Interview – Wax Tailor préserve son but

Depuis quelques années, Wax Tailor est une figure incontournable de la scène électro-hip hop.  Avant la sortie de son nouvel album «In The Mood For Life» fin septembre, nous l’avons rencontré à l’heure du petit déjeuner. Disponible, franc, passionné autant que passionnant, c’est un artiste plus que jamais combatif qui répond à nos questions.

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Nous t’avions rencontré en novembre 2007 pour un blindtest. Quel a été ton parcours depuis cette date?

Je pourrais résumé en deux temps: j’ai tourné et j’ai fait du studio. On a fini la tournée « Hope & Sorrow », on a beaucoup voyagé avec plus de 150 dates en France, aux Etats-Unis, en Asie, en Europe. En France, on a fait un Olympia, pas mal de festivals et je pense que c’est là que beaucoup de choses se sont passées. Le fait d’être sur la route et de défendre le truc, moi je crois beaucoup à ça en fait. Et à partir de l’été dernier, on a arrêté la tournée, et je me suis remis en mode studio. J’ai fait quelques dates à l’étranger quand même, mais je me suis vraiment mis à bosser sur le nouvel album jusqu’au printemps dernier.

Quand tu commences à préparer un album, te fixes-tu une date d’échéance?

J’essaie. Mais je crois qu’en mon for intérieur, je sais que ça ne va pas le faire. En fait, je m’étais dit que j’essaierais de le finir pour fin janvier en me disant qu’il sortirait en septembre. Je ne voulais pas avoir la corde au cou, avec une maison de disques qui te dit qu’il faut que ça sorte à une date précise. Donc finalement je l’ai terminé début mai, j’étais bien à la bourre…

wt2Quand tu prépares un album, est-ce que tu choisis une ligne directrice? Est-ce que tu rentres en studio avec des idées?

Oui, je rentre avec des idées. La musique, j’en fais quasiment tout le temps, en tournée, mais aussi quand je reviens. Je pose mes valises un jour ou deux, je vais brancher mes machines et faire du son. Pour moi, c’est un peu comme un sportif qui n’est pas en compétition, mais qui fait du décrassage. Je ne pars pas en me disant que je vais faire des morceaux. Ça m’arrive de bosser 4 ou 5 heures, d’avoir une maquette et de couper les machines sans sauvegarder. C’est presque pour garder des automatismes. Puis de temps en temps, je fais des maquettes que je trouve intéressantes, que je mets de côté. J’ai alors besoin de laisser mûrir le truc et de voir ce que ça va donner. Mais ce ne sont pas des vrais temps de création avec un but précis. Après j’ai besoin d’un temps où  je me dis: là je fais un disque. Ce n’est pas pareil. Et là, d’entrée de jeu, je commence à bien réfléchir à ce que je fais, à recouper, recentrer et me dire: qu’est-ce que j’ai envie de faire? Là par exemple, j’avais un petit goût amer sur les cordes du deuxième album dans le sens ou j’aurais aimé faire plus de travail sur les arrangements. Et pour plein de raisons, faute de moyens, de réflexion, il y avait beaucoup de choses que je n’avais pas gardées. Là, je me suis dit que je voulais aller beaucoup plus loin. C’est ce que j’ai fait, et du coup c’était une approche complètement différente car je suis, en général, beaucoup dans un travail de pré-production avec le sampling, avec des sons qui sont déjà en place. Et comme je travaille en pré-prod, c’est souvent le son qui dirige la mélodie. Par exemple, je prends un sample, parfois court, donc tu vas pas faire des nappes ambiantes avec un son court. Je vais plutôt commencer à construire autour. Et là, c’est souvent l’inverse qui s’est produit. Je me suis réveillé en mode: je sais ce que je veux, donc je chope un clavier, je joue ce qui me vient, et tu te retrouves avec une démo à la Richard Clayderman! (rires) C’est super bizarre parce que tu dois la faire écouter à des gens avec qui tu veux collaborer, genre Voice, en lui disant: désolé, mais t’inquiète pas, ce sera bien à la fin (rires). Bref, ça a été une façon bien différente de travailler. Et pour en revenir aux cordes, la difficulté a été de trouver les gens avec qui travailler, écouter des disques, aller fouiller, poser des questions, trouver le bon ingé, aller prendre un café avec lui et discuter de la voie à suivre, trouver la bonne paire de musiciens pour le faire, etc… Et comme il y a beaucoup de titres avec des cordes sur l’album et que ce processus arrivait en fin de création, c’est comme si tu retirais l’échafaudage avec la peur d’avoir raté la façade. Tu te dis que si ça marche pas, ça va pas le faire. Heureusement on s’est retrouvé en studio, et j’ai eu un bon feeling. Je me suis retrouvé ensuite chez moi, en mix, avec les cordes réenregistrées, et j’ai passé deux semaines avec parfois 24 pistes de cordes. Franchement, c’était de l’apprentissage car ce n’est pas ma méthode de travail habituelle. Quand tu travailles à base de sampling, quand tu vas en studio, c’est les ingés qui peaufinent tout, avec parfois quelques déconvenues. Là, c’était inverser la vapeur. Et autre chose que je voulais pour cet album, c’était provoquer des rencontres. Je me suis dit que j’allais encore faire des featurings, mais je voulais autre chose, et les gens que j’ai invités ont vraiment joué le jeu. Par exemple, j’ai dit à Voice que je voulais refaire quelque chose avec elle, mais pas sur le même mode, plutôt la faire collaborer avec une chanteuse folk. Faire collaborer aussi Mattic et Charlotte Savary sans que ça fasse cliché pour l’un ou pour l’autre.

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Quand nous t’avions rencontré, tu nous disais que tu te laissais une grande liberté au niveau du sampling. Est-ce toujours le cas?

Oui, et je peux te donner un exemple. Sur l’album, à cause du morceau «No Pity», je me suis fait plomber à la chevrotine. Là, pour le producteur-éditeur, je ne suis pas crédité comme compositeur sur ce titre. Non pas que je ne le sois pas, car en mon for intérieur je sais ce que j’ai fait. Mais ce n’est que du business, et là-dessus mon propos n’a pas changé. Donc avant, j’avais du mal à digérer, je me disais qu’il y avait un déni d’artiste, un déni de travail artistique. Mais en fait même pas, c’est qu’ils veulent du blé, c’est tout. Donc l’éditeur est arrivé, il a dit: si tu veux utiliser le sample de Jackie Wilson, c’est 100% et c’est tant sur le master. Je me suis fait arracher, mais je l’ai fait quand même. On me demande 5000 euros pour un titre, plus 100% du publishing, donc en gros je toucherai jamais rien. Mais voilà, je le dis franchement, pour moi c’est un sacerdoce et je ne lâcherai pas le morceau. J’ai trop bavé sur les mecs qui ont revendu leur sampleur pour acheter un expandeur pourri.

Tu as appelé cet album «In The Mood For Life», clin d’œil au cinéma. Peux-tu nous expliquer ce choix?

Ce n’était pas le titre originel, j’avais d’autres choses en tête. On en parlait tout à l’heure, ça m’aide dans mon processus de création d’avoir un titre en tête, ça me met dans un état d’esprit. J’étais pas parti là-dessus, j’étais parti sur un truc trop didactique et finalement «In The Mood For Life» résumait bien l’état d’esprit dans lequel j’étais. En même temps c’est bizarre, car il me semble qu’il n’est pas bien perçu aujourd’hui. Il y a plein de gens qui me disent que c’est bien, qu’il est très positif. Ce n’est pas du tout comme ça que je le vois, c’est pas guilleret. Pour moi, c’est beaucoup plus combatif. «In The Mood For Life», c’est être d’humeur combative face à la vie. Il y a plein de niveaux d’entrée, un niveau personnel, un niveau en tant qu’artiste, en tant que citoyen, en tant qu’individu. Quand je me réveille au quotidien, je me sens pas artiste mais citoyen, parce que je suis en colère, quand j’allume la télé ou que j’écoute les infos et que je vois ce qui se passe. En plus, politiquement depuis un an et demi, je suis un peu en mode pitbull. Je dis pas que j’ai fait un album politique, ce n’est clairement pas le propos, c’est juste un ressenti personnel qui fait que j’en ai marre de l’attentisme, de l’apathie générale. Si on considère que tout est perdu d’avance, c’est leur laisser le champ libre. Après plusieurs années de carrière, j’ai toujours cette boulimie. Si je me lève à 7 heures tous les jours, c’est pour ça, c’est une passion dévorante. «In The Mood For Life», c’est tout ça.

Tu as eu une expérience au cinéma en composant un titre et des remix pour Klapisch. Qu’en retiens-tu et aimerais-tu recommencer?

J’ai fait toute la B.O d’un documentaire en 2005 qui s’appelait «Voyage Au Tibet Interdit» et ça a été une première vraie grosse expérience parce qu’on m’avait donné carte blanche. C’était de la bande semi-originale puisque le film était déjà tourné. J’aurais aimé être plus dans le processus. Ça m’a permis de comprendre une nuance. Tu vois, quand les gens me disent que ce que je fais fait très «musique de film», la nuance c’est que quand je fais un album, c’est moi le réalisateur. Les musiciens, ce sont les acteurs, il y a un côté plus «première ligne». Alors que quand tu fais la musique d’un film, il y a certains morceaux qui vont avoir une part prédominante et d’autres qui sont plus en toile de fond, qui sont plus au service d’un dialogue. En tous cas, ce fut une première expérience super enrichissante. L’expérience avec Klapisch était intéressante mais pour d’autres raisons. Humainement, parce que le mec est vraiment bien, parce que j’ai aimé la façon dont ça s’est passé, que ça m’a permis de faire une journée de studio avec lui, et que j’ai pu voir comment se passait la post-production d’un film. En même temps, ça m’a rassuré de voir un type qui après 15 piges dans le métier a toujours cette volonté de tout contrôler, aussi méticuleux, comme moi je peux l’être. Et puis il a aussi ce côté têtu comme moi, donc on s’est pas mal pris la tête, mais dans le bon sens du terme. Personnellement, j’ai beaucoup de propositions pour le cinéma. Mais tant que je suis sur la route, c’est compliqué. Ca commence à mûrir dans mon esprit, il faut que je me sente capable de faire quelque chose d’intéressant, que je sois en adéquation avec le projet. Je n’ai pas une très grande palette. Je ne suis pas Bernard Herrmann, je ne suis pas capable de faire n’importe quoi.

Tu as beaucoup de guests sur cet album, notamment qui viennent de New-York. Est-ce pour cette raison que tu as enregistré «In The Mood For Life» entre Paris et New-York?

C’est plus une histoire d’aller-retour, de gens avec qui tu travailles. Je suis allé jouer à New-York l’automne dernier, j’ai rencontré Sarah là-bas, le truc s’est fait comme ça. Après je chope les gens où ils sont, un peu comme je peux, toujours en mode système D. Après, New-York est une ville qui m’envoie pas mal de choses, en termes d’énergie. Et puis musicalement, j’ai un peu toutes les bases là-bas.

wt4Comment invites-tu tes guests? Par exemple comment s’est faite la rencontre avec Charlie Winston?

L’histoire avec Charlie, c’est que je l’ai rencontré à l’automne dernier par l’intermédiaire de notre label. A l’époque, il était encore inconnu. On a déjeuné ensemble et humainement ça s’est très bien passé. J’avais déjà écouté quelques anciens titres à lui, ça ne m’avait d’ailleurs par retourné plus que ça. Quelques mois plus tard, j’avais un titre prêt et je cherchais un chanteur avec une voix soul mais pas dans le genre Motown, une voix plus rugueuse. J’ai demandé à plusieurs artistes, qui pour diverses raisons n’ont pas pu, et puis j’ai pensé à Charlie. Au même moment, on m’a donné la promo-copy de ce qu’allait être son album et là je me suis dis qu’il y avait quelque chose à faire. Je suis pas à fond sur tous les titres mais, vocalement, il y avait un vrai truc. Je l’ai contacté, et il a été OK tout de suite. On s’est vu une journée début janvier et, au lieu de travailler, on a discuté. C’était juste avant la sortie de son album. On a décidé de se recaler une date mais, entre temps, l’album est sorti avec le succès que l’on sait, et je ne pensais pas qu’on se reverrait pour travailler. Finalement, on s’est retrouvé en studio et j’en garde un très bon souvenir. C’est un mec qui a du talent, qui est gentil, ce qui ne gâche rien. Je te raconte ça parce que j’ai vraiment galéré sur ce disque pour les guests. Autant pour «Hope & Sorrow», peut-être par chance, tout avait été fluide, que ce soit avec Sharon Jones ou Ursula Rucker par exemple. Là, j’en ai bavé. Je me suis pris des portes dans la gueule. Mais je ne regrette pas. Tout est une question de relations humaines et quelqu’un comme Charlie te démontre que tu as raison d’agir de la sorte, que tout est une question d’état d’esprit.

Charlotte Savary est une nouvelle fois très présente sur cet album. Pourrais-tu revenir sur votre collaboration qui dure depuis déjà plusieurs années?

Charlotte, c’est un caméléon. Elle a un projet parallèle qui s’appelle Felipecha, c’est de la chanson française, qui n’a rien à voir avec ce que je fais. Son premier album, c’était de l’électro-pop. A chaque fois que tu lui donnes une musique, tu as le sentiment qu’elle vampirise le truc, dans le sens où elle l’interprète en se mettant dans le rôle. Moi, j’ai le sentiment que quand je suis dans un tempo plus mélancolique, elle comprend tout de suite où je veux en venir. Elle a du talent, elle est super bosseuse, c’est une crème, c’est vraiment une super belle rencontre. Peut-être qu’un jour on arrêtera de bosser ensemble parce qu’elle n’aura plus le temps, mais elle restera une amie. Notre relation va au-delà de la musique. En plus, je trouve qu’avec le temps, elle évolue techniquement, mais elle gagne surtout en sensualité, elle assume plus de choses, elle est plus dans l’émotion. C’est un vrai plaisir de travailler avec elle.

Un titre comme «Leave It» s’inscrit dans un revival sixties très en vogue aujourd’hui (Aceyalone & The Lonely Ones, The Dap Kings, Amy Winehouse, Nicole Willis). Quel est ton regard sur cette tendance, toi qui avais déjà invité Sharon Jones, Ursula Rucker et Voice sur ton précédent album?

Je mettrais un peu deux familles là-dedans. Je me sens plus proche d’un Mark Ronson sur ce coup là. Dans le sens où un Raphael Saadiq par exemple, son disque est super bien foutu, mais je ne suis pas très client parce que je trouve que ça sent la recette à plein nez. On a voulu le faire sonner ultra sixties, mais je trouve que ça ne fonctionne pas, on sent le vernis. Alors que les Dap Kings, on y croit à fond. C’est pour ça que je te dis que pour moi, il y a deux familles. Il y a d’une part ceux où, si on te disait que ça a été produit en 73 ou en 69, tu pourrais y croire. Et puis il y a les gens à la Ronson, qui sont des gens ultra trauma, qui assument le truc, qui prennent tous les éléments, tous les codes d’une époque, mais qui par contre ont une production vraiment actuelle. Pour «Leave It», j’ai demandé à Dionne Charles tous les clichés Motown, mais j’ai fait une programmation moderne, avec un drum exempt de l’étoffe 60/70, plus dans les codes actuels. Mais pour en revenir à ta question, quand c’est bien fait, je suis super content d’entendre tout ça. Tant que ce n’est pas un argument marketing… Cela va de paire avec une conjoncture où les gens veulent voir des artistes de scène également.

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Le titre «Sit & Listen» fait penser à des morceaux de Dj Revolution ou des disques de turntablism. Est-ce une influence pour toi?

C’est cool que tu me parles de Dj Revolution parce que, quand on me parle d’influences ou de proximité musicale, on me parle souvent de DJ Shadow, de RJD2, alors que ce sont des gens qui ne m’ont jamais influencé, même si j’aime leur musique. Moi j’écoutais du hip hop, j’écoutais de la soul, on a les mêmes fondamentaux. Quand j’ai tourné avec RJD2, on a halluciné parce qu’on écoutait les mêmes choses, et c’est ça le vrai point commun. Après, un mec comme Revolution, c’est un monstre, techniquement parlant il est hors-normes. Moi à côté de lui, je suis un primitif. En même temps, il a un vrai feeling. Le côté technique pour la technique, ça a tendance à m’emmerder profondément, alors que quand tu arrives à réunir les deux et que ça devient musical, là c’est fantastique. Revolution, là-dessus, c’est limite le champion. Faut voir comment ses titres sont construits. Les gens ne se rendent pas toujours compte, mais un titre comme «Sit & Listen», ça me prend une semaine parce que je suis obligé de dépouiller 40 disques, de chercher tous les petits plans. C’est super long. Il y a deux niveaux de lecture. Il y a monsieur tout-le-monde qui l’écoute, et c’est tant mieux, en se disant que c’est cool. Et le Dj qui sait très bien la somme de travail que ça peut représenter. C’est quelque chose que je ne veux pas perdre. Étrangement, je pensais que cet album allait être moins vocal, alors qu’au final il l’est beaucoup. Du coup, j’avais besoin de cette petite récréation.

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Tu dis que tu aimes prendre des claques quand tu écoutes un album, et en être jaloux. Dernièrement qu’est-ce qui t’as rendu jaloux?

J’ai des temps variables de réaction. Souvent, j’ai une première écoute en mode «j’ai l’impression de remettre ma vie en cause», en me disant: oh la la, faut que j’arrête tout, je sais pas faire ça moi…!(rires). Et puis après, je prends de la distance pour digérer le truc. Je fais aussi de plus en plus la différence entre production et écriture. Par exemple Timbaland, c’est un énorme producteur, mais c’est pas toujours très bien «écrit». Je vais me créer des casseroles, mais tant pis. Par exemple, je discutais avec quelqu’un l’autre jour, et je lui disais que Britney Spears, c’est vachement bien produit. Quand tu prends un mur de son dans la gueule et qu’après tu le reprends à la guitare et que ça marche encore, là ça veut dire que c’est efficace. Là il y a une prod et une écriture. J’écoute pas Britney Spears dans mon I-Phone je te rassure, mais objectivement je suis obligé de reconnaître que c’est vachement bien foutu. Pour te répondre plus sérieusement, je crois que c’est pas forcément un disque qui me bluffe, mais le talent d’un artiste comme Dangermouse par exemple. Ce mec m’impressionne vraiment. Sur 5 ans, il a fait un « Grey Album » qui a mis une claque à tout le monde, derrière il reprend la main à Dan The Automator sur Gorillaz. Pour moi, il a fait plus que relever le défi, il a relevé le niveau. Il fait un album avec MF Doom, un Gnarls Barkley puis un deuxième, il se met aux commandes du Beck, il reprend la prod de Martina Topley Bird pour un album que je trouve remarquable. Plus la dernière aventure Sparklehorse que je trouve fantastique dans le contenu et le concept. Vraiment ce mec est très très fort.

Le mot de la fin?

Sans faire le donneur de leçon, j’aimerais qu’on avance tous vers une prise de conscience de notre part de responsabilité. Tout ça, c’est un grand puzzle et je pense que chaque petite action peut faire un tout, faire en sorte que dans deux ou trois ans, la France évolue. Tu vois, ce n’est pas le messie, ce n’est pas un prophète, mais le message que nous ont envoyé les américains en élisant Obama m’a touché. Je ne suis pas en mode fan, mais j’étais fier pour eux, et en même temps j’avais honte pour nous. Notre situation ne peut pas durer. Je me disais: si eux l’ont fait, ça veut dire que nous aussi on peut changer les choses.

Lire la chronique de « In The Mood For Life« 

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