitable, électrifiant et fiévreux.

Achetez sur :

  • Achat sur Fnac
  • Achat sur Amazon

Ninja Cuts - “You Don’t Know”

You Don't Know[Album]
17/03/2008
(Ninja Tune/Pias)

On a assez bouffé de compilations ces dernières années, dont la plupart sans aucun intérêt si ce n’est celui de faire découvrir des artistes à un public qui les aura toujours snobés, pour s’arrêter encore aujourd’hui sur ce qui pourrait ne représenter qu’une ligne supplémentaire à la liste discographique d’un label. Si Ninja Tune n’aura pas été exempt de ce faux pas, il aura su vite rebondir et ne pas tomber dans le sempiternel et pauvre exercice de la compilation catalogue. D’autant qu’il a toujours eu matière à faire mieux.

Lire la suite…