Coups de bulles en Décembre – L’actualité BD

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Ca y est, le compte à rebours est lancé : vous n’avez plus que trois petites semaines pour faire tous vos cadeaux, et ce malgré un emploi du temps de malade, des magasins surpeuplés, le froid glacial et aussi peut-être un petit manque d’idées. La vie, quoi… Heureusement Mowno pense à vous. Vous trouverez en effet tout ce qu’il vous faut dans ces Coups de Bulles de Décembre, particulièrement fournis : de la BD sanguinolente pour la grand-tante au polar psychotrope pour le petit neveu. Ou l’inverse…

bodyworld_couv« Bodyworld »
Dash Shaw
Dargaud
384 pages

http://www.dargaud.com
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Puisqu’on en parle, commençons par le polar psychotrope. « Bodyworld » nous fait bondir de 50 ans dans le futur, vers une société américaine qui s’est réorganisée en petites communautés après une guerre civile. Un botaniste toxicomane new-yorkais arrive alors dans la petite bourgade très aseptisée de Boney Borough pour y étudier les effets d’une plante hallucinogène encore inconnue, découverte sur le campus. Mais bien sûr, tout le monde ne voit pas son arrivée du même œil… A même pas trente ans, Dash Shaw (heureusement qu’il n’est pas Français, son nom ne lui simplifierait pas la vie…) signe là un monument du roman graphique, tant dans la forme que dans le fond. Imaginez un épisode de « Dawson » qui partirait en very bad trip, explosant de l’intérieur vers la science-fiction, la réflexion philosophique et l’hallucination visuelle. Ceux qui ont vu et aimé le film d’animation « A Scanner Darkly » (ou même « Las Vegas Parano ») devraient s’y retrouver pleinement. L’histoire n’est évidemment pas toujours simple à suivre, puisqu’on finit par ne plus trop savoir ce qui est vécu ou simplement perçu par les personnages en plein trip, mais l’originalité formelle dont le livre fait preuve (il s’ouvre par exemple à la verticale et non à l’horizontale) devrait suffire à séduire tous les amateurs d’artistes extra-terrestres (de David Lynch à Aphex Twin).

chateau_couv« Le Château de Sable »
Frederik Peeters et Pierre Oscar Lévy
Atrabile
22 x 29 cm
104 pages

http://atrabile.org
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Rendons à César ce qui appartient à César. Nous n’aurions jamais découvert cet album sans le commentaire d’un(e) lecteur(trice) éclairé(e) sous un précédent Coup de Bulles. Donc M. ou Mme Trebeshka, sois en remercié(e). Parce qu’effectivement ce « Château de Sable » valait sacrément le coup de s’y attarder. Treize personnes de tous âges se retrouvent sur une plage quelconque pour profiter du soleil. Mais la découverte du cadavre d’une jeune femme calme vite les velléités des bronzeurs. Surtout que le temps semble vouloir défiler plus rapidement qu’à la normale… Une course contre la montre commence. Perdue d’avance? Peeters et Lévy réussissent à faire chavirer le lecteur en l’espace de quelques pages, dès lors aspiré dans un tourbillon délétère imperturbable. On pense par moments à l’univers fantastique du romancier Dino Buzzati, qui lui aussi maniait superbement le basculement temporel à faire froid dans le dos. En tout cas, « Le Château de Sable » est une réflexion profonde et pertinente sur le temps qui nous est imparti sur cette Terre, et donc par extension sur la façon (parfois pas toujours très constructive?) dont on décide de le passer. Idéal pour les Fêtes, non?

brako« Brako »
Hippolyte
Sarbacane
22,5 x 28,5 cm
112 pages

http://www.editions-sarbacane.com
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Souvenez-vous, on vous avait dit tout le bien qu’on pensait de « L’Afrique de Papa » il y a tout juste quelques mois, et revoici déjà son auteur de retour avec un nouveau livre, dans un registre très différent toutefois. Adaptant librement le roman « Dans la peau d’un youv » de Hamid Jemaï, Hippolyte nous embarque cette fois dans une sale histoire de braquage. Quatre potes d’une cité décident de se faire un convoyeur de fonds. Tout est a priori prévu. Mais l’amitié et l’argent n’ont jamais fait bon ménage. A la limite, ce « Brako » nous a presque fait penser au « Fais Péter les Basses, Bruno » de Baru en version dramatique. Les mécanismes de l’intrigue sont parfaitement huilés et on se retrouve brinquebalé d’un rebondissement à l’autre sans pouvoir faire grand chose pour lutter. Le trait noir et perturbé d’Hippolyte peut même parfois rappeler le Larcenet de « Blast ». Pour les plus cinéphiles, imaginez donc un « Fargo » avec les acteurs de « La Haine », et vous ne serez pas très loin. Petit détail qui fait toujours plaisir, l’auteur remercie quelques bons groupes de hip hop pour la bande-son au début du livre.

tiburce_couv« Tiburce 5 – Soleil Zoreil »
Téhem
Glénat
21, 5 x 16,8 cm
96 pages

http://www.glenatbd.com
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Thierry Maunier aka Téhem est un bon pote d’Hippolyte. Les deux hommes ont notamment en commun une vraie histoire d’amour avec l’île de la Réunion. Hippolyte y réside actuellement, et Téhem en revient tout juste. Il y est d’ailleurs un auteur culte grâce à son personnage de Tiburce, sorte de cousin créole de Titeuf et du Petit Spirou. Qu’on a trouvé encore plus drôle, ceci dit. Dans ce cinquième volume, Salomé, une petite métropolitaine, emménage à la Réunion et se lie vite d’amitié avec Tiburce qui va l’initier à la vie réunionnaise. Prévoyez un éclat de rire minimum par strip. Et, en plus de faire mouche à chaque fois, les gags de Téhem pointent souvent malicieusement du doigt les clichés que véhicule notre méconnaissance de l’autre. On regrette juste de découvrir sur le tard ce drôle de petit bonhomme, mais on se rattrapera en se ruant sur les précédents tomes de ses aventures. Bref, comme dit la réclame: pour les enfants de 7 à 77 ans.

qartier-western_couv_planch« Quartier Western »
Téhem
Des Bulles dans l’Océan
20 x 27 cm
122 pages

http://www.des-bulles-dans-l-ocean.com
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Quand on aime, on ne compte pas. On remet donc aussitôt le couvert avec Téhem. Si Tiburce place son auteur dans le haut du panier de la BD jeunesse, ce « Quartier Western » prouve qu’il fait partie du haut du panier de la BD tout court. Ses personnages animaliers laissent au départ penser qu’on entre dans une histoire bien gentillette, mais on réalise vite que ces magouilles de dope, de sexe et de violence collent assez mal avec l’univers des Bisounours. « Quartier Western » est plutôt une version créole du film « Arnaques, Crimes et Botanique », très intelligemment construite et rondement menée. L’usage du créole (comme dans « Tiburce ») ne gène pas longtemps la compréhension et ancre même plutôt l’intrigue dans la réalité. Une façon intelligente de montrer que la francophonie est plus riche et variée que ce qu’on peut parfois en penser en Métropole, comme si le français parlé hors de nos frontières était un français de seconde zone. Téhem brise donc les clichés de la carte postale de la Réunion en signant un album détonnant en langue locale. Bravo!

magasin-generalt6_couv« Magasin Général- Ernest Latulippe » (Tome 6)
Loisel & Tripp
Casterman
24,2 x 32 cm
72 pages

http://bd.casterman.com
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Puisqu’on est parti dans un plaidoyer pour la francophonie, enchainons avec une tabarnak de bonne série! Régis Loisel et Jean-Louis Tripp, deux Français installés au Québec, nous tiennent en haleine depuis six tomes avec leur « Magasin Général ». Pourtant, sur le papier, le pitch n’était pas forcément ultra sexy: une petite paroisse de 200 âmes, perdue dans le fin-fond du Québec des années 1920, essaie de survivre tant bien que mal à tous les petits tracas de la vie quotidienne (froid mortel, disette, désirs inavouables, attaques d’ours…). Le tout bien sûr avec l’accent et les expressions idoines. Qu’est-ce qui rend alors cette série si passionnante? D’abord la beauté du dessin réalisé à quatre mains, avec en plus des couleurs absolument somptueuses de François Lapierre. Chaque planche pourrait carrément passer pour un tableau de maître. Ensuite la galerie de personnages, simples mais profonds, qui devient très vite attachante. Ceux qui connaissent un peu la Belle Province reconnaîtront d’ailleurs la bonne humeur communicative des Québécois. Enfin, Loisel et Tripp ont trouvé des tas de rebondissements très modernes, dont l’effet est sans doute magnifié par le décalage avec le contexte de l’histoire. Pour être honnête, néanmoins, on a trouvé ce sixième tome un ton en dessous des cinq premiers. Un peu à bout de souffle. C’est comme pour les séries TV, il devrait y avoir une loi qui interdit de dépasser trois saisons pour être sûr de ne pas finir déçu (oui, on pourrait même appeler ça, la loi des séries. Hum, pardon…). Il reste encore deux épisodes à venir. Espérons donc que la fin reviendra au niveau des débuts. Mais que cela ne vous empêche surtout pas de venir magasiner à Notre-Dame-des-Lacs, c’est le fun!

aya_couv« Aya de Yopougon » (Tome 6)
Marguerite Abouet & Clément Oubrerie
Gallimard
17 x 24 cm
128 pages

http://www.bd.gallimard.fr
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Toute règle a ses exceptions. Certaines séries parviennent en effet à faire un sans faute, et c’est le cas d’ »Aya de Yopougon ». Enfin, si ce sixième tome est bien la fin des aventures de la jeune Ivoirienne. Mais comme toutes les péripéties démarrées dans les épisodes précédents trouvent ici un dénouement, ça semblerait être le bon moment pour clore la série (pourvu que les auteurs n’attrapent pas le virus « XIII »!). Bref. Après La Réunion et le Québec, c’est à Abidjan qu’on vous emmène réaliser que la langue française peut prendre d’autres couleurs vivifiantes (certaines expressions sont irrésistibles: « La bouche d’un vieillard sent mauvais mais non ses paroles », eh, eh). Difficile de résumer toutes les aventures que vivent Aya, Bintou, Adjoua, Innocent et tous les autres habitants du quartier pauvre de Yopougon. Sachez au moins que Marguerite Abouet et Clément Oubrerie réussissent un très bon divertissement tout en décryptant la société ivoirienne actuelle (et donc un peu l’Afrique francophone par extrapolation) sans jamais tomber dans les clichés d’un bord ou de l’autre. On y parle de sujets très profonds (immigration, sexualité, poids des traditions, place de la femme…) tout en rigolant un bon coup. C’est déjà pas si mal quand on trouve l’un ou l’autre dans un album, mais quand on a les deux, qui plus est sur la longueur de plus de 700 pages au total, on peut légitimement appeler ça une grande œuvre. Et on l’offre à toute sa famille.

tardi-tireurcouche-couv« La Position du Tireur Couché »
Jacques Tardi & Jean-Patrick Manchette
Futuropolis
22 x 30,5 cm
104 pages

http://www.futuropolis.fr
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Jacques Tardi est un monument de la BD française depuis le début des 70s. Le grand public non-bédéphile l’a récemment découvert avec l’adaptation pour le grand écran de son héroïne Adèle Blanc-Sec. Mais le bonhomme a des dizaines de titres à son CV. Il a notamment adapté plusieurs polars de Jean-Patrick Manchette, un des maitres du roman noir français dans les 70s-80s, dont « La Position du Tireur Couché » est souvent considéré comme un des meilleurs livres. Martin Terrier est un tueur à gages désireux de prendre sa retraite pour retrouver son amour de jeunesse. Sauf que dans ce milieu-là non plus, pénibilité du travail ou pas, on ne vous laisse pas facilement partir à la retraite. Grand-banditisme parisien, terrorisme politique, violence sourde: tous les éléments du polar à la française sont là. L’intrigue est très fouillée, jamais prévisible. Et si la narration détachée, purement factuelle (à priori on parle de « behaviorisme » dans le jargon des gens qui savent de quoi ils causent), peut légèrement dérouter au départ, elle finit vite par accentuer la sensation de cul-de-sac vers lequel s’engouffrent tous les personnages. Un très bon et beau livre!

griffu_couv« Griffu »
Jacques Tardi & Jean-Patrick Manchette
Casterman
23,2 x 30,4 cm
64 pages

http://bd.casterman.com
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On prend les mêmes et on recommence. Pour un résultat pourtant très différent. Casterman réédite en effet cet album de 1978 où on peine à croire qu’il s’agit bien du même Manchette, puisque la narration y est radicalement opposée. On est plutôt ici dans un style parlé, très imagé, pas si loin d’un Audiard ou d’un San Antonio. Question dessin, en revanche, c’est du Tardi pur et dur. Le trait est noir, appuyé. Les gueules sont cabossées. Les vies aussi. Griffu est un conseiller juridique un peu détective privé sur les bords, dans l’esprit d’un Nestor Burma (dont Tardi a d’ailleurs aussi adapté les aventures en BD). Il se trouve embarqué malgré lui dans une guerre mafieuse où chaque camp essaie de le manipuler et/ou de le descendre. L’intrigue est ici beaucoup plus confuse que dans « La Position du Tireur Couché », on est souvent perdu sur qui fait quoi et pourquoi, mais c’est à la limite très secondaire. On lit en effet « Griffu » comme un bon roman de gare, davantage pour ses codes et ses clichés que pour son intrigue un poil convenue. Pour passer un bon moment, quoi. Et ça marche.

maria_et_moi« María et Moi »
María et Miguel Gallardo
Rackham
17 x 24
64 pages

http://www.editions-rackham.com
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La petite María et son père adorent passer leurs congés dans un village-vacances des Canaries à se moquer gentiment des touristes allemands. Des vacances normales donc. Oui. Et non. Parce que María est autiste. Donc la notion de normalité devient extrêmement relative. C’est ce que tente de faire passer avec humour et tendresse ce joli carnet de bord sans pathos. On a notamment beaucoup aimé la mise en page très libre, toute en surprise, comme peuvent sans doute l’être les réactions de María. L’autisme fait souvent peur. Ce livre permet d’un peu mieux cerner ce que vivent les gens qui en souffrent mais aussi leur entourage. « I’m unique just like everyone else » clame le T-Shirt de María sur la couverture. Et c’est vrai qu’on a parfois un peu tendance à l’oublier.

baron-samedi_couv« Baron Samedi – L’enfant de la mort »
Dog Baker
Treize étrange
17 x 24,8 cm
144 pages

http://www.glenatbd.com
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Si la vue de l’hémoglobine vous fait tourner de l’œil, évitez d’ouvrir les pages de « Baron Samedi ». Parce que le rouge est la couleur dominante de cette violente histoire de vengeance. Quelque part en Amérique du Sud (disons en Argentine, puisqu’il sera plus tard question de tango…), un petit garçon assiste à un équarrissage en règle de tout son village par des mercenaires français. Quinze ans plus tard, il décide de retrouver les coupables et de leur faire leur fête. Au cours d’une bagarre, son visage est brûlé par de la chaux vive. Il est totalement défiguré. Et décide alors de se cacher derrière un costume de super vilain: le Baron Samedi (figure empruntée à la mythologie vaudou). L’intrigue est assez classique, mais bien maîtrisée. Tous les codes du genre super-héros/super-méchants sont respectés, et vous aurez droit à votre quota de victimes en petites tenues. On n’est d’habitude par super fan du genre mais avouons qu’on s’est bien laissé prendre par l’esthétisme très soigné de cette BD. La fin laisse a priori penser que d’autres tomes suivront.  A lire en réécoutant vos vieux MF Doom donc… NB: Quelques internautes bédévores discutent fermement sur la Toile pour savoir si cet étrange auteur américain Dog Baker, à la bio pour le moins romanesque (allez chercher sur le Net, vous allez rire!), ne serait pas plutôt un fake derrière lequel se cacherait un grand nom de la BD française. Le fait qu’on ne trouve aucune trace sur le Net des médias américains cités en quatrième de couv’ nous pousse à penser qu’ils ont raison. Enquête à suivre…

Bonne lecture et au mois prochain!

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13 réponses à Coups de bulles en Décembre – L’actualité BD

  1. Guillaume 7 décembre 2010 à 9 h 17 min #

    Salut,
    toujours sympa vos conseils Bd’s, c cool!
    Par contre vous ne pouvez pas passer à coté de asterios Polyp, roman graphique de Mazuchelli qui est pour moi une des plus belles Bd’s de ces dernières années que ce soit en termes de narration et d’histoire!

  2. kalcha 7 décembre 2010 à 11 h 32 min #

    Oui, je sais, mais l’éditeur n’en avait plus pour la presse pour le moment… Et j’ai pas encore eu le temps de l’acheter… Mais de ce que j’en ai aperçu c’est clair que ça a l’air très bien.

  3. mehdi 8 décembre 2010 à 10 h 45 min #

    Comme d’hab’, c’est avec un immense plaisir que l’on découvre et lit la sélection de BD. Merci, y ‘a plus qu’à faire son choix désormais….

    • kalcha 8 décembre 2010 à 15 h 35 min #

      Merci Mehdi! Hésite pas à faire un retour ici sur les BD que tu aurais éventuellement achetées pour compléter ou ou contredire mes chroniques…

  4. Jm 8 décembre 2010 à 17 h 17 min #

    Il manque à mon sens avec ces sélections automnales, les deux sorties des grands de la bande dessinée américaines:
    Wilson de Daniel Clowes
    Toxic de Charles Burns
    Tous les 2 sortis chez Cornélius.

    Wilson l’histoire d’un sale type. A base de strips indépendants Clowes construit un tout cohérent. Un peu comme il l’avait fait dans Ice haven ou comme Seth l’a fait dans Wimbledon Green. Du niveau des classiques de Clowes que sont Ice Haven, David Boring et Ghost World.

    Pour Toxic, l’avis est moins évident attendons la suite. Mais le premier tome nous permet d’espérer un récit à la hauteur de son Black Hole (adolescence vécu comme une monstruosité, une période de mutation…) Et puis la référence à Hergé sur la couverture ne peut nous titiller.

    • kalcha 8 décembre 2010 à 18 h 02 min #

      Oui, j’avais vu la cover de « Toxic » qui m’avait bien fait de l’œil, c’est vrai, mais j’ai toujours un peu peur de me lancer dans la chro d’une série dont je ne sais pas quand elle risque de se terminer…

      Pour « Wilson », ça me branche bien, je vais me rencarder. J’ai lu plusieurs bouquins de Joe Matt récemment, et ce que tu en dis me fais penser un peu à ce même univers de losers antipathiques.

      Merci!!

      • Jm 8 décembre 2010 à 19 h 09 min #

        le Wilson de Dan Clowes est pour moi bien plus interessant que du Joe Matt. Il y a chez Joe Matt un unique traitement graphique (ce n’est pas un reproche en soi). Clowes est très fort pour utiliser des styles de dessin, de narrations différents dans un même livre. Accentuant encore plus le côté puzzle de son Wilson.

  5. Trebeshka 17 décembre 2010 à 18 h 55 min #

    Ah c’est cool si tu as aimé Château de Sable!
    Du coup n’hésite pas à te lancer sur Pilules Bleues ou la série des Lupus, c’est toujours aussi génial!

  6. Kalcha 18 décembre 2010 à 14 h 34 min #

    Oui, un autre pote m’a aussi conseillé « Pilules Bleues ». Et je précise que ça n’avait rien de sexuel… 🙂

  7. Francky 01 21 décembre 2010 à 10 h 14 min #

    Hello.
    C’est grâce à l’excellent site leguidemusical.com que je vous ai découvert !
    Frederik Peeters « Château de sable » : Pour moi, avec le Burns, c’est LA bd de l’année. Déjà l’an passé, ilavait été n°1 de mon top BD avec le Lynchéen, onirique et bizarroïde « Pachyderme ». F.Peeters est MON auteur contemporain préféré, capable d’alligner chef d’oeuvre sur chef d’oeuvre, seul ou avec des scénaristes différents. Les séries : « Koma » 6 volumes , « Lupus » 4 volumes, « R.G » 2 volumes. Mais aussi ses one shot comme le devenu classique « Les pilules bleues », « Ruminations » (compil de dessins de 1997-2007), « constellation » (mimolette L’Association »), etc…Un génie de la B.D je vous dis, et je pèse mes mots.

    Mes divers posts sur lui :
    http://muziksetcultures.over-blog.fr/article-chateau-de-sable-f-peeters-essais-de-couv-58221876.html
    http://muziksetcultures.over-blog.fr/article-52494949.html
    http://muziksetcultures.over-blog.fr/article-52494951.html
    Et d’autres encores….Bref. A + +

  8. dindin 25 décembre 2010 à 19 h 45 min #

    je ne connais que très eu l’univers de la BD, mais je viens de découvrir Blacksad, dont j’ai immédiatement dévoré les quatre premiers albums. Je trouve que ce duo d’hispanique a vraiment réalisé un travail formidable, tant dans les scénarii très bien ficelés que dans les illustrations vraiment exceptionnelles. j’attends avec impatience la sortie du cinquième

  9. Adrien 28 décembre 2010 à 10 h 39 min #

    Belle sélection de la rédac’ de Mowno, à laquelle j’ajouterai l’excellent roman graphique « Trop n’est pas assez » de l’autrichienne Ulli Lust, paru aux éditions Ça et Là le 19 Novembre. Soit le road trip de deux jeunes punk à travers l’Italie au mitan des années quatre-vingt.

    Bonne continuation. Un de vos fidèles lecteurs.

    • Kalcha 28 décembre 2010 à 14 h 04 min #

      Oui, ce “Trop n’est pas assez” m’a fait de l’œil aussi, mais pas le temps de tout lire (malheureusement)!! Je vais rajouter ça à ma liste… 🙂

      Merci pour les retours en tout cas, ça fait super plaisir!!

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