Interview – The Driver fait moins Le Malin

« Ce soir ça va être la rave, c’est de la folie, ce mec est un tueur » nous confiait Brodinski peu de temps avant l’entrée sur scène de The Driver, le side project electro de l’indéboulonnable Manu Le Malin, parrain de la scène hardcore et auteur ce soir là d’un set à couper le souffle, véritable apothéose des dernières Transmusicales. Rencontre avec ce monument de la musique électronique.

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La dernière fois que j’ai entendu parler de toi c’était pour un projet bien particulier, la bande-son de « 24 Mesures », le film réalisé par Jalil Lespert. Quels ont été les retours sur ton travail?

Au niveau du public, j’ai pas eu des masses de retour pour la simple et bonne raison que le film n’a pas très bien marché en salle. Non pas que ce soit un mauvais film, personnellement je l’adore, mais disons que c’est un premier film d’auteur assez noir, très sexe drogue et Rock n’ Roll. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à accepter de composer ces quatre morceaux, pour leur importance dans une scène de clubbing qu’on retrouve en habillage sur la sortie DVD. Mais de toute façon, le seul retour qui m’intéressait c’était celui de Jalil et il était super content du résultat. Du côté de chez MK2 comme des spectateurs que j’ai pu croiser, tout le monde a trouvé que les morceaux étaient bons et même assez différents de ce que j’ai l’habitude de faire, même si apparemment quand on pose l’aiguille sur le maxi, on reconnaît directement ma patte. Personnellement ça me paraît pas flagrant.

Dans la pratique, comment s’est passée votre collaboration?

Jalil avait déjà tourné les scènes avant que je commence la composition. Il les avait tournés avec en fond sonore le volume 2 de mon album « Fighting Spirit », c’est-à-dire des morceaux vraiment hardcore avec un tempo assez élevé. Pourtant, quand on s’est rencontré pour mettre en son ces dix minutes de film, il m’a plutôt décrit des pistes issues du premier volume, des morceaux assez lents voire minimalistes. Sauf que quand j’ai découvert les rushs je l’ai rappelé affolé. Non seulement pour lui dire qu’il me fallait plus de temps pour bosser, mais surtout pour lui dire que ça ne correspondait pas du tout à ce qu’il m’avait demandé. Comme à ce moment là je bossais sur des tracks qui me paraissaient bien coller aux images, je me suis chargé du montage son/images avec l’aide d’un ami et on lui a rendu un truc fini. C’est grâce à ces rushs que j’ai pu caler le bon geste au bon moment et  donner l’impression que les gens dansent en rythme.

Tu ne partais pas de zéro dans ce domaine, tu avais déjà produit la bande-son d’un dessin animé pour Canal +, tu mêlais le son et l’image sur Biomechanik 3…

Oui mais c’était carrément différent. A l’époque, c’était des trucs vraiment barrés avec plein de petites boucles à la Aphex Twin. Là, les tracks étaient bien plus longues et plus posées.

Tu envisages encore de travailler dans cette direction?

Je lance un appel, d’autant que c’est un peu l’avenir pour tout musicien – si tenté que j’en sois un. J’aime ce que je fais, j’aime être sur les routes tous les week-ends, mais j’approche de la quarantaine et je ne pense pas pouvoir faire ça encore quinze ans. Si oui tant mieux, mortel, mais il y a aussi un moment où je fais de la musique. Et d’ailleurs, en ce moment, je travaille sur un projet tout à fait dans mes cordes, un court métrage angoisse/horreur qui sera certainement présenté au Festival de Gérardmer. L’image et le son, c’est quelque chose qui est amené à se développer, vraiment, et c’était aussi le but en lançant le DVD de Biomechanik avec le petit court métrage du début. Je l’ai fait spécialement pour l’occasion, et c’est vraiment ce que j’ai envie de faire, travailler sur des ambiances et pas simplement sur des morceaux formatés dancefloor, qu’ils soient techno ou hardcore.

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En parallèle à ta carrière solo, tu as aussi sorti un album avec le groupe Palindrome (« Rions Noir »), cette fois en tant que chanteur. Depuis tu sembles plus en retrait de ce projet, c’est parce que tu tiens à éviter la répétition?

C’est ça. Après la sortie du premier album et la tournée qui a suivi, les gens qui étaient avec moi (Aphasia, Torgull, Jeff Block et Joystik ndlr) ont commencé à faire de nouveaux morceaux et on s’est trouvés en désaccord sur ce qu’aurait pu être le second album. Ils avaient commencé à faire deux titres qui  restaient dans la veine du premier, et ça m’obligeait à écrire encore saccadé, presque « rappé », parce sur « Rions Noir » il y avait des titres avec un flow un peu rap. Or moi, ce que je voulais vraiment faire, c’était chanter. J’avais commencé à prendre des cours pour ça, pour éviter de trop me défoncer les cordes vocales sans pour autant tomber dans un truc Emo ou Metal. Ma référence c’est Korn et je tendais vers ça alors que j’aurais préféré quelque chose de plus acoustique. Le groupe commençait à repartir sur les mêmes kicks 4/4 hardcore, et je leur ai dit qu’il était temps de passer à autre chose. Mais ça reste une bonne expérience et, même si le groupe a un peu explosé, les amitiés sont restées. Et puis je trouve ça chiant pour les potes que Palindrome ait été résumé au « groupe de Manu Le Malin ». Pour eux, c’était pas facile à porter parce qu’à la base l’idée vient de Torgull et d’Aphasia, ce sont eux qui ont mis toute l’énergie dedans. Moi, j’ai juste eu à venir, à donner mon avis sur la musique et à chanter.

C’était aussi la première fois que tu chantais tes textes face à un public. Quel souvenir en gardes tu?

J’arrivais torché devant le public et je continuais à boire sur scène. Je me suis mis minable pendant deux mois parce que pour chanter ces textes, j’avais besoin de me désinhiber. Les paroles sont super personnelles. Par exemple, au début de « Wolfen », je parle de ma mère avant de dériver sur les choses que j’ai pu faire : les parkings la nuit, les filles rencontrées sur le trottoir, la drogue, la prostitution…  Pour chanter ça sur scène, il fallait que je me la mette, tout simplement.

Et le fait de faire partie d’un groupe, toi qui arpente les scènes en solo depuis des années?

C’était une super expérience même s’il y a eu quelques embrouilles. A la base, Torgull et moi on est deux meilleurs amis, on habite pratiquement ensemble depuis quinze ans, mais on a deux sales caractères. A se côtoyer non-stop pendant trois mois, on a fini par avoir des divergences, notamment sur notre manière de vivre en tournée. Disons juste qu’on a connu l’effet de groupe alors qu’on s’était promis de ne jamais se faire chier avec ça. On pensait pouvoir y échapper et en fin de compte, on est tombé dans le cliché. Même si ça fait quinze ans que je suis sur la route en tant que Dj, là, trois mois en tant que chanteur, j’ai pris une tarte physiquement. Je ne sais pas faire autrement que d’arriver le premier dans un endroit et être le dernier à le quitter. La différence c’est que d’habitude, je suis seul à me planter derrière mes platines, et que là j’avais pas le droit de le faire. Sauf que je le faisais quand même.

Si on résume ton projet The Driver à du Manu Le Malin sans le côté hardcore, ça te va? Tes sets sont orientés beaucoup plus electro que ce que tu as l’habitude de faire.

En fait, j’ai toujours joué plein de styles différents – même de la Drum ou de la Trance à un moment – mais de la techno, j’en ai toujours joué, et j’ai même commencé par ça. C’est simplement qu’au fur et à mesure, je me suis rendu compte qu’il fallait que je prenne un autre nom pour ce projet, notamment pour ne pas freiner les gens qui connaissent Manu Le Malin et qui n’apprécient pas ce qu’il fait. A Brest, par exemple, il y a tout un public un  peu house/techno qui n’était jamais venu me voir jusqu’à ce qu’il me découvre à l’Astropolis sous le pseudo The Driver. Donc je l’ai fait pour ce type de public, et aussi pour éviter que des gens venus écouter Manu le Malin ne repartent déçus de ne pas avoir entendu de hardcore. Je ne suis pas un juke-box, je joue ce que je veux et quand je veux. Et comme aujourd’hui on est rangés dans des cases, j’ai dit « ok, je vais prendre un autre nom ». On continue encore à marquer « aka Manu Le Malin » mais ça je pense que ça me collera tout le temps à la peau et j’en suis fier, même si j’aimerais que The Driver devienne un peu plus autonome. Mais ça commence à se savoir que je joue aussi de la house et de la techno. A la limite, la seule patte que je garde, c’est que je vais jouer sombre même quand je passe de la Baile Funk.

Ça fait combien de temps que tu joues de la Baile Funk?

Ça doit faire un an et demi deux ans à peu près, quand les premiers vinyles ont commencé à sortir en fait. C’est un pote qui tient une boutique de disques à Paris qui m’a dit « tiens, écoute ça c’est de la Baile Funk ». Dans ma tête, j’associais ça à de la Booty, le genre de truc qui me fait rigoler mais que je ne jouerai jamais. J’imaginais déjà des grosses basses machin et en fait, j’ai pris une trempe, c’est une musique qui suinte la rue comme des groupes Hip Hop de l’époque, mais en plus festif.

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Tu envisages la sortie d’un album studio de The Driver?

Complètement! Mais j’évite de donner une date parce que déjà pour ce qui est du studio… J’avais pas de toit pendant quelques années mais ça y est, je viens enfin d’emménager au sous-sol d’un pav’ à Aubervilliers et les sept milles disques sont rangés. Les machines sont là donc j’ai plus qu’à brancher, faire un petit check de l’informatique et monter le studio. Je suis retourné vraiment au cœur, je suis bien dans ma banlieue, j’aime ça.

Ce qui m’a également surpris, c’est de te voir coproduire avec Dee Nasty…

(interrompant) Grand monsieur.

… et t’as également samplé du Kool Shen. Quel est ton rapport au Hip Hop? Ça remonte à tes années Radio Nova ou tu devais fréquenter Dee Nasty dans les couloirs?

Bien sûr, Radio Nova m’a permis de rencontrer des gens comme Dee Nasty ou Lord Zeljko. D’ailleurs, on a un peu le même parcours et la même culture musicale avec Lord Zeljko: la scène Punk, Ska, Rock, Rock Steady… J’ai commencé à écouter du rap à la fin des années 80, début 90. Je me souviens avoir découvert NTM en première partie d’un groupe qui s’appelait « La Souris Déglinguée » et de m’être dit « là il se passe un truc ». Même si je ne suis pas un gars des quartiers, la rage qu’ils avaient m’a tout de suite parlé. C’est peut-être du parisianisme, certes, mais pour moi ça reste le meilleur groupe de rap français qu’il y ait eu. Il y avait aussi Assassin mais quand même, le charisme des deux bonhommes était incomparable. Et si j’ai samplé « Touche Pas A Ma Musique », c’est parce que le message est universel, qu’il s’applique de la même manière aux mecs de la techno et aux travellers. Au départ, le sample a été refusé, et c’est Dee Nasty qui a appelé Kool Shen, pour lui dire « tu vois, Le Malin c’est un Dj techno mais il a à peu près notre âge et son message est le même que le notre ».

T’écoutes encore du rap actuellement?

J’ai commencé à m’intéresser au Hip Hop pour toute la partie sample, et c’est Lord Zeljko qui m’a amené à NWA. J’ai commencé à me faire une culture Hip Hop par la suite mais j’avais déjà choisi mon camp: NWA point barre. Tout le reste, le bling-bling etc, ça ne me branche pas, je trouve juste ça moche. Ils n’ont pas le charisme des mecs de l’époque et l’image qui s’en dégage m’arrête net, j’ai pas envie d’écouter. A la rigueur, je préfère un mec comme The Streets, même si ça va pas me plaire plus que ça.

T’as déjà envisagé de produire pour un rappeur?

J’avais un groupe de potes à Paris, AMS, pour lequel j’avais commencé à faire quelques sons mais c’est pas allé plus loin. J’avais fait une instru un peu sèche avec un peu de ragga de temps en temps, mais ça n’a pas fonctionné. Je pense qu’il faut faire ce qu’on sait faire, même si on peut vouloir s’essayer à d’autres choses. Il y a des trucs auxquels je ne préfère pas toucher. J’aime la musique classique, mais c’est pas pour ça que je vais en faire à la maison.

image-2Tu as toujours le sentiment d’être en décalage avec les Dj’s hardcore français?

C’est ce que j’ai dit il y a six mois, mais si tu reprends une interview vieille de dix ou douze piges, je le disais déjà. A l’époque, j’étais presque le seul à jouer du PCP quand la plupart étaient sur Micropoint ou d’autres trucs super élevées. Je me sentais déjà en décalage à cette époque, et j’ai créé mon truc là dessus. Ensuite, j’ai eu une période assez extrême pleine de montées. Si tu prends les Biomechanik, à la fin, je fais pas semblant, mais le but c’était que ça monte très progressivement alors que chez les autres ça tapait direct. Et encore aujourd’hui, quand je joue hardcore, c’est des vieux trucs que je passe parce que les « boom boom » actuels, ça me branche pas.

Tu penses quoi de cette nouvelle scène, je pense notamment à Popof, ancien membre d’Heretik?

Popof, c’est plus hardcore du tout. A l’heure actuelle, il fait de la techno minimale, mais il n’a jamais vraiment fait de hardcore, ou alors de la hardcore de free party avec Heretik. Pour moi le hardcore, c’est pas du « fais péter », c’est quelque chose de lourd, de sérieux, d’oppressant, de martial. A la base, ça n’a rien de drôle même si c’est ludique. Toute la scène New-Yorkaise, ça rigole pas du tout, le kick est énorme et les sons sont saturés, ça hurle… Si tu prends le hardcore de free party en France, les kicks sont tout petits et il n’y a que le tempo qui est là. Il y a des façons de programmer les pattern de charlets, il ne s’agit pas simplement de faire un morceau de techno à 180 au lieu de 120, comme les mecs qui mixaient les disques de techno en 45 tours. Pour moi, ça dénature la musique et ça n’a rien de hardcore. Le terme hardcore, c’est le cœur du boulet, il faut que ça parte et c’est tout sauf « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, on rigole ». Liza N’Eliaz – qui pour moi a vraiment été l’intouchable du hardcore – savait être à la fois ultra rapide et ludique de temps en temps. Certaines personnes pensent que le Dj est à l’image de sa musique, en l’occurrence hardcore. Moi, malgré mon apparence et ma musique, je suis un beatnik dans l’âme, il n’y a pas plus fleur bleue que moi. Tu me mets un oiseau qui tombe de l’arbre aux informations, je pleure, il faut le savoir.

Tu trouves leur façon de jouer plus agressive que la tienne?

Pour moi, c’est pas agressif, c’est juste bête et méchant. Si tu veux des trucs agressifs, je peux t’en faire et ça va pas forcément tabasser tout de suite, ça va plutôt amener les gens à se renfermer sur eux même avant de tout relâcher. Je parlais de groupes New-Yorkais tout à l’heure, certains d’entre eux vont te faire des plages sonores avec des rythmiques half-tempo – 90 BPM – et pourtant c’est super agressif. Le hardcore techno, ça devrait être le miroir de groupes comme Slayer ou Metallica, à la fois sans concession, mais intelligent parce que du bruit tout le monde peut en faire.

Depuis une dizaine d’années que tu t’occupes de la scène Mekanik à l’Astropolis, est-ce que tu fais partie de ceux qui considère ce festival comme la dernière rave d’envergure en France?

Dans l’esprit oui, avec le lieu, les organisateurs, les cinq scènes dédiées à la culture électronique. Même s’il leurs arrivent de présenter d’autres projets en début de soirée, ça reste la rave.

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Et ce soir c’est ta première aux Transmusicales…

Ouais, et je suis super fier parce que c’est le seul qui me manquait. Alors est-ce qu’on m’aurait booké à l’époque Manu Le Malin j’en sais rien, je crois que Brossard (fondateur et programmateur du Festival ndlr) aurait été prêt à le faire. Mais c’est bien que ça tombe au moment de The Driver parce que c’est vraiment ce que je kiffe en ce moment, il y a tout un tas de productions qui sortent dans ce domaine et qui me font dix fois plus bander. C’est pas un plan de carrière ou quoi que ce soit, aussi bien dans un an je te dirais « c’est de la merde ce qui se fait et je veux aller ailleurs », je retourne à mes origines.

Tu te sens nostalgique de l’époque des débuts, des premières raves…?

C’est pas dans ma conception des choses d’être nostalgique. Je continue de faire le technival du 1er mai chaque année, et j’y serai encore l’année prochaine si des potes à moi posent un sound-system. C’est le genre d’endroit ou je préfère être avec les miens, parce qu’on ne sait pas ce qui peut se passer. Cette année, je me suis fais shooter par une bagnole dès le premier jour, et si j’avais pas eu mes potes, j’aurais été grave dans la merde. J’ai passé quatre jours avec une jambe qui avait triplé de volume mais j’ai quand même été jouer sur trois sons. Donc je ne vais pas te dire que ça me manque parce que je continue à le faire, mais franchement c’est peut-être pas plus mal qu’il y ait un peu moins de technival. Vers la fin, tout le monde se revendiquait d’un sound-system et tu te retrouvais avec « Saperlipopette Sound-System », deux enceintes de merde, et le camion Ada loué pour le week-end.

Ça a aussi pu servir de tremplin pour de jeunes Dj’s.

Mais à un moment, il faut qu’il y ait un minimum de qualité. Si tu ne sais qu’enchainer deux disques, c’est pas un problème, c’est juste que si t’as un autoradio comme diffuseur, deux petites platines et deux enceintes, c’est ni un sound-system ni un technival. Au même moment, les anciens envoient des gros trucs pour que ça ait de la gueule et pour que ça reste un spectacle vivant avant tout. Quand tu te retrouves au milieu de trente-six mille merguez/frites venus diffuser un peu de techno sur un autoradio, il y a un problème. Je trouve ça mieux qu’il y ait moins de technivals, mais que ceux qui restent aient de la gueule. Et puis il y a le côté sécurité aussi, quand t’as quatre-vingt mille personnes sur un site, c’est chaud. Je m’en rendais pas compte quand j’avais vingt piges mais maintenant que j’en ai trente-huit, ça m’interpelle de voir un gamin défoncé jusqu’aux yeux avec un chien plus gros que lui. Avant d’être Dj, j’étais raver et on se l’est mise, mais pas au point de se rouler par terre dans sa gerbe avec un tigre au bout de sa laisse.

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6 réponses à Interview – The Driver fait moins Le Malin

  1. Nolive 30 juin 2009 à 19 h 53 min #

    Merci pour cette interview!!

  2. eric 18 août 2009 à 16 h 48 min #

    alala que c ‘est sympa d’avoir des news du manu une de mes idoles en mix avec matt fraktal , une vraie technicité dans les enchainements et une recherche de vynils a faire palir tout les dj’s. j ai moins accroché a biomechanik 3 qu’au 2 mais il n ‘empeche que tu te balade avec des platines respect a toi ; tu a mixé pour des potes a moi (galacticut) a lyon pour les nuits sonores j ai pas pu etre la dommage pour moi lol

  3. Brice 12 septembre 2010 à 19 h 50 min #

    Très bonne interview, débordante de sincérité et sans concessions… J’adore… Le monsieur a sans conteste marqué l’histoire de la musique électronique…

  4. Rems 12 décembre 2011 à 17 h 50 min #

    Super cette interview… c’est vraiment l’image que je me donnais de MLM. Elle n’a fait que me confirmer que c’est vraiment un grand monsieur, pas un gros bourrin « Fais péter » (comme on entend souvent), mais quelqu’un qui rend la musique intelligente. Vivement de futures productions.

  5. fred 25 février 2012 à 18 h 31 min #

    respect continue de nous faire et de te faire plaisir MERCI

  6. Olivier 28 octobre 2012 à 0 h 52 min #

    Interview intéressante d’un des rares artistes français. Merci !

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