Interview – Fink, la coolitude incarnée

A en croire les folk songs douces, moelleuses mais néanmoins intenses qui composent son dernier album « Perfect Darkness« , on ne s’attend pas à parler à quelqu’un d’aussi extraverti en rejoignant Fink dans les loges de l’Aéronef de Lille. De plus en plus confiant vis à vis de sa musique toujours plus solide, le britannique parle beaucoup, rebondit sur chaque affirmation, saute d’une idée à une autre en un clin d’œil, et ne se lasse pas de répéter les mots « pretty cool » toutes les deux phrases. Si vous souhaitez en apprendre plus sur cet album – que vous avez forcément adoré si vous avez cliqué sur ce lien – c’est ici que ça se passe.

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Je vais enregistrer cette interview puis la traduire en français pour le site…

C’est pas facile de traduire! J’ai essayé de traduire certaines de mes chansons en français. C’est difficile, vous avez vraiment une manière différente de penser, de construire les phrases. J’ai tenté de traduire le premier single « Yesterday Was Hard On All Of Us », mais ça sonne mal. On a aussi essayé d’autres morceaux en espagnol, comme « Perfect Darkness ».

Ça sortira un jour?

Jamais. Pas la version française, elle est horrible! J’ai travaillé avec des songwriters talentueux qui parlent français et anglais couramment, mais ça sonne très bizarre. Ils m’ont dit « fais-le si ça sonne cool, sinon laisse tomber« .

Ce soir, tu joues à l’Aéronef de Lille. En passant dans la salle, j’ai pu voir une jolie installation avec des lumières, des écrans…

On a joué pendant des années avec rien du tout. Ce disque est plus gros, on joue dans de plus grosses salles, et on se doit de présenter un plus gros show, autre chose que trois mecs qui jouent de la musique sur scène. En fait, je ne l’ai jamais vue cette installation car je ne suis pas devant quand je joue! Mais apparemment, ça a l’air vraiment cool.

fink2J’ai aussi vu des chaises! Est-ce une demande de ta part, que le public soit assis?

Quand on a un gros light show, on a besoin d’une grosse scène. Et qui dit grosse scène, dit grosse salle! Et je ne pense pas que l’on aurait vendu 1200 billets à Lille. On en a vendu environ 400 en prévente, donc je pense que le fait que les gens soient assis est encore mieux, et ça nous permet d’avoir une salle assez grande pour le concert, sans qu’elle soit vide pour autant. Pour certaines grandes salles, on fait parfois moitié debout, moitié assis. Ça dépend complètement du nombre de tickets! Le fait que les gens soient assis, parfois on adore, et parfois on déteste, ça dépend vraiment des concerts. Et toi tu en penses quoi?

Pour ce genre de concert, je préfère être assis…

Oui, parfois je vais voir un concert et j’ai envie de m’asseoir. Si je vais voir Ray LaMontagne, j’espère pouvoir m’asseoir, mais si je vais écouter du rock ou un groupe indé cool, je reste debout. Je pense que Fink est parfois entre les deux.

En fait, je t’ai déjà vu en live à Tourcoing, je suppose qu’il y a toujours trois personnes sur scène. N’es-tu pas effrayé à l’idée de te retrouver au milieu d’une énorme scène?

Aaaah, c’était Le Grand Mix! Non, ça ne m’effraie pas, et c’est pourquoi nous avons toutes ces lumières! C’est une grande scène, mais on reste tout de même très proches les uns des autres quand on joue. C’est cool aussi de jouer sur des petites scènes, mais pas trop! Mais on ne se sent pas perdus. Tu vois, quand on joue dans de gros festivals, les scènes sont parfois énormes, et là tu te sens petit, devant des milliers de gens… On a joué à Lowlands cet été, en Hollande, c’était vraiment cool, et on a joué de manière très intimiste même s’il y avait du monde.

Tu as gardé les mêmes musiciens?

Oui, les mêmes que d’habitude: Tim Thornton à la batterie et guitare électrique, et Guy Whittaker à la basse, les mêmes que sur le disque. On n’a jamais eu plus de personnes sur scène, on n’en a pas besoin.

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Pas besoin? Tu n’aimerais pas un saxophone ou un violon par exemple?

On va essayer de faire un concert avec un orchestre symphonique de plus de vingt personnes l’année prochaine. Et j’ai déjà donné des concerts avec les Proms. Le son est bon, mais un orchestre ne peut pas jammer. Et si j’oublie quelque chose, qu’il faut rajouter des mesures ou aller plus loin dans le morceau, l’orchestre ne peut pas le faire, et ça craint. Quand on travaille avec beaucoup de musiciens, on doit souvent faire la même chose tous les soirs, et cette idée ne me plaît pas trop. Avant-hier, on a joué dans un festival à Liège en Belgique, et on a tellement improvisé qu’on a dû couper deux morceaux. Et pourtant on a joué qu’une heure! A un moment, le batteur a crié « mec, il ne reste que dix minutes, putain! » (rires). Non, j’aime mon équipe, cette famille, c’est bien comme ça, et je me sens en sécurité. C’est bien de garder les mêmes personnes autour de toi, ça permet de rester « normal » et de ne pas devenir fou.

Oui, et c’est sans doute la meilleure manière de s’améliorer d’un album à l’autre.

cita11Bien sûr, j’espère que l’on s’améliore. Il y a toujours des millions de personnes qui s’en foutent, mais je pense que le nouvel album est bien meilleur que les autres. On l’a enregistré différemment, on est allé à L.A., on a produit presque toutes les chansons ensemble… Dans certains pays, on a déjà vendu plus de copies de « Perfect Darkness » que tous les albums réunis. Ça ne veut pas dire que l’on n’est pas content des autres. Etre dans un groupe, ça signifie beaucoup de choses et vendre des disques n’est qu’une étape parmi les autres. Et la tournée est énorme… Je n’en vois pas le bout! Je ne rentre pas à la maison avant fin décembre… On a genre 43 dates en 50 jours! Le soir dernier, on a fait Liège, il y a eu Amsterdam, ce soir on fait Lille, puis Gand, Francfort…

fink5Et demain Paris?

Oui Paris! Tu sais, il y a huit gros concerts dans la tournée. Huit dates où on ne doit pas se contenter de se poser et de jouer. Il y a Londres, Bruxelles, Paris, Berlin, Amsterdam, Vienne, Copenhague et Varsovie. Ce soir à Lille, il n’y pas d’industrie, personne à impressionner ou avec qui on doit être gentil. Sur les grosses dates, c’est autant du business que de la musique, tu ne dois pas seulement faire un bon show, mais un TRES bon show parce qu’un tel est dans la salle, tu vois. Demain, c’est le dernier de cette grosse série, ouf!

Ce soir, c’est un entraînement!

Tout à fait! Avant de pouvoir prétendre faire un grand show on doit s’assurer que tout est ok, le son, les lumières, essayer quelques trucs… Ce soir, ça sera un super spectacle, musicalement et techniquement.

Quand j’ai reçu « Perfect Darkness », la première chose qui m’a frappée est de ne pas voir ta tête dessinée comme sur les autres disques…

(rires) Oui, c’est design, l’homme contre la nature, le nombre d’or! (il prend un air ironiquement intello, ndlr)

Souhaitais tu montrer quelque chose de différent à travers la pochette?

cita21Oui, tout est différent. Tu peux mettre les trois premiers albums dans un coffret, et « Perfect Darkness » est le premier d’une nouvelle boxset. Entre « Biscuits For Breakfast » en 2006 et « Sort Of Revolution » en 2010, on était plus ou moins auto-produit. Sur « Distance And Time« , il y avait des gros morceaux comme « If Only » ou « This Is The Thing », et c’est comme le nouveau parce qu’ils sont produits par quelqu’un d’autre. « Perfect Darkness » marque la fin d’une ère et en même temps le début d’une nouvelle. Je pense qu’après tous ces concerts et les expériences que nous avons eues, je sais chanter maintenant, je pense réellement être un bon chanteur. C’est officiel, je sais chanter! En tant que joueur de guitare, je suis aussi plutôt bon aujourd’hui. Je ne deviens pas nerveux si tu me dis: «viens et joue dans cette grande salle pendant une heure et sans balance, juste toi et ta guitare« . Je sais le faire. C’est comme Timmy, le batteur: il se dit que ça fait trois ans qu’il joue dans un groupe, il a fait trois albums, on peut dire qu’il est bon! C’est pareil pour le bassiste. On sent qu’on est tous de vrais musiciens. On a définitivement mis tout ça sur la table pour le nouveau. On était confiant, les chansons sont bonnes, l’album est moins intimiste, on ne l’a pas fait que pour nous, on a essayé d’être les meilleurs possibles. C’est une autre vision, un autre feeling.

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Ta manière de composer était-elle différente?

On est allé en studio – pas un vrai studio, juste une pièce – et on a jammé pendant des jours. En France, vous dites « bœuf » c’est ça? (rires). C’est bizarre. Par exemple, dans un bœuf de plusieurs heures, on enregistre tout, et on conserve les cinq meilleures secondes. Ça nous arrivait aussi de jammer un morceau complet, et de se dire: « c’est bon, on le garde tel quel« . C’est arrivé pour « Warm Shadow » par exemple. Mais la plupart des autres morceaux sont nés des boucles de ces grosses sessions d’improvisation. On a ré-écrit par dessus ces boucles, ou on les a isolées pour écrire la guitare par exemple, qu’on a inséré à nouveau sans la boucle pour faire la base du morceau. C’est un process complètement différent. Ça sonne mieux, les chansons paraissent vraiment solides, et sont plus faciles à jouer.
Dans le passé, les tournées étaient difficiles parce que l’album était très produit. Sur ce disque, c’est facile, parce qu’on a tout joué en studio. Pour « Sort Of Revolution », on se demandait même comment on allait le jouer en live. Ces synthés, ces harmonies, tous ces trucs à trois… Là, on joue chacun notre truc, et cinq minutes plus tard, c’est fait, tout simplement… Je pense que si tu veux avoir un son plus gros, tu as aussi besoin d’ajouter des extras, des effets. Si on faisait chaque fois le même show, on en aurait marre de notre propre son. Chaque soir est différent. Le batteur joue aussi de la guitare électrique et acoustique, des percus, le bassiste joue aussi de la fretless acoustique, j’utilise trois guitares, des effets… On va plus loin.

J’ai reçu le disque promo, mais j’ai eu envie d’acheter l’original avec sa jolie pochette et son livret…

Oui, je suis comme toi, j’achète encore beaucoup de choses en ligne. Si c’est génial, il faut que j’achète l’objet physique. Pas forcément du vinyle, mais quelque chose de physique. Il y a trois jours, je suis allé à Amsterdam, dans le meilleur magasin de disques du monde, et j’ai acheté plein de vieux trucs. Le dernier CD moderne que j’ai acheté est celui d’Ema: du hardcore industriel, c’est super! Elle joue souvent à Paris.
C’est une bonne chose de vivre à Paris. Quand des groupes anglais viennent y jouer, c’est à la Maroquinerie, ou à la Flèche d’Or… Par exemple, un groupe qui va jouer au Brixton Academy en Angleterre jouera à la Flèche d’Or en France. C’est dur de percer ici, et à la fois cool parce que tu peux voir de bons groupes dans des petites salles. Je pense que dans le passé, les gens voyaient tout en grand, les gros groupes jouaient dans des grosses salles. Les petits groupes pensaient que ça serait pareil pour eux. Tu sais, à Paris, on a joué tellement de fois, et partout: à l’Alhambra, quatre fois au Café de la Danse… C’est ma salle favorite! Parfaite, très chaleureuse, 300 personnes, donc les tickets se vendent très vite. Mais c’est trop petit pour nous maintenant, c’est dommage. On pourrait probablement faire une semaine au Café de la Danse. On y a fait des concerts fantastiques. J’aime bien aussi la Maroquinerie, tu peux y voir de très bons groupes anglais la plupart du temps, c’est comme un petit Café de la Danse.

fink6La tournée va être longue… Quand vas-tu trouver le temps de composer le prochain album?

Entre les concerts! Oui, la tournée sera longue, et ça n’est que la première partie. La seconde, c’est l’année prochaine. On ne va pas enchaîner quatre mois sur la route, il n’y a pas moyen! Et c’est juste l’Europe. Le reste du monde devra attendre. Les Etats-Unis, l’Amérique du Sud, l’Australie, la Chine, le Japon, tous ces territoires que l’on a touchés avec « Sort Of Revolution » devront attendre. « Perfect Darkness » est vraiment différent, on doit faire la tournée européenne proprement. Deux mois maintenant, deux mois l’année prochaine, ensuite c’est les festivals, puis peut être les USA. Il n’y aura donc peut-être pas d’album de Fink pendant un certain temps à cause cette tournée. On est tellement occupé, c’est ridicule! J’ai un jour off à Paris, et je dois l’utiliser pour un putain de show télé et un live à France Inter. Même pendant mes jours de repos, je me bouge le cul!
Par contre, à la nouvelle année, c’est différent. Personne ne bosse en janvier, personne n’en a envie, tu dois donc t’arrêter. Personne ne fait de concert, personne ne sort de disque, tu sors de Noël et tu n’as plus de thunes! Janvier est un mois long et froid… Je serai donc à Los Angeles pour produire un artiste avant de reprendre la tournée, puis les festivals. J’espère vraiment qu’on sera booké dans plein de festivals européens. Le truc positif, c’est qu’on aime jouer, même quand on est au 26ème concert en trente jours. Là maintenant, on joue dans deux heures et je me dis mouais… Lille… Et je suis persuadé qu’à la fin du concert, on sera complètement emballé!

Sur la version collector du disque, tu as mis un cd bonus acoustique. Est-ce important pour toi de conserver le côté acoustique de Fink?

Non, pas forcément. Beaucoup de chansons sont acoustiques sur le disque. Mais là, il nous restait un jour à la fin de la session. On a joué deux semaines dans un super studio avec un producteur génial, donc on pouvait jouer n’importe quelle chanson, n’importe quand. On s’est donc assis, on a allumé les micros, et on a joué tout ce que l’on pouvait. Quatre d’entre eux étaient bons et se sont retrouvés sur le CD acoustique. Tout a été fait en une prise, c’est complètement live. « Perfect Darkness » sonne très doux, « Warm Shadow » un peu étrange, « Fear Is Like Fire » prend une autre dimension en acoustique… C’est juste un moyen de dire que les 20 000 premiers à acheter le CD posséderont ces versions. Tu ne les trouveras pas sur iTunes, elles ne seront qu’ici. C’est presque dommage qu’il n’y ait que quatre titres. Néanmoins, on a envie de faire un album acoustique, une sorte de greatest hits, prendre nos meilleures chansons et les rejouer en acoustique en studio. Un best of un peu unique, j’adorerais faire ça!

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Ça risque d’être compliqué de faire un best of! Quelle est ta chanson préférée de Fink?

Ça change chaque soir. En ce moment, c’est « Wheels ». Elle s’est faite totalement live en studio, je ne l’avais même pas écrite, jamais chantée, j’avais juste une idée en tête. On a tout réglé, on s’est assis, on l’a jouée, et on a réussi à capturer LE moment. On a enregistré ce moment créatif, ce qui est génial pour nous. Le genre de chanson que tu chantes dans ta chambre sans l’enregistrer, quand tu commences à improviser, à inventer des textes… Tu l’enregistres et tu fais « Waow!« . On était trop fier d’avoir capturé ce moment!

Comme tu l’as dit, tu produis aussi d’autres artistes. Comment ça s’est passé pour l’album d’Andreya Triana?

cita31Elle est venue à l’un de mes concerts il y a quelques années. Elle travaillait déjà avec Flying Lotus. Elle m’a dit qu’elle voulait enregistrer une chanson avec moi. On s’est donc rappelé, elle est venue, et je me suis rendu compte qu’elle était vraiment talentueuse. Elle a une voix incroyable. J’étais d’accord pour enregistrer des chansons, mais je voulais vraiment m’impliquer dans son album. Mais c’était son projet, je voulais savoir sur combien de chansons j’avais le droit d’intervenir! J’ai alors écrit deux chansons: « Far Closer » et « Lost Where I Belong ». Je vais lui en écrire d’autres pour son prochain album. Andreya Triana est fantastique. Chaque premier album reste le premier album, ça n’est pas un travail définitif. Mais vu la qualité du sien, c’est encore plus rassurant. Le danger est que, pour beaucoup de groupes indés, le premier est le meilleur parce qu’il sort au moment où ils ne sont pas connus et où tout tourne autour de la musique, uniquement. Ils font un disque de fou, le suivant est moyen, après c’est de la merde parce qu’ils sont connus.

C’est ton destin?

(rires) Je ne l’espère pas! Nous, on fait l’inverse. Pour Andreya, j’ai écrit les mélodies, les paroles, j’ai joué de la guitare. Je pense que son prochain album sera plus organique, moins électronique. J’espère que ça sera moins jazzy, moins funky, et plus néo-soul. Je pense qu’elle a le talent, et à mon avis elle sera la première artiste Ninja Tune à gagner un Grammy.

fink8Il y a de bons remixes d’Andreya Triana, comme celui de Flying Lotus. Pourquoi est-il si difficile de trouver des remixes de Fink?

Il y en a, mais ma voix est parfois trop présente. Elle prend trop de place dans le morceau. Pour l’instant, on a deux remixes pour cet album. Lapalux, un artiste à la mode qui a repris « Perfect Darkness », puis Lee Jones, un minimaliste berlinois vraiment cool qui a justement remixé « Berlin Sunrise ». On a commandé un remix de « Warm Shadows » et un autre de « Honesty » à des allemands du label Innervisions qui tournent bien en ce moment pour sortir un 12’’. En fait, ces mecs ont fait un bootleg de l’un de mes anciens morceaux début 2011. Quelqu’un l’a entendu en club à six heures du mat et m’a dit « mec, ils ont remixé ta chanson, je ne savais pas, c’est génial!« . Je n’étais pas non plus au courant! C’est vraiment cool! J’ai trouvé qui l’avait fait et je leur ai dit « OK, arrêtez de le vendre maintenant, mais c’est quand même mortel!« . En tant qu’ex-DJ, ça fait du bien d’entendre sa voix jouée en club.

L’atmosphère des clubs te manque-t-elle?

cita4Non, pas du tout. C’est peut-être l’âge. Je connaissais beaucoup de DJs plus vieux quand je jouais en club, et je pensais déjà à l’époque que je ne voulais pas être ce genre de mec. Je ne veux pas avoir quarante ans et jouer en club à cinq heures du mat. En musique, c’est différent, le clubbing reste utile pour faire la fête! J’ai passé ma jeunesse à le faire, c’était super. Quand j’ai arrêté de prendre du plaisir, j’ai définitivement arrêté de jouer. Quand t’es DJ, on ne t’applaudit pas toutes les cinq minutes. Quand tu joues dans un groupe, on t’applaudit dix fois et tu as droit à une standing ovation si tu as bien joué, c’est une vibe immédiate! Tu es moins bien payé, mais c’est mieux! La scène club devient vraiment internationale, c’est ça qui est cool. Quand tu es un bon DJ, tu peux jouer à Sidney, Tokyo, Miami… Le soir dernier, on a joué dans ce festival à Liège. On a fait le concert, on s’est posé, et il y avait ces platines dans ce bar. Je venais juste d’acheter mes disques à Amsterdam, j’ai demandé au patron si je pouvais les écouter. J’avais trop hâte de les passer. J’ai fait le DJ pendant une heure et ça m’a fait plaisir. Et toi, c’était quand la dernière fois que tu as mis un pied en club?

Une vraie soirée en club, ça doit faire au moins cinq ans. Je préfère les concerts maintenant.

Moi aussi mec… Je continue de respecter la musique électronique, les gamins qui mixent et qui aiment ça, mais aujourd’hui ça n’est plus pour moi. J’aime toujours l’électro, et quand j’ai un peu de temps, j’ai tendance à écouter de vieux trucs prog des années 70, du noise allemand ou de la musique électronique. J’aime bien le fait d’écouter plein de trucs sans connaître le nom! C’est un peu anonyme en quelque sorte… Il y a tellement de gamins qui composent dans leur chambre sur un logiciel ou des machines en fumant de l’herbe, et qui font des trucs de fou!

Merci à toi

Ce fut un plaisir dude!

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