10 autobiographies à lire absolument

On a beau parcourir toutes les interviews qui puissent exister sur un artiste, l’autobiographie reste ce qu’il y a de plus intéressant du point de vue littéraire quand il s’agit de découvrir un homme, son parcours avec ses hauts et ses bas. Si, pour les musiciens, se livrer à un journaliste le plus souvent inconnu n’est pas ce qu’il y a de plus confortable, se lancer dans l’écrit de sa vie est en revanche une initiative bien personnelle, quelque chose de volontaire, réfléchi, livré très souvent avec la meilleure volonté. Sans carapace, parfois sans tabou ni crainte du ridicule ou du jugement des autres, ceux-là restent à ce jour parmi ceux dont l’existence et le destin auront livré assez de matière pour que musique et littérature soient à jamais magnifiquement réconciliées.

MOTLEY CRUE
‘The Dirt’

‘The Dirt: Confessions of The World’s Most Notorious Rock Band’ est une autobiographie aussi fascinante que révoltante, écrite en collaboration par Mötley Crüe, Neil Strauss, et les managers. D’abord publiée en 2001, elle raconte la formation de ce groupe, son ascension et le mode de vie décadent de ses musiciens. Tous reviennent avec une rare franchise sur les hauts et les bas de leur vie, leurs blessures et sentiments intimes.


MORRISSEY

‘Autobiography’

L’ancien chanteur charismatique des Smiths sort son autobiographie en anglais, sobrement baptisée ‘Autobiography’. En 480 pages, il revient sur son enfance, les péripéties de son groupe, éclaircit au passage une orientation sexuelle qui a donné lieu à de nombreuses rumeurs, y va de quelques anecdotes et confessions qui finissent de rendre ce livre magnifique, captivant, sensible et poétique.


MARK OLIVER EVERETT
‘Tais Toi Ou Meurs’

Roman autobiographique de Mark Oliver Everett, chanteur de Eels, dont la vie a été mouvementée et faite de rebondissements tragiques et joyeux assez ahurissants. Fils de grand physicien, c’est à coups d’anecdotes qu’il raconte humblement et chronologiquement son adolescence, ses drames, ses périodes de doute, avec toujours en fil rouge une aventure musicale tumultueuse.


KEITH RICHARDS
‘Life’

Les yeux cernés de noir, une cigarette à la main: Keith Richards, le guitariste de génie des Rolling Stones, raconte sa vie d’enfant terrible qui hurlait l’éternel provocateur ‘I can’t get no satisfaction’. Les excès, la drogue, les femmes, les nuits blanches… Il évoque ses expériences à cent à l’heure: des moments d’euphorie aux descentes, toujours plus féroces.

 

OZZY OSBOURNE
Moi Ozzy

Fort d’une carrière de plus de trente ans, Ozzy Osbourne est un mythe vivant connu pour son attitude incontrôlable, sur scène ou en privé, comme des millions de spectateurs ont pu s’en rendre compte en assistant à ses concerts ou en regardant la célèbre émission de télé-réalité le mettant en scène avec sa famille. Cette autobiographie propose un panel des souvenirs hilarants, les seuls dont il se souvient.

PATTI SMITH
‘Just Kids’

‘Just Kids’ retrace la carrière de Patti Smith et celle de Robert Mapplethorpe, photographe. Leur amitié et liaison, qui durera de 67 à 69 y est décrite avec émotion et tact. Le début du livre présente deux jeunes gens amoureux, surtout amoureux de l’art, en pleine découverte d’eux mêmes et de leurs limites, installés au Chelsea Hotel de New-York où ils rencontrent Janis Joplin, Allen Ginsberg, Sam Shepard ou Tom Verlaine.


DEE DEE RAMONE
‘Mort Aux Ramones’

L’autobiographie de Dee Dee Ramone est celle d’une époque, l’époque des tournées infernales et de la défonce, qui conduit les Ramones au point de rupture et Dee Dee en cures de désintoxication, Johnny Thunders à l’overdose, Sid Vicious à se shooter avec l’eau des toilettes, et Phil Spector à menacer le groupe avec un flingue dans son manoir de Beverly Hills… Hey! Ho! Let’s go!


NICK KENT
‘Apathy For The Devil’

A l’aube des années 70, le jeune Nick rejoint le NME et devient la plume la plus prestigieuse de l’hebdomadaire anglais. Son approche journalistique, son implication maximale, l’amènent à fréquenter de près les Stones, Led Zeppelin, Iggy Pop, Bowie, les Sex Pistols, pour le meilleur et pour le pire. Apathy for The Devil raconte son histoire et déroule la chronique d’une décennie rock éclatante.


MOTORHEAD
‘La Fièvre De La Ligne Blanche’

Voici l’histoire de l’inventeur du speed métal ayant battu tous les records en matière de consommation d’alcool et de femmes. Ce livre est un récit percutant relatant les excès d’un mec fidèle à sa musique et ses plaisirs, et vous fait découvrir l’univers parfois hilarant, souvent démesuré, mais toujours divertissant de l’homme à la tête du groupe de rock le plus bruyant du monde.


DEAN WAREHAM

‘Black Postcards: A Memoir’

D.Wareham (Galaxie 500, Luna) livre des mémoires étonnantes, traçant une histoire très personnelle de l’indie pop dans les années 80 et 90. Il propose une traversée du miroir désenchantante, entre hôtels miteux, voyages dans des vans merdiques, jérémiades et blagues vaseuses, jusqu’à en finir par se fâcher avec ses meilleurs amis. Ode au véritable amateurisme, ‘Black Postcards’ est tour à tour dur et tendre, cynique et touchant.

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