Lysistrata, jolis momes…

Lysistrata, jolis momes…

C’était à la fin des vacances d’été, au Domaine de Saint Cloud. Au milieu des têtes d’affiches internationales et d’autres groupes découvertes, Lysistrata traînait ses Van’s dans les allées de Rock en Seine en attendant de piquer une nouvelle aiguille sur la carte de ses nombreux concerts. Durant les semaines qui ont précédé, le trio de Saintes n’a cessé de recruter de nouveaux fans, de plus en plus nombreux suite au nouvel Ep sorti pour concrétiser définitivement son parcours sous l’aile du prix Ricard. Une étape totalement assumée et bénéfique qui appartenait déjà au passé dans les têtes de ces trois gamins de vingt balais, impatients de dévoiler au monde un premier album à sortir chez Vicious Circle, reflet de toute leur authenticité, comme de leur imperméabilité au buzz. Car Lysistrata a beau avoir été monté en épingle par l’ensemble des médias musicaux, chez lui continue de ne résonner que des notions de plaisir et de spontanéité, et de brûler cet ardent désir de faire les choses bien dans la rigolade. Un délire de cet âge certes, mais qui a pourtant rarement caché tant de maturité et de clairvoyance. C’est sûr, ces mecs iront loin. Rencontre.

Beaucoup vous considèrent comme un espoir du rock hexagonal, alors que vos influences à la fois math rock, post rock, post hardcore ont déjà été maintes fois exprimées par d’autres groupes, si ce n’est plus expérimentés, plus vieux en tous cas. Comment expliquez-vous cela ?

Max (basse) : On découvre un peu tous les jours que notre musique plait. Nous, on pensait être dans une petite niche. Je pense que l’énergie, le côté un peu frais et jeune touche des gens qui n’écoutent pas du tout ces genres indés, que ce soit du noise rock, du post hardcore ou du punk. Pour eux, c’est plus accessible qu’ils ne l’auraient cru.
Théo (guitare) : Peut-être que, pour eux, on a des gueules de mecs cools et donc qu’on est plus accessible. Je ne sais pas.
Max : Il y a des gens, on ne comprend même pas pourquoi ils kiffent. Tant mieux, clairement ! Comme lors de la tournée Ricard ou le public n’est pas chaud du tout mais pourtant on arrivait quand même à en choper. Nous, on se disait qu’on s’en branlait, que si on arrivait à en choper deux par soir, on avait tout gagné. Les mecs regardent tes influences, voient Fugazi, et ne savent pas ce que c’est parce qu’ils écoutent du Møme à la base.

Beaucoup de représentants de la scène underground restent volontairement à l’écart des concours ou tremplins qui ont récemment contribué au buzz dont vous bénéficiez. Finalement, vous êtes un peu la preuve qu’on peut savoir se vendre sans écorcher son éthique non ?

Théo : C’est vrai que Ricard ou les Inouïs peuvent être affiliés à quelque chose de commercial, mais on s’en fout, on se dit que c’est de l’expérience en plus. On estime qu’on a jamais vraiment vendu notre cul, qu’on ne le fera jamais. On fait juste ce qu’on aime, et on se fout du reste. On bosse avec gens qui aiment le projet, qui sont honnêtes avec nous, et c’est le plus important.
Ben (batterie) : On était aussi assez curieux de faire cette tournée Ricard avec Møme et Mai Lan alors qu’on est un groupe de rock assez énervé. On voulait voir ce que ça donnait, même si le public n’allait peut-être pas kiffer.
Max : On ne s’est jamais dit que ce n’était pas pour nous, que c’était des connards ou je ne sais quoi. La preuve, ils nous ont pris alors qu’on ne s’y attendait pas du tout. Personnellement, j’étais ultra content, pas parce que c’était mon groupe, mais juste du fait qu’ils prennent un groupe dans cette veine là. C’est symbolique. C’est un peu con de se dire que le mec qui écoute de la techno ne peut pas découvrir Lysistrata. Si tu n’arrives jamais à leur faire découvrir ça, que tu ne rentres jamais dans ces milieux tout en ne vendant pas ton cul ou en faisant des trucs que tu n’aimes pas, le mec n’écoutera jamais ta musique et ne découvrira jamais rien d’autre.

Pourtant, il parait que vous ne vouliez pas gagner le prix Ricard Live. Pourquoi ?

En fait, ce qui nous embêtait, c’est qu’on s’est constitué une team avec des gens qui sont arrivés au coup de coeur à chaque fois, qu’on n’est jamais allé chercher. Et là, une grosse équipe qu’on ne connaissait pas est arrivée. On ne savait pas ce qu’ils avaient envie de faire, quelles étaient leurs idées, ils ne te connaissent pas personnellement… Donc on était méfiant, même aux premières dates, on avait peur de s’être engagés dans un truc de merde. Mais ça n’a pas été le cas du tout, ça a été hyper cool.
Théo : On a reçu des messages de gens qui nous reprochaient de faire Ricard alors qu’ils sont les premiers à se plaindre d’écouter de la merde à la radio. Je pense que si demain Papier Tigre passe sur Virgin, ils seront contents. Encore une fois, un mec qui écoute Shakira peut aussi nous écouter s’il en a envie. Faut pas être nazi comme ça… La musique est quand même un milieu où il faut être ouvert d’esprit.
Max : On a fait tout ça mais ce n’est pas pour autant qu’on a modifié nos compos, on a fait les sets les plus violents qu’on pouvait pour Ricard. On a tout mis à fond, et on s’en foutait. On s’est dit : si le public se barre on s’en fout, si on en chope deux c’est cool.

Vous évoluez dans un domaine où il y a quand même pas mal de bas du front…

Théo : C’est pour ça que c’est important de bosser aussi avec des gens honnêtes, abordables et cools, qui viennent à toi.
Ben : Pas mal de gens pensaient aussi qu’on allait signer chez un gros label comme Universal pour l’album. Et bah non ! Là on a justement l’impression de revenir un peu chez nous : les tremplins sont finis, les Inouïs ce ne sont qu’une poignée de dates en octobre…
Max : On a notre petit label (Vicious Circle, ndr), on fait notre truc, on connait les mecs, et c’est une super team. On ne se dit pas ‘wouah, c’est le patron du label‘. On boit des bières, on se sent en famille, on s’y sent bien.

Vous avez donc tourné avec Mai Lan et Møme, deux artistes à des années-lumière de votre univers. Comment ça s’est passé ?

Ben : Mai Lan, je ne sais pas si c’est vraiment une découverte. Bon, Møme, c’est clairement du playback hein (rires), on s’en est aperçu sur le premier live à Paris, au Trabendo. Je suis allé voir Théo pour lui dire que le mec était en train de taper sur ses machines et que rien n’était en rythme. Jeremy est très gentil, mais… Les jeunes qui vont en boite sont complètement fous devant ce truc, mais le mec tape un solo sur une gratte et fait quinze fausses notes (rires).
Théo : Tout le monde était sympa. Mai Lan, je n’ai pas trouvé ça si nul que ça au final. C’était vraiment un live, il y avait quelque chose d’intéressant, il y a une dimension. Je m’attendais plus à être surpris par Møme, et en fait je l’ai plus été par Mai Lan. Elle chante hyper bien, elle est hyper sympa. Møme, tu as plein de machines chères, des lasers, de la fumée, et voilà.
Ben : Ouais, c’est un peu la fête à la saucisse (rires). Il dit toujours les mêmes choses entre les morceaux… Notre ingé nous disait que c’était tout le temps comme ça dans ces milieux là. Nous, on était outrés, on était limite à s’engueuler. Avec le recul, c’était trop drôle.
Ben : On a un peu fait fixette là-dessus pendant toute la tournée. On s’en bouffait les doigts. Les gens sont à fond, payent leur billet, alors que le mec ne fait rien.
Max : C’était marrant. Un jour ou on était au merch à côté de lui, un de ses fans est arrivé et lui a dit que c’était cool de caler des petits groupes de rock en première partie pour qu’ils fassent leur première scène. Il lui a répondu qu’on avait fait beaucoup plus de concerts que lui, et que c’était seulement sa première tournée officielle à lui. Le mec était tout surpris.
Théo : Nous, on aime jouer devant des gens qui ne nous connaissent pas, quand ça passe ou ça casse.

Est-ce que vous vous sentez un peu dépassés par cette médiatisation soudaine ?

Non, parce qu’on gère ça avec l’équipe que l’on a derrière nous, notamment avec notre tourneur/manager avec qui on discute beaucoup. Ça ne nous dépasse pas, on reste maitre de ce qui se passe autour de nous. Si tu fermes les yeux, tu peux vite vriller.
Max : A part les dates, aucune décision n’est prise sans nous. Charles nous connait, il sait ce qu’on aime, ce qu’on n’aime pas, ce que l’on ferait ou non. Il y a eu le Ricard qui s’est très bien passé, maintenant l’album sort chez Vicious, chez Ideal Crash en cassette, chez Luik au Benelux… Tout se passe bien, c’est la famille, c’est cool.

Juste avant vous, je parlais avec Ben Bridwell de Band of Horses qui me disait que la chance qu’il a eu est de ne pas avoir commencé à 18 ans, et que ça lui a permis de ne jamais prendre la grosse tête. Etant donné votre âge, avez-vous conscience de ça, des pièges dans lesquels vous pouvez tomber ?

Théo : On est des gros fans des groupes des années 90, que ce soit Sonic Youth, Fugazi, Karaté… On a des bons exemples. Nous, jamais on s’est dit que dans quatre ans on allait jouer à Rock en Seine. Comme dit Ben, on est un groupe de weekend à la base. Les études c’est cool, mais on aime la musique, on a envie d’en faire…
Ben : Des fois, j’ai l’impression d’être un peu spectateur quand je rentre dans les espaces VIP des festivals. On est là, les mains dans les poches, on ne s’y habitue pas trop. On en rigole, on fait du son à burne et voilà.

Vos débuts étaient uniquement instrumentaux. Comment la voix s’est-elle imposée peu à peu ? D’ailleurs, quasiment tous les morceaux du prochain album sont chantés…

Théo : Avant, on n’osait pas trop la voix en fait. Puis les morceaux nous ont progressivement donné envie d’en mettre, des textes nous sont venus…
Max : Puis quand tu commences, tu as envie d’en caler partout, même si ce n’est que 20 secondes sur un morceau.
Ben : Au début, on écoutait du Highlight Tribe et du Pink Floyd, donc au niveau culture musicale, bon… (rire) Depuis, on a découvert plein de trucs, le post punk, les années 90, et là tout a changé. Quand on est tombé sur une vidéo d’And So I Watch You From Afar, on a trouvé que c’était le meilleur groupe du monde.
Max : On faisait des riffs et, on était parfois tellement à bout en live qu’on avait envie de gueuler. Donc on a calé des paroles, puis de plus en plus, et voilà, mais sans tomber dans le cliché du couplet/refrain.

Les choses se concrétisent peu à peu : vous venez aussi de signer avec un tourneur canadien. Du coup, quand comptez-vous vous rendre outre Atlantique ?

On va aller jouer au SXSW en mars à Austin. Et l’idée, c’est de faire une semaine au Canada dans la foulée. Le tourneur nous avait vu à Québec, on a trop kiffé, le public est trop cool. Bon, c’est les line checks à l’américaine, c’est bâclé en cinq minutes…
Ben : Ouais, c’est ça, on jouait trente secondes après que j’ai installé ma dernière cymbale (rire).

Il y a une différence de production entre l’Ep, un peu plus produit, et le premier album beaucoup plus brut. Pourquoi ce choix ?

Max : En fait, l’Ep est sorti pour Ricard, et on l’a enregistré dans des conditions peu habituelles pour nous qui enregistrons plutôt live. Là, on a fait chacun nos parties, deux jours pour enregistrer quatre titres… On a laissé carte blanche à Romain, on l’a laissé faire ce qu’il maitrisait, on l’a mis à l’aise. On a avancé un peu dans l’inconnu côté son. Le Ep sonnait super bien mais il ne nous rassemblait pas trop, il n’y avait pas le côté organique du live. C’était notre avis, mais aussi celui de tout notre entourage.
Théo : On était quand même assez content de ‘Small Box’ qu’on a clippé, donc c’était quand même cool. Il y a aussi ‘Sugar & Anxiety’ qui sonne vraiment mieux sur l’album. Pour ‘The Thread’, il y a des pains, mais on a jamais fait plus de trois prises. On a rajouté des petits trucs après, mais on voulait vraiment garder la spontanéité du truc. Donc on trouve que ça sonne vraiment mieux.
Ben : Papier Tigre avait déjà enregistré au Black Box et ils nous ont filé ce conseil. Ils nous ont dit que si au bout de trois prises on n’avait toujours pas la bonne, il fallait prendre la première, même s’il y avait des pains. Et c’est exactement ce qu’on a fait.
Max : Aussi, on l’a enregistré avec Michel Toledo qui fait notre son sur scène et qui nous a pas mal conseillé. Il connaissait un peu le studio, les mecs, et il nous a poussés à aller là-bas.
Théo : On a enregistré en analogique aussi, et du coup ça rend le son Ricard plus froid. Là, tu sens que les lampes chauffent. On a aussi fait le mastering avec eux, pendant six heures dans une pièce où ils nous ont tout expliqué. On ne savait pas en quoi ça consistait avant. Pour Ricard, ça a été fait à New York par des mecs qui ne te connaissent pas. On a reçu un master A, un master B, et on a dû choisir. On n’était pas avec les mecs derrière les machines.

Deux titres se démarquent particulièrement sur ‘The Thread’ : ‘Reconciliation’, assez retenu si ce n’est son passage décousu en plein milieu, et ‘Dawn’ lui aussi assez expérimental comparé au reste. Quelle volonté se cachait derrière chacun d’eux ?

‘Reconciliation’, il s’appelait ‘Kill Kill Kill’ avant, et il était vraiment différent, plus dans le style Battles. On l’a complètement refait en studio.
Ben : On voulait vraiment retranscrire ce côté stressant, avec les paroles qui se répètent, un truc qui explose, et cette longue montée qui s’arrête et qui cause un peu de frustration. Ce morceau est assez intense, avec un format qui n’est pas pop du tout. ‘Dawn’ arrive juste après pour un peu calmer les choses. On l’a fait en studio lui aussi.
Théo : ‘Dawn’ est important pour enchainer sur le dernier morceau qui est assez lourd.
Max : On a aussi pensé au double vinyle parce que ‘Dawn’ ferme la deuxième face, et laisse tout le dernier morceau occuper la troisième, vu qu’il fait douze minutes. Ce sont les résultats de trucs qu’on a essayé. Quand on est arrivé en studio, il y avait des pédales de partout, ils sont sortis sur le moment. Pour ‘Dawn’, on voulait une transition, une sorte d’interlude.

On assiste souvent à l’éclosion d’artistes à partir d’albums ou d’eps, qui doivent ensuite concrétiser tant bien que mal sur scène. Vous, c’est l’inverse. Est-ce que vous vous sentez plus en confort dans cette position ? Quelles sont les difficultés que vous avez à retranscrire sur disque l’énergie débordante de vos concerts ?

Ben : Par définition, en studio tu n’as pas le public qui te galvanise, ni un son massif dans les oreilles via les retours. On essaye de sonner le plus live possible, en jouant sans clic, tous ensembles.
Théo : Pour nous en tous cas, le studio n’est pas un exercice facile. Comme le dit Ben, on n’est pas en situation, tu es juste avec tes potes face à un mur. Il faut vraiment voir ça comme un travail sur ton projet, il faut apprendre à jauger, à faire la part des choses entre le côté live et un minimum de production. Le plus compliqué, c’est ça : garder son propre son tout en sonnant organique.
Max : Pour ‘Sugar & Anxiety’ par exemple, on ne s’est pas fixé de longueur, même si on savait qu’on avait des limites imposées par le vinyle notamment. C’est pour ça qu’on a fait un double alors que ça devait être un simple à la base.
Théo : C’est aussi pour ça qu’on voulait enregistrer avec notre sondier, qui nous connait en live, qui a fait les résidences avec nous. On était juste tous les quatre, c’était très intime.
Max : On est beaucoup plus à l’aise comme ça que si on faisait des putains d’albums bien ficelés avec lesquels on se retrouverait complètement bloqués en live. Nous, quand on sort de scène, on est content, on boit une bière, on ne fait pas directement des réunions comme certains groupes avec leur manager. Du moment qu’on s’est amusé, qu’on a pris notre pied, c’est le principal.

En reprenant ‘Asylum’ et ‘Sugar & Anxiety’, vous n’offrez finalement que 5 nouveaux titres. D’ailleurs, replacer d’anciens morceaux sur un nouveau disque est un peu une habitude chez vous. Pourquoi ne pas aller plus loin dans la générosité ?

Ben : Disons qu’on n’était pas vraiment satisfait de ce qu’on avait sorti avant.
Théo : On a vraiment pris en considération le côté officiel du premier album, donc on avait envie que les morceaux phares soient dessus. Du coup, ‘Sugar & Anxiety’ et ‘Asylum’ ressortent dessus parce que ce sont un peu nos ‘tubes’ et qu’on voulait les proposer avec un vrai son.
Max : ‘Sugar & Anxiety’ change un peu, il y a de nouveaux arpèges, il évolue un peu. Que ceux qui en attendaient plus se rassurent : des albums, il y en aura plein (rire).

Est-ce que l’apprentissage des titres en live, et leur évolution qui va de pair, est également une explication à cette tendance à ne pas dévoiler trop vite de nouveaux morceaux ?

Théo : Oui ça joue aussi. En live, tu peux très vite te rendre compte du rendu de tes morceaux et donc ça te pousse à les retravailler. Ceux qui nous ont vus au Nouveau Casino ne vont pas entendre forcément les mêmes morceaux aujourd’hui. Le live, c’est une très bonne école.
Max : Ce n’est pas comme si on sortait un deuxième album avec des redites. Là, c’est le premier, sachant que l’Ep Ricard n’était pas forcément prévu dans l’emploi du temps et qu’on ne le voyait pas vraiment comme une sortie officielle.
Théo : Nous, on avait déjà la tête à l’album. Donc quand Ricard est venu se greffer, on a été obligé de sortir un truc avec eux.

Il faut s’attendre à une suite rapidement du coup ? A un album de 12 titres plutôt qu’à ce qu’on pourrait plus communément appeler un mini album ?

Max : On ne pourrait pas, sinon il durerait une heure et demie (rire). Non, quelques bribes de nouveaux morceaux viennent aux balances, il y en a un qui commence à se caler. Ce serait cool qu’on reparte au Black Box pour sortir un album tous les ans. Puis, il y a les Etats Unis à Austin, le Canada, peut-être le Japon, on va aussi à Tahiti, donc il y a deux ou trois trucs qui se lancent.

On ressent beaucoup de liberté quand on vous écoute. Dans quelle direction voyez-vous évoluer Lysistrata ?

Ben : Il y aura peut-être des morceaux un peu plus pop…
Max : Avec des claps électro, et pas de guitare (rire)
Ben : Le tout produit par Møme (éclat de rire général).

Toutes les photos sont de Rod Maurice / Lame de Son. Merci à lui.

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