Playlist – Dans la discothèque du Réveil des Tropiques

Vous avez peut être eu la chance de les croiser lors de leur dernière tournée française, en particulier à Paris lors de la dernière édition de nos soirées Mind Your Head. Si c’est le cas, vous n’êtes certainement pas ressorti indemne de l’expérience que Le Réveil des Tropiques offre en live. Et pour cause, fidèle au concept d’improvisation qui a habité son superbe premier album, le combo parisien monte sur scène sans trop savoir ou il va, tout juste quelle direction il va prendre: une façon plutôt sympathique et agréable de mettre le musicien et le spectateur sur un même pied d’égalité. Plus encore quand la surprise est bonne.

Naviguant sans cesse sur les eaux agitées du noise, du psyché, du krautrock et du post rock, la musique du quintet parle pour lui. Pour qu’il n’ait enfin plus de secret pour vous, Le Réveil des Tropiques nous ouvre sa discothèque. De quoi donner envie de taper sur des bambous et faire l’amour à la plage.

NEIL YOUNG – « Cortez The Killer »

Arnaud Rhuth: Ca me rappelle la première fois qu’on a pris le camion ensemble…

EINSTURZENDE NEUBAUTEN – « Headcleaner »

Frédéric D.Oberland: Blixa, FM Einheit, Unruh et sa clique m’ont sauvé la vie à 17 ans. Et ils me nettoient toujours la tête à fréquence aussi régulière que le shampoing et le sent-bon.

THE CURE – « The Holy Hour »

Stéphane Pigneul: Pour cette intro mémorable!

JOHN FAHEY – « Poor Boy »

Adrien Kanter: Parce que c’est un des guitaristes qui traversera les siècles. Pour l’enregistrement à la maison, son chien qui aboie et ce « sssshhh » pour lui dire de se taire, si beau, aimant, doux et poétique.

THE DOORS – « The End »

Matthieu Philippe de l’Isle: Le groupe qui m’a fait vouloir monter un groupe de rock quand j’avais 15 ans et que je vivais dans la savane. Merci Oliver Stone pour la scène dans la baraque ou ils jamment sur l’intro de « Light My Fire ». Je ne savais pas qu’on pouvait faire ça. Mais je choisis « The End ». Un accord de Ré. Il y aurait moyen de rédiger une thèse sur ce morceau, mais je m’arrête là.

CYMANDE – « Dove »

Arnaud Rhuth: Ca réunit un peu toutes les nouvelles musiques que je découvre ces temps-ci.

BEAK> – « Wulfstan »

Frédéric D.Oberland: Une version originelle et transitoire bien plus barrée que celle sortie sur leur dernier album « >> ». Leur premier concert à Paris il y a quelques années dans la cave mythique de La Mécanique Ondulatoire nous avait bien fait bouger le boule. Et ce morceau nous a depuis guidé une paire de fois sur les routes tropicales, à la lueur des phares, dans les travellings sous la neige, en narguant les douaniers.

PINK FLOYD – « A Pillow Of Winds »

Stéphane Pigneul: Pour la spontanéité, la naïveté, la beauté, et leur tristesse.

DIRE STRAITS – « Brothers In Arms »

Adrien Kanter: Je me plonge dans ce groupe que j’ai détesté pendant toutes ces années, et j’aime tout particulièrement ce morceau. Gros son et feeling de guitare. J’aime la sobriété de ce morceau, très sensible et simple.

GUNS N’ROSES – « It’s So Easy »

Matthieu Philippe de l’Isle: Musicalement, ce n’est pas forcément évident de faire le rapport avec ce que fait le Réveil des Tropiques, mais parfois il s’agit juste de tout faire péter. « I see you standing there…« 

ART ENSEMBLE OF CHICAGO – « Theme de Yoyo »

Frédéric D.Oberland: Parce qu’on pourrait s’appeler The Art Ensemble of Paris. Une réunion de sauvages qui communient avec joie, sueur et désinvolture. « Your eyes are two blind eagles / that kill what they can’t see / Your hands are like two shovels / digging in me.« 

THE SWANS – « Mother Of The World »

Stéphane Pigneul: Pour répéter la note…

JOAO GILBERTO – « Undiu »

Adrien Kanter: Splendide chanteur (et album) découvert sur notre dernière tournée. On a beaucoup écouté en regardant les paysages depuis notre van chocolat. La prise de son est d’une telle précision que cela devient pratiquement une oeuvre électro-acoustique. Matthieu dit que ça doit prendre tout son sens écouté sur une chaine Bang & Olufsen.

THE BARBEROS – « In The Mouth Of Madness »


Arnaud Rhuth: Ma dernière claque en concert!

ARCHIE SHEPP – « Hipnosis »

Matthieu Philippe de l’Isle: Un des premiers trucs de jazz heavy comme ça que j’ai pu entendre. Une poignée de motifs qui se baladent entre la contrebasse, le piano, les vents, tournent et mutent, ou bien au contraire restent solidement en place. En toute simplicité. Il y avait un piano chez mes parents, je reprenais ça, et je m’y croyais.

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