Interview – En camtar avec Marvin!

A coup sûr, il sont passés près de chez vous. Au pire, vous les avez manqués, au mieux, Marvin vous a asséné une des plus mémorables gifles que vous ayez eu l’occasion de prendre en live. Originaire de Montpellier, le trio ne rechigne jamais à parcourir plusieurs milliers de kilomètres chaque fois qu’il part en tournée. La France y est passée, l’Etranger commence aussi sérieusement à porter les stigmates de son passage. Nous, c’est au Mans, à l’occasion du Festival Teriaki qui se tenait début septembre, et dans le camion, que nous avons coincé Emilie, Greg et Fred pour qu’ils répondent à nos questions. Tant qu’à faire, pour une interview poids lourd…

L’INTERVIEW EN INTEGRALITE

En parlant de Marvin, quelqu’un a dit un jour: «tu écoutes et tu vomis». Ça vous va comme définition de votre musique?

Greg: Oui, mais c’est Debmaster qui a dit ça, il est un peu spécial, il ressent profondément les choses.
Fred: Il avait peut être trop bu, c’est pour ça.
Greg: Si il veut dire par là que c’est puissant et que ça prend aux tripes, c’est cool.

Emilie et son instrument sont pour beaucoup dans le son de Marvin. Dites nous tout sur ce Korg comme sur le choix d’avoir voulu l’utiliser?

Greg: C’est l’instrument de Fred en fait.
Fred: Non, c’est l’instrument de mon père. Il était dans ma chambre, et il a un son tellement cool que ça aurait été dommage de ne pas l’utiliser. Ca s’est passé comme ça, à l’improviste.
Emilie: Ca n’a pas été voulu. Déjà moi je n’avais pas comme projet de faire de la musique avec eux. Ils m’ont juste dit de passer un jour, d’appuyer dessus… C’était cool. Au début, ils me donnaient les notes, moi je faisais juste du bruit, puis j’ai un peu appris.
Fred: On a des potes qui ont essayé. Apparemment, ça fait péter les plombs cet instrument. Tu commences à tripoter et tu ne t’arrêtes plus jamais.
Greg: Ca ressemble plus à un oscilloscope qu’à un instrument de musique en fait. Mais ça sort des basses mythiques que tout le monde adore.

Justement le fait de ne pas avoir de bassiste, alors que votre musique est très rythmique, vous a-t-il fait craindre de manquer parfois de rondeur ou, au contraire, était ce le but de renforcer le côté froid de vos morceaux?

Greg: Au début, ça n’a pas été un problème, contrairement à maintenant en fait, parce qu’on essaye d’avoir un son bien défini dans les basses pour le synthé. Ce n’est pas évident, on a essayé plusieurs systèmes, et on revient à notre formule de départ avec un ampli guitare, et un ampli basse pour le synthé. On se pose des questions sur le son. Dernièrement, Fred s’est dit qu’il pourrait peut être jouer quelques morceaux à la basse. Basse/synthé, ça marche aussi, ça renverserait un peu le concept de base de Marvin qui est de faire les basses au synthé.
Emilie: On se demandait plutôt si ça n’allait pas manquer de chant. Pour certaines personnes, c’est surtout ça qui manque.

© Gilles Rammant

Pas de parole chez Marvin, mais quel est son message?

Greg: Non, si il y a un message, c’est celui de jouer le plus possible, partout. Si tu entends par là un message politique, non…
Emilie: La teuf!
Fred: L’énergie…
Greg: Il y aura du chant dans le deuxième disque mais le problème c’est qu’il faut écrire des paroles. Et je n’aime pas écrire juste histoire qu’il y ait des voix. Donc, effectivement, la question du sens va se poser. C’est vrai que le manque de chant est quelque chose qu’on nous reproche souvent, de ne pas avoir de dimension humaine… Je trouve ça un peu cliché mais…
Emilie: Ce sont des gens qui écoutent beaucoup de musique avec du chant qui disent ça…
Fred: C’est du punk aussi, donc je ne trouve pas ça spécialement froid. Au début, on ne se posait pas la question de chanter ou non. On voulait juste faire de la musique, et on évolue, on intègre de nouveaux éléments, pas au jour le jour mais d’un morceau à l’autre.
Greg: On voit le chant comme une manière de ne pas se répéter plutôt qu’une manière d’introduire un message.
Emilie: C’est un autre instrument, ça fait d’autres sons…
Greg: Paradoxalement, je déteste que les textes soient pourris, que ce soit un prétexte. Donc je m’apprête à me prendre la tête dans les deux mois qui viennent pour écrire quatre morceaux.

Il y a un côté dansant dans votre musique. Même si je vous accorde que ça n’a pas grand-chose à voir, quel est votre avis sur la récente vague rock qui a touché l’electro?

Greg: Hier soir, il y a une fille qui m’a dit qu’elle discutait avec quelqu’un d’autre du public en lui disant: «Marvin, c’est de la bonne dance!». Elle prenait vachement de précautions pour me dire ça parce qu’apparemment elle s’est fait rembarrée par la personne qui lui a dit: «Non, c’est pas de la dance, c’est du math rock»… Ca devait être un rockeur pur et dur. En fait, moi je trouve que c’est un super compliment de dire ça. Je pense que la majorité des groupes de rock n’est pas décu quand le public bouge et danse. Nous, même si ce n’est pas le but premier puisqu’on veut avant tout transmettre de l’énergie, quand on voit que ça fonctionne et que les gens bougent, c’est vraiment satisfaisant. Le côté dance, je ne trouve pas ça péjoratif.
Fred: Pour moi, le rock a toujours été dansant.
Greg: L’electro a peut être récupéré l’image rock et s’est mis à utiliser des sons un peu plus distordus, un peu plus sales, un peu plus humains justement.

© Gilles RammantEcoutez vous un peu d’electro? Si oui, a-t-elle de l’influence sur la musique de Marvin?

Greg: On en écoute assez peu, hormis quelques classiques du genre comme Kraftwerk…
Emilie: Tu peux dire qu’on écoute Daft Punk et Justice
Greg: Voilà, de Kraftwerk à ça.
Emilie: Je pense que ça nous influence un peu.
Greg: Moi, j’avoue que le côté hard rock électronique de Justice ne me laisse pas indifférent. Surtout leurs morceaux les plus crados.
Fred: C’est efficace… Tout ce qui est efficace est bien.
Greg: Euh… Non! C’est quand même faux…
Emilie: Britney Spears, c’est efficace!
Fred: Bah ouais…

Marvin a un profil très underground et très activiste, tout le contraire de ce que la scène française devient actuellement. Vous sentez vous dans la position de survivants?

Greg: On s’est très vite fait traiter de vendus par les plus undergrounds de l’underground. Encore hier à Bordeaux, un mec me parlait d’une asso qui hésitait à nous programmer parce qu’elle pensait qu’on ne voulait absolument pas faire de cachet, rester dans notre circuit noise expérimentale… Alors que depuis le départ, on a quasiment aucun préjugé là-dessus. Si on nous demande de jouer, on joue. Enfin, on ne va pas jouer pour un meeting politique ou quoi que ce soit. Mais que ce soit une SMAC ou un squat, on va adapter le prix de notre cachet. Notre démarche, c’est vraiment de jouer le plus possible. Survivant, je ne sais pas. Peut être dans le sens où on n’hésite jamais à faire des bornes. Il y a peut être un côté à l’ancienne comme ça. Je ne vois pas pourquoi on se qualifierait de survivants…

Parce qu’il y a de moins en moins d’endroits pour jouer et que vous n’avez pas un style musical très accessible pour la plupart des gens…

Greg: C’est toujours pareil, on est un peu entre deux. Si on prend le circuit underground dans lequel on tourne, on est les plus accessibles. Et on est les moins accessibles quand on se retrouve dans des SMAC ou au sein du circuit d’intermittence classique qu’il nous arrive de fréquenter aussi.

Un noyau de groupes de votre genre est en train d’émerger avec Electric Electric, Pneu, Gatechien et quelques autres. Existe-t-il une solidarité au sein de cette scène?

Greg: On a croisé Electric Electric de temps en temps, on nous a souvent comparés à eux. Il y a aussi Papier Tigre parce qu’ils font partie de la même scène que nous, qu’on n’a pas arrêté de se croiser ces deux dernières années, Gablé avec qui on joue ce soir, des groupes de Bordeaux…
Emilie: Les Shub, les Ned, toute la bande SK Records.
Greg: Il y a une petite cinquantaine de groupes qui se croisent tout le temps, qui tournent beaucoup, qui font que ça… On se prend des claques par des groupes français comme nous, qui ont le même âge. C’est super stimulant. La première fois ou j’ai vu Gablé, j’ai trouvé ça cent fois mieux que la plupart des groupes internationaux sur lesquels je tombe en cherchant sur Myspace par exemple.

© Gilles Rammant

Jouer en centre de salle comme ce soir est-il une configuration que vous appréciez? Sentir le public proche de vous est il déterminant dans l’énergie que vous dégagez?

Fred: Ce qu’on a l’habitude de faire, et que moi je préfère, c’est jouer par terre ou à petite hauteur. Là, spécialement ce soir, c’est bizarre pour le son, je comprends pas trop ce qui se passe, ça arrive de derrière…
Greg: On va voir. Ce qu’il y a, c’est qu’il y aura des gens qui seront dos à nous. Je ne sais pas si ça va être très pratique pour eux.
Emilie: On préfère, c’est déterminant. On aime bien être entourés plutôt que d’avoir une distance de trois mètres et être à deux mètres de haut.
Greg: C’est surtout la hauteur qui est gênante. Quand on est trop haut, on a l’impression d’être dans une téloche.

Vos sets vous laissent ils l’occasion d’improviser ou même seulement de parfois faire durer le plaisir?

Greg: Aucune, malheureusement peut être. On est trop concentré sur le fait de ne pas faire de pains pour se permettre des impros, au-delà d’un roulement qui change ou d’une note rajoutée au feeling. On n’a jamais dégagé de plage d’impro dans nos morceaux, à part en fin de rappel à l’époque où on faisait ça. On n’a pas cette formation ni cette habitude.
Fred: Greg et moi, on vient du punk, on ne fait jamais d’impro, sauf en répétition ou un riff tourne. Ce n’est pas une idée qui nous vient, contrairement à des potes qui eux ne faisaient que ça.
Greg: Je n’aime pas trop l’idée de faire un truc passable. Il faudrait un an de travail et qu’on ait notre propre local de répèt’ pour éventuellement penser à ça. Ca se travaille l’impro paradoxalement, sauf si tu as le niveau d’un jazzeux.

tofmarvin41On entend souvent dire les petits groupes français qu’il est difficile de tourner quand on est qu’au statut d’autoproduit. Vous, on vous voit toujours sur la route. Comment l’expliquez vous?

Greg: Parce qu’on est dance! (rires)
Fred: Parce qu’Emilie nous trouve plein de dates, il y a des gens qui y arrivent bien.
Greg: Ce n’est pas qu’on harcèle non plus. On a la chance que ça plaise suffisamment pour qu’on ait des offres. C’est aussi le fait qu’on soit tous les trois dispos totalement pour le groupe.
Fred: Quand tu fais un concert, tu as souvent des propositions à la fin. Ca se fait souvent comme ça. Ca s’accumule au fur et à mesure…
Emilie: Des fois, on nous trouve des concerts loin, comme au Mans, et du coup il faut trouver des petites dates pour y aller et en revenir.
Greg: C’est vrai qu’il y a une espèce d’embouteillage depuis deux ans dans cette scène là, ou beaucoup de groupes se montent, et ou tout le monde veut tourner au même moment, c’est-à-dire en octobre/novembre et avril/mai. A ces périodes, c’est assez embouteillé. Après, c’est aussi humain. Ca se passe bien avec des orgas, ça se renouvelle régulièrement. Nous, on ne se plaint pas de ça, je ne trouve pas que ce soit dur de tourner. C’est un mélange de disponibilité, de copinage, et que ça plaise.

Idem pour l’étranger. Comment Marvin s’y prend et quels sont ses arguments pour parcourir l’Europe avec un seul album sous le bras?

Greg: Là aussi, c’est une histoire de rencontres.
Fred: De squats aussi. On a commencé à faire des concerts dans des espèces de lieux autogérés, paumés dans la nature chez nous, et de là il y a eu plein de plans. Ils sont tous plus ou moins en relation.
Greg: Ce sont des contacts qu’on se refile entre membres de la scène. Dans le créneau dans lequel on est, un peu noise expérimentale rock tordu, la scène est beaucoup plus dynamique que dans d’autres scènes surfréquentées comme le pop rock ou le métal, ou il y a vraiment beaucoup plus de groupes, ou le circuit se veut beaucoup plus professionnel, ou les groupes ne veulent pas jouer pour 40 euros en Allemagne dans un squat tout pourri. Nous, c’est toujours ce qu’on a voulu faire à la base, donc on ne se pose pas vraiment de questions. Aussi, le fait d’avoir notre propre camion nous aide beaucoup. Dans cette scène là, tous les groupes ont la même démarche, de vouloir jouer au maximum, d’aller le plus vite possible à l’étranger, de voir du pays. C’est quelque chose que j’ai remarqué. Tout le monde se fait passer les contacts et c’est assez efficace.

Du coup, si je vous demande une anecdote mémorable de tournée, vous n’avez que l’embarras du choix?

Fred: Il y en a qui ne sont pas racontables…
Emilie: Celles des autres sont vachement mieux. Pierre des Papier Tigre qui va en garde à vue… Ce n’est pas nous, mais on y était. Ca se passe souvent nickel, sans surprise folle. Pas de galère, à part le camion qui casse une fois mais c’est tout. On tombe dans des super fêtes après, on dort bien, on repart, et c’est comme ça tous les soirs.
Greg: Des fois, on ne s’en souvient pas aussi… Si, une fois, on a failli se faire braquer des vinyls par des douaniers italiens. On a dit non, il y a eu un petit bras de fer pendant cinq minutes. Sinon, justement, Emilie provoque toujours le type le plus costaud de la soirée pour que je fasse un bras de fer avec lui. Ca m’a attiré quelques embrouilles parce que je me retrouve à chaque fois devant un monstre.
Emilie: C’est beau quand même, invaincu en Europe…

© Gilles Rammant

Votre premier album a déjà deux ans. A quoi doit on s’attendre sur le prochain?

Greg: Tous les noiseux purs et durs vont détester, comme ils nous l’ont déjà fait comprendre. Non, c’est une blague… Enfin, à moitié… Ca va être plus varié, je pense qu’on peut raisonnablement le dire. Les morceaux vont être un peu plus construits, avec des thèmes qui reviennent plutôt qu’une progression linéaire de transe comme il pouvait y avoir sur les morceaux du premier disque. Les tempos sont un peu moins hystériques, on s’est plus cassé le cul…
Emilie: C’est un peu moins joyeux aussi.
Greg: Il y a plus de différents sons de synthé puisque maintenant on en a trois alors qu’il n’y en avait que deux sur le précédent, et encore pas sur tous les morceaux. Les compos sont plus fouillées, un peu plus intéressantes. Après, il y aura toujours de la dance, du punk, du hard, du rock prog…
Fred: On a essayé d’enchaîner un peu moins de riffs qu’on le faisait au début. On a essayé de faire, pas des chansons, mais des morceaux un peu plus construits, plus intelligents.

Et c’est prévu quand?

Greg: Au mois de mars ou avril 2010, sur African Tape Records, le label du batteur de Chevreuil qui est maintenant en Italie.

© Gilles RammantL’évolution du groupe est elle déjà pensée? Je pense à un élargissement du line up pour un projet particulier, de la vidéo sur scène, des collaborations à venir…

Greg: La vidéo, non. C’est quelque chose qui s’est très rapidement posé puisque ça découle du fait que notre musique soit instrumentale. On nous a dit qu’il faudrait meubler, enfin c’est ce que les gens sous entendaient.
Emilie: Ils semblaient dire qu’on était ennuyeux, donc on l’a mal pris (rires).
Greg: Ca ne revient plus trop, apparemment les lives tiennent la route.
Emilie: Puis les gens regardent la vidéo, je ne comprends pas trop… Moi, j’aime bien regarder les gens jouer.
Greg: J’ai hâte de voir Gangpol & Mit ce soir, il parait que c’est super complémentaire. Mais j’ai rarement vu de groupes ou il y avait de la vidéo, et où ça apportait beaucoup. Tu as tendance à faire l’aller retour entre le groupe et la vidéo, et ça me déconcentre plus en tant que spectateur. Après, avoir une vidéo derrière soi, c’est caler les choses et dans ce cas c’est tout un travail dans lequel je n’ai pas envie de me lancer. Je préfère me concentrer sur les morceaux. Sinon, c’est de la simple illustration, et je trouve ça un peu dommage de balancer quelque chose sans se soucier du tempo, du calage des images. Ca rime un peu à rien. Je préfère avoir un light show bien foutu plutôt qu’une projection. Après, pour les collaborations, il y a plein de copains avec qui ça me ferait marrer, mais il n’y a pas de projet défini pour le moment. Elargir le line up, non je pense pas, contrairement à élargir le nombre d’instruments utilisés. Je vais m’acheter une cloche, Fred va s’acheter une basse… Ce genre d’évolution, oui, mais un membre en plus je ne pense pas. Et je n’ai jamais été branché programmation, c’est déjà suffisamment difficile de suivre un arpeggiator de synthé. Déclencher des samples, jouer au casque, au clic, ça n’a jamais été mon truc.

Quel disque a changé votre vie? (lire l’intégralité de la rubrique ici)

Greg: Etant donné qu’on a tous autour de trente ans, on est obligé de citer «Nevermind» je crois. On a commencé la musique en grande partie grâce à ce disque. Après, «Futureworld» de Trans Am m’a beaucoup marqué. C’est la première fois que je me suis mis à vraiment aimer le synthé dans le rock.
Emilie: Je ne sais pas, j’ai toujours aimé le synthé, mon père écoutait Pink Floyd tout le temps et j’aimais ça. Il y en a trop, je peux pas en dire un, après je vais avoir l’air con. Si, j’ai trouvé: c’est «Clone Theory» de Six Finger Satellite qui m’a le plus influencé dans ce groupe. Parce que Trans Am, on faisait du skate, il y en avait plein dans les vidéos, donc on l’avait bien digéré. Là, c’était vraiment une découverte qui nous a donné envie de faire quelque chose de péchu.
Fred: Il y a pas mal de disques de mon père qui m’ont marqué, comme Brian Eno ou Robert Wyatt. «Rock Bottom» de Robert Wyatt, je l’écoute depuis vingt ans. Il y a les disques mais il y a aussi les concerts qui marquent, qui leur donnent une autre ampleur. Pour Trans Am par exemple, ça m’a complètement scotché. On s’est dit: «Le MS20 qui traîne là, il faut absolument appuyer dessus».

Crédits photos: Gilles Rammant.

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5 réponses à Interview – En camtar avec Marvin!

  1. jean singe 19 novembre 2009 à 22 h 18 min #

    marvin président !

  2. MAnu 19 novembre 2009 à 22 h 35 min #

    Yeps,

    Cool les mecs ce petit itw. Merci encore (Marvin et Mowno). Putain ca donne envie de revoir tout ça!
    Impatient de voir les images du concert…

    MAnu // Teriaki

  3. rome-hell 19 novembre 2009 à 23 h 14 min #

    LEE MARVIN !!! rappelez vous canicule…

  4. debmaster 20 novembre 2009 à 1 h 06 min #

    ahah je confirme c’était bien moi

    ce soir là je m’en rappellerai toute ma vie j’ai vomi genre 6 fois dans la nuit et c’etait pas l’alcool, je sais pas du tout ce qui s’est passé ahah

  5. Fuzy Josh 20 novembre 2009 à 1 h 17 min #

    Cool ! Merci !

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