Interview – General Elektriks, simple et funky

Entre un goûter-concert pour enfants et un vrai live pour adultes, General Elektriks nous reçoit dans les loges du Grand Mix de Tourcoing pour une discussion autour de son dernier album, « Parker Street ». Sur scène, une bête hyperactive aux gestes spasmodiques et au talent incroyable lorsqu’il s’agit d’envoyer du gros funk, de la soul et du rock avec un clavinet abîmé par le temps. En loge, un mec calme qui nous parle de sa vie d’artiste en toute impunité, se cachant derrière une humilité et une modestie naturelle et directement proportionnelle à son génie…

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Comment c’était ce goûter-concert?

C’était super! J’aime beaucoup faire ça. Ça m’émeut carrément de jouer pour des enfants, et de me dire que ce que je fais peut avoir la fraîcheur nécessaire pour certains d’entre eux. Il y a une approche émerveillée du monde chez un gosse. Et me dire que ce que je fais peut coller avec ça, je trouve ça super émouvant.

Les enfants étaient très réceptifs!

cita1Complètement. Ce n’est pas la première fois qu’on fait ça. On essaie de le faire de manière un peu pédagogique, de bien leur expliquer ce qui se passe, comment fonctionnent les instruments… J’y vois un vrai intérêt, d’autant plus que j’ai deux enfants. C’est important de leur montrer de belles choses, c’est comme ça que tu fais des gens heureux je crois. Si Hitler avait eu des après-midi concerts, je pense qu’il aurait pas foutu une telle merde! (rires) En tous cas, je prends ça au sérieux tout en ne nous prenant pas complètement au sérieux, il faut que ce soit rigolo pour tout le monde. Maintenant, on ne peut pas non plus le faire trop parce que ça signifie que tu fais deux concerts par jour, et quand tu enquilles les dates comme on est en train de les enquiller en ce moment, ce n’est pas jouable.

Tu en as fait ailleurs en France des goûters de ce type?

Ça s’est fait chaque fois dans le Nord, c’est vachement bien comme idée. Je sais qu’il y en a un peu sur Paris également, mais on n’en a pas fait là-bas. En plus, c’était complet, ça prouve que les gens font attention et je pense qu’ils ont envie de ça en tant que parents. Et à partir du moment où ta musique se prête un minimum à ça – ce qui est le cas pour General Elektriks qui a un côté ludique, surtout sur les deux premiers albums où il y a un côté un peu fluo avec des textures qui peuvent plaire – ça peut être lu de manière différente, un peu comme un film Pixar qui est marrant pour les adultes et pour les enfants, mais à un degré différent.

ge2Parlons du dernier album. Est-ce que « Parker Street » est un zoom dans cette « Good City For Dreamers« ?

Oui, absolument. En fait, c’est notre rue, où on habite depuis une dizaine d’années dans la région de San Francisco, à Berkeley, avec ma femme et mes enfants. Et c’est là que je fais mes disques puisque mon home-studio est dans le garage, à côté du jardin avec le petit palmier… C’est très californien! On vient de quitter cet appart, et on a pris la décision de mettre pause sur notre petite aventure californienne pendant un an, au moment où j’étais en train de faire le disque. Ce qui se passe, c’est que Sarah et les enfants sont avec moi en tournée cette année, on est dans le tour-bus tous ensemble. Je me suis rendu compte que ça a eu un impact assez grand sur l’élaboration du disque, puisque j’ai tout fait en quatre mois. J’avais quelques bribes de mélodies avant d’entamer le processus de création de l’album, mais pas grand chose en fait… Tout a été généré en l’espace de quatre mois, une période où on préparait notre déménagement. Il y a donc une espèce de mélancolie qui plane au-dessus du disque. Je pense qu’il est moins dans l’énergie, moins dans le fluorescent, plus dans le clair-obscur. Ça n’est qu’après avoir fait le disque que je me suis rendu compte de ça, de l’impact  que ce qu’on était en train de faire dans la vie peut avoir sur la musique. Ce qui n’est pas un hasard du tout. J’ai toujours considéré que ce projet, c’était un truc super honnête, qui vient du coeur. Je ne calcule pas du tout. C’est donc normal que ça parle de cette page qu’on a tourné.

Sur les albums d’avant, tu as tout fait de A à Z. As tu cette fois-ci convié les musiciens en studio?

cita2Ce ne sont pas les musiciens live. Je suis retourné en Californie donc, à part Jordan à la MPC et à la batterie, tous les autres sont français. C’était un peu compliqué de les inviter. Je continue d’aimer l’idée de séparer le disque du live, je traite ces deux choses de manière assez indépendante. J’aime bien l’aspect laboratoire de l’enregistrement et, au contraire, l’énergie de l’instant présent du live, montrer aux gens qu’on peut donner plein de vies différentes à un même morceau. La version du disque n’est pas la version sacro-sainte, c’est juste une version parmi d’autres, c’est celle que j’ai pondu dans mon garage.
Pour revenir à ta question, pour plusieurs raisons, il y a moins de séparation entre les enregistrements et le live sur « Parker Street » que sur « Good City For Dreamers » et « Cliquety Cliqk ». Notamment parce que je voulais continuer d’enfoncer la porte que j’avais ouverte avec « Good City For Dreamers »: aller vers quelque chose d’encore plus organique et de plus fluide, qui se rapprocherait encore plus d’un disque à l’ancienne, sonnant comme si tout le monde était dans la même pièce. L’autre raison, c’est que je sortais d’un an et demi de tournée et que j’avais encore cette énergie du live dans les muscles et le sang. Je voulais intégrer ça dans le processus d’enregistrement. Et il y a eu un truc pratique, c’est que je savais que je n’allais pas avoir le temps pour le faire. Je m’étais engagé sur d’autre projets, je devais les finir, et j’avais cette fenêtre de quatre mois. Je savais donc que je n’allais pas pouvoir faire des progs de batterie comme j’aime les faire, approfondies et sophistiquées, ressemblant un petit peu à ge3un vrai jeu de batterie. Je savais que je n’allais pas avoir le temps, vu que ça m’en prend vachement. Je me suis donc dit qu’il fallait faire appel à un vrai batteur, et j’ai ramené Michaël Urbano qui est un super batteur de la région de San Francisco. C’est quelqu’un qui a la cinquantaine et qui joue depuis les années 70, à cette époque où t’avais Larry Graham, Earth, Wind & Fire, Kool & The Gang… C’est la musique qu’il a joué au début. Après, il s’est mis au rock, c’est un grand fan de hip-hop, et il fait aussi de la prog. Des instrumentistes qui sont branchés par le hip-hop, l’idée de la pattern, la programmation façon hip-hop, ce n’est pas si courant que ça. Il comprenait le truc. Je lui donnais des pistes pour les patterns et, comme les morceaux n’étaient pas formés, l’idée était de capturer la magie de quelqu’un très inspiré derrière une batterie, avec des indications assez précises sur ce que je voulais, mais sans lui donner trop d’informations sur la structure qu’allait avoir le morceau. Je voulais juste qu’il se lâche. Je faisais cinq ou six prises pour chaque chanson, je ramenais ça à la maison, et je découpais dedans comme si je découpais des breaks. Ca permet d’avoir des textures très personnelles. Il a des supers batteries des années 60, qui sonnent comme à l’époque! Mais je ne voulais pas non plus que ça sonne trop à l’ancienne. J’aime ce mélange du passé et de l’avenir, donc on a utilisé des micros récents, on a vraiment fait un mélange.
Pour revenir à ce que tu disais, ça reste un disque où j’ai un peu tout fait. Même s’il y a eu d’autres intervenants instrumentistes, je ramenais ça à la maison et puis je retraitais l’affaire, je refaisais mon travail de laboratoire comme je sais le faire. Le résultat final sonne plus fluide, mais le processus d’enregistrement est assez similaire parce que, sur « Good City For Dreamers », il y avait déjà des cordes et des cuivres. J’avais écrit les arrangements, on était allé en studio avec des musiciens pour les jouer. En fait, la grande différence entre les deux disques au niveau du processus, c’est surtout le fait qu’il y ait un batteur.

Quand on a fait un titre qui parle au grand public et qui marche comme « Raid The Radio », comment évite t-on de se dire en tant que musicien: « je vais en faire dix pour le prochain album »?

cita3Je ne me dis pas ça du tout. En fait, je ne viens pas de ça, je n’ai jamais voulu être une star. Je sais que ça peut sonner bidon de dire ça. Je considère « Raid The Radio » comme un accident heureux, ça a été utilisé à mort à la télé… Ca ne me dérange pas parce que j’en suis fier! A partir du moment où tu es fier de la musique que tu fais, que tu vis dans le monde dans lequel on vit actuellement où les gens n’achètent plus de cds, et qu’il faut bien que t’arrives à te nourrir d’une manière ou d’une autre quand tu fais ta musique, l’idée de laisser ta musique être synchronisée sur une pub ou dans une émission de télé, ça ne me gêne pas plus que ça, car je ne l’ai pas faite pour ça. J’ai fait la version que je voulais, que j’aime. Et s’il y a d’autres gens qui veulent l’utiliser, pourquoi pas!

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Tu sais, General Elektriks m’est arrivé à moitié par erreur. Au début, c’était de l’expérimentation sonore, un défouloir. C’est devenu un disque grâce à un label, Label Bleu, qui m’a appelé après avoir entendu « Tu m’Intrigues ». Les gars m’ont demandé: « T’as un skeud?« . J’ai dit non, et il m’ont répondu « finis un disque et on le sort« . C’est comme ça que c’est né, tu vois. Maintenant, je crois pouvoir dire que je suis chanteur, que j’ai un projet solo, mais ce n’est pas quelque chose que j’ai voulu.
Pour revenir à ta question, l’idée d’essayer d’enquiller les tubes et d’être en haut de l’affiche, ce n’est pas mon but. Je me suis posé la question quand j’avais la trentaine, au moment du déménagement aux Etats Unis. Pourquoi je fais de la musique? Si je ne peux pas faire la musique que j’aime et en vivre, et que je n’ai pas envie de faire la musique que je n’aime pas juste pour vivre, qu’est ce que je fais? Le matin, quand je me lève, le truc que j’ai envie de faire, c’est jouer de la musique, donc je fais ça, point-barre. Il se trouve qu’actuellement ça fonctionne, donc c’est super, je suis ravi, mais je ne vais pas courir après le succès.
En attaquant « Parker Street », j’ai fait exprès de ne pas écouter « Good City For Dreamers ». En plus, j’étais presque plus familier avec les versions live que celles du disque que je laisse derrière moi une fois que je l’ai fait. Je suis obsessionnel avec la version du disque quand je suis en train de le faire, mais après je suis le plus heureux des hommes de laisser ça derrière moi, tant je n’ai dans la tête que des visions de sessions Pro-Tools et des nuits blanches que ça a causé! Si je refaisais « Parker Street » maintenant, ça serait sans doute un album assez différent. Mais j’aime bien cette idée de snapshot, d’instantané fait en quatre mois. C’est la première fois que je fais un disque aussi vite. Les autres, j’avais eu le temps de les rendre matures.

Ça ne s’entend pas tant que ça que ça a été fait en si peu de temps…

Je sais maintenant fignoler des arrangements et tirer le meilleur parti de ce que j’ai dans les pattes au niveau textures. Je pense qu’il y a peut être une cohésion dans ce disque qui provient du fait qu’il est arrivé assez vite, au moins textuellement parlant. La notion du départ, de l’invitation au voyage due à cette année qu’on est en train de vivre…

ge5Tu imagines faire un disque sans chanter maintenant?

Ouais, je pense que je pourrais, mais peut être pas pour General Elektriks. J’ai l’impression que General Elektriks est devenu un peu autre chose… J’en suis assez content d’ailleurs, parce que ça n’est pas quelque chose que j’avais prévu! Dans la vie, c’est bon d’être surpris par soi-même! Sinon tu t’assoies sur tes lauriers… Et puis ce sont les gens qui ont fait ce succès. Je pense que General Elektriks restera un truc où je vais chanter, et que je vais continuer à bosser sur d’autres projets instrus. Avant de commencer « Parker Street », j’ai fait une musique de série qui s’appelle « Les Beaux Mecs » sur France 2. Je crois que je pousse la chansonnette sur un seul morceau, sinon c’est complètement instrumental. J’ai adoré faire ça. Là je suis en train de travailler sur un projet avec Chief Xcel, le DJ/producteur de Blackalicious. On a un duo de funk hip-hop instrumental qui s’appelle Burning House, sur lequel on a malheureusement beaucoup de mal à avancer puisqu’on est tous les deux très occupés. Mais l’espoir est que ça sorte pour l’automne prochain. L’instru, ça reste quelque chose de très important pour moi. D’ailleurs j’aimerais bien faire plus de musiques de films. « Les Beaux Mecs » c’était super, c’est une série de gangsters. C’est ainsi que se nomment entre eux les gens de la pègre française à l’ancienne. En gros, un beau mec, c’est un mafieux français. Pour moi, c’était assez trippant parce que je suis un grand fan de Dirty Harry ou Bullit.

On t’a donné le thème des épisodes et tu as brodé? Comment ça s’est passé?

Il y a eu plusieurs échanges, c’était assez compliqué. Le réalisateur Gilles Bannier, qui est fan de General Elektriks, m’a demandé de proposer juste des idées à la lecture du scénario, sans image, pour qu’ils puissent vendre ma candidature à la production. Après, ils m’ont envoyé des images. C’est là tout l’intérêt, parce que tu as cette limite et en même temps ce trampoline qu’est l’image. C’est de là que doit venir l’inspiration. Je suis un grand fan de cinéma et de musiques de film, donc ça m’est venu assez facilement. C’est pas tous les jours qu’on te demande de faire une musique sur une évasion de prison. C’est trippant à faire! J’ai bien rigolé, mais c’était énormément de boulot. En l’espace de trois mois, j’ai fait l’équivalent de quatre albums. Il y avait beaucoup d’arrangements de cordes parce qu’ils voulaient des trucs lyriques sur certaines scènes… Par contre, ça m’a mis dans une espèce de mode speed, et c’est ce qui m’a convaincu du fait que j’allais pouvoir faire « Parker Street » vite. Entre les deux, j’ai aussi fait le deuxième album de Honeycut, donc j’étais vraiment en dixième vitesse. C’était bien parce que ça m’a permis de moins paniquer à l’approche de « Parker Street »: j’étais déjà en train de faire plein de musique, donc j’ai juste tracé.

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Ce qui m’a bien plu cette année, c’est cette série Elektriks Collection, sortie en très peu de temps, avec Pigeon John, Antonionian et Honeycut. Est-ce un label que tu as créé par hasard parce que tout sortait en même temps?

Oui, c’est ça!

A t-il un avenir?

Pas spécialement, je ne suis pas un businessman! Avant tout, je suis l’artiste qui se lève le matin et qui veut faire de la musique. Il se trouve qu’il y a plein de gens avec qui je collabore et dont j’ai l’honneur de faire partie du cercle. Je venais donc de finir ce skeud avec Pigeon John à peu près en même temps que ce nouveau disque de Honeycut. Et au même moment, il y a le disque de Jordan (Antonionian) qui fait la MPC sur scène avec moi, sur lequel j’ai juste fait un petit solo de piano sur un morceau. Pour autant, je me suis permis de lui proposer de présenter ça à tout le monde. Il y avait un intérêt pour lui, et moi j’étais heureux de pouvoir présenter ça au public français. Et « Les Beaux Mecs », pareil, on l’a mis dans la collection, même si on n’a pas sorti de cd physique. Donc soit on faisait un peu rien avec parce que c’était un peu trop tout en même temps, soit il fallait trouver une idée pour que ça puisse sortir ensemble et sous une espèce d’étendard. On a déjeuné un jour avec Pierre-Olivier, le directeur artistique qui s’occupe de General Elektriks chez Discograph, et on s’est dit que la solution était de créer une collection et de tout mettre sous cet emblème. C’est resté assez confidentiel, seul Pigeon John a tiré un peu plus son épingle du jeu.

Dans ce rush, à quel moment tu t’es dit que tu avais envie de refaire un peu de Honeycut?

En fait, on avait commencé à travailler sur le dernier disque il y a un an et demi pendant la tournée de « Good City For Dreamers ». J’avais une période off, j’ai appelé les gars, je leur ai proposé de jammer un peu dans le garage, et on a fait trois sessions de 3-4 heures pendant lesquelles on a tout composé. On s’est mis une deadline, on a booké un studio et on a fait deux sessions en deux week-ends. Ça, c’était la base des morceaux. Tu avais basse, batterie, clavier et quelques démos de voix. Il suffisait de mettre une claque à tout ça, de remettre la main à la pâte, de finaliser le travail de labo avec toute cette matière première. Et c’est ça que j’ai fait entre les « Beaux Mecs » et « Parker Street ».

ge7Tu as tourné dans pas mal de pays avec « Good City For Dreamers ». Comment a été l’accueil?

De manière générale, ça se passe bien. Les pays où ça se passe le mieux, c’est quand il y a eu une sortie discographique correcte. Par exemple, l’Angleterre, c’est assez difficile pour nous. Ça sort à travers Discograph et ils n’ont pas vraiment d’interlocuteur privilégié, donc ça sort en import, il n’y a pas de vraie promo derrière. On y fait des concerts de temps en temps, on était hier soir au Jazz Café. C’était super, mais la moitié de la salle est composée d’expatriés français! Par contre au Brésil, ça c’est super bien passé, et c’était vraiment des brésiliens! Le label qui a sorti le disque là-bas à fait un super boulot. On a fait un concert à Rio et à Sao Paulo en décembre dernier, c’est là qu’on a fini la tournée, c’était génial. Les brésiliens pigent vraiment bien cette musique. Je n’y avais pas pensé, mais ça a du sens. Ils ont un sens du rythme très sophistiqué, et ils ont une tradition de mêler ça avec des mélodies pas nécessairement évidentes, comme la bossa-nova, tu vois. Même si ce n’est pas de la musique brésilienne, General Elektriks c’est un peu ça: ça mélange des beats un peu recherchés et des mélodies angulaires. Eux, ils ont saisi direct, tu leur demandes de clapper des trucs un peu compliqués, ils clappent tout de suite, ils chantent tout… Un autre pays où bizarrement ça se passe bien, c’est la Russie. Pour le coup, il n’y a pas de sortie de disque à proprement parler parce que c’est le pays du marché noir, donc tout y est illégal. Ça a été utilisé dans différentes petites pubs, il y a eu des passages radio locaux, on y est allé deux fois, c’était bien! T’arrives, t’as des russes qui chantent « Raid The Radio », c’est fantastique! On va essayer d’aller en Asie ce printemps, j’adorerais aller en Australie. On y était allé avec Blackalicious, c’est un de mes meilleurs souvenirs de tournée, et je pense qu’il y a un public pour nous là-bas. Je n’ai pas envie de tourner pour rien, donc il faut qu’il y ait un bon interlocuteur et un suppport discographique correct. Les Etats-Unis, c’est un peu mi figue-mi raisin… Les disques sortent sur Quannum Projects, c’est un label réputé et estimé, mais qui n’a aucune puissance de tir. Ils sont deux à s’en occuper, il n’y a aucune promo… Je suis heureux que ça sorte là-bas, parce qu’en plus j’y habite, mais on n’y fait pas de grosses tournées. Sur « Good City For Dreamers », on a fait une dizaine de dates américaines sur plus de 150 dates. Par contre, c’est marrant parce que le disque a bien vécu dans des films ou dans des pubs aux Etats-Unis. Pour être cru, j’ai fait autant de sous là-bas qu’en Europe, mais de manière différente. On n’a pas tourné, et le nom d’artiste est moins connu, mais on s’en est servi. Ralph Lauren, Ford, Woody Allen, les séries Nurse Betty, Entourages… Ça vit, mais d’une autre manière!

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