Ben Bridwell, cavalier électrique

Ben Bridwell, cavalier électrique

Obtenir une interview de Ben Bridwell s’est révélé être un véritable chemin de croix, long de plusieurs années. Pourtant, et ceux qui l’ont déjà rencontré pourront tous en attester, le bonhomme n’est pas du genre inaccessible. Au contraire, rares sont les chanteurs de groupes ayant connu une ascension telle que celle de Band of Horses, à ne jamais oublier d’ou ils viennent et ce qu’ils doivent à leur public. Qu’il donne un concert de légende à la Maroquinerie comme ce fut le cas en février 2008, au lendemain de la sortie de leur album ‘Cease to Begin’, ou cette année devant plusieurs milliers de personnes à Rock en Seine, Bridwell est toujours le même : affable, touchant et charismatique, le type de mec avec qui tu partagerais volontiers quelques hot dogs et plusieurs packs de bières, histoire de faire durer le plaisir.
Sans pour autant que son registre relève d’une grande originalité, les douze ans d’existence de Band of Horses auront contribué à l’évolution des goûts musicaux, aux miens comme ceux de beaucoup d’autres. Pouvoir échanger avec le principal responsable de tout cela était donc une motivation personnelle à peine dissimulée, une occasion à saisir lors de cette nouvelle venue parisienne, pour revenir avec lui sur les récents événements qui ont chamboulé son groupe, sur les réussites et les erreurs du passé, sur ses ambitions solo, sur sa vie privée aussi… Après une poignée de rendez vous manqués à travers les années, c’est devant sa loge du festival parisien que le rockeur redneck m’attend pour une trentaine de minutes d’entretien qui, autant le dire, sont passées à la vitesse de la lumière.

Au printemps, Bill Reynolds (basse) et Tyler Ramsey, guitariste très technique, ont quitté le groupe, la ‘famille’ a donc été un peu secouée. Est-ce que ces départs étaient prévus, où t’ont-ils surpris ?

Ben Bridwell : En fait, ils ont dit sur Instagram que ça relevait de leur décision, mais ça n’a pas été le cas. Je les ai virés.

Y a t-il donc eu quelques incompréhensions entre le groupe et les médias ?

Non, en fait ils ont juste voulu faire croire que les choses étaient ainsi. Ils ne sont pas partis, on leur a demandé de le faire.

Je ne le savais pas…

Mais personne ne l’a su. C’était en chantier depuis pas mal de temps déjà. On a fait une pause dans notre tournée en début d’année, on avait deux mois devant nous sans aucun concert, donc il était évident que c’était pour moi le bon moment de le faire. Je leur ai donc écrit en leur expliquant qu’on allait prendre des chemins différents. C’est terrible.

Est-ce que leur façon de faire t’a déplu ?

Forcément, parce qu’en prétendant quitter le groupe, ils ont mis toute la pression sur mes épaules. Je veux dire, beaucoup de musiciens – peut être dix ou quinze – sont passés dans Band of Horses depuis le début, et ça peut donner de moi l’image de quelqu’un avec qui il est difficile de travailler. Je suis exigeant. Comme pour les autres, j’ai donc décidé qu’on ne jouerait plus ensemble, mais j’aime ce qu’ils ont fait pour le groupe, tout le travail et les efforts qu’ils y ont mis. Je suis reconnaissant pour tout cela, je les remercie vraiment. Mais leur réaction, cette communication via Instagram a été un peu stupide. Qu’ils poursuivent leur travail des réseaux sociaux. Nous, on continue d’avancer. Nous restons ce groupe que nous avons toujours été. Je guide Band of Horses depuis toujours, j’ai eu différents musiciens durant toute la vie du groupe, et c’est la seule chose que nous sachions faire.

En ce sens, le concert d’aujourd’hui a été instructif (video ci-dessous). On a l’impression que Band of Horses revient au son du début, plus instinctif et moins technique, avec une attitude plus rock n’roll…

Oui. Mais Tyler ne pouvait pas jouer de rock n’roll. Il a appris avec le temps, mais il fallait toujours le pousser à jouer fort. Aujourd’hui, nous revenons donc à ce que nous sommes vraiment. Mais encore une fois, j’ai aimé ce que tous deux ont apporté. Rien de ce que Tyler a fait au sein du groupe ne peut être laissé de côté, tout comme la dynamique que Bill a pu amener. Désormais, nous sommes redevenus un peu plus libres, nous jouons de façon plus instinctive en effet. On verra.

Est-ce que tu peux nous parler un peu de leurs remplaçants et de leur parcours respectif ? Est-ce qu’ils sont amenés à rester définitivement ?

En fait, seul Ian MacDougall (guitare) peut vraiment être considéré comme remplaçant puisque Matt Gentling (déjà bassiste à l’époque de la tournée ‘Cease to Begin’, ndlr) a appris les morceaux à Bill lorsqu’il est arrivé. Il se souvenait des titres. Ian a donc travaillé très dur pour apprendre tous les morceaux des cinq albums, c’est un boulot énorme. Quant au futur, je ne sais pas vraiment de quoi il sera fait, si ce line up est temporaire ou non. Aucun de nous ne peut vraiment le savoir à l’heure qu’il est étant donné qu’on a vraiment été secoués par ces changements.

Est-ce que vous avez du passer par une période d’adaptation, beaucoup de répétitions afin d’être prêts pour cette tournée ?

Non. Comme je te le disais, Matt connaissait les morceaux, et a beaucoup bossé lui aussi à chaque instant qui se présentait à lui. Il y a passé des nuits, chez lui. Ian a lui aussi beaucoup travaillé seul en amont. On s’est donc seulement réuni durant deux jours de répétitions, puis on s’est remis au boulot. Tu sais, c’est notre job, nous ne sommes plus un petit groupe maintenant. On doit jouer devant des milliers de gens, spécialement ici en Europe, que ce soit à 16h à Rock en Seine, au Pukkelpop ou je ne sais ou encore. Tu dois continuellement être prêt. Si tu ne l’es pas, tu ne peux pas suivre. Ces deux là ont beaucoup travaillé pour apprendre les morceaux et être ici avec nous. J’ai l’impression que, pour le moment, rien ne peut nous arrêter.

Tu es le seul membre d’origine aujourd’hui. Est-ce que ces changements récurrents de personnel te rendent fébrile quant au futur du groupe ?

Le futur du groupe à l’heure ou je te parle, c’est trouver quelques jours pour une session studio en vue d’un nouvel album. J’ai une tonne de chansons qui attendent donc on va commencer à enregistrer en novembre. J’aurai Creighton (Barrett, batteur, ndlr) avec moi, mais aussi Jason Lytle (Grandaddy) qui a déjà produit ‘Why Are You Ok’, ainsi qu’un ingénieur du son, et on verra ce qui ressortira de tout cela. A cause des événements récents, c’est difficile de dire ou nous en sommes, si nous sommes ceci ou cela. Ce que je sais, c’est que nous sommes trop vieux pour rester les bras croisés. On se bat, et on se battra encore. C’est notre projet.

Est-ce que ce futur disque sera le ‘companion record’ de ‘Why Are You Ok’ dont tu as déjà pu parler dans la presse ?

Ce sera exactement ça. Tout s’est très bien passé avec Jason pour le dernier album, à tel point que ça nous a permis d’oublier un peu le chapitre ‘Mirage Rock‘ qui était un disque un peu trop profond. Pour ‘Why Are You Ok’, on a retrouvé tous nos sens, et Jason Lytle est en grande partie responsable de cela. Je l’ai donc supplié de remettre ça avec nous. Je crois bien que nous avons déjà trouvé le titre de cet album, et certains morceaux sont déjà bien avancés. Donc allons y !

Tu parlais de ‘Mirage Rock’, moi je vais remonter encore un peu plus loin. ‘Infinite Arms’ semble avoir été un tournant dans la discographie de Band of Horses. Au delà du fait que ce soit le premier à être sorti chez une major, ses morceaux sonnaient beaucoup plus accomplis, beaucoup plus mainstream aussi, que tous ceux de vos albums précédents. Il correspond aussi à l’arrivée de Ryan (Monroe, claviers et guitare) dans le groupe. Vois tu les choses du même oeil ?

Oui. C’est marrant parce que ce disque est généralement perçu comme une nouvelle étape de passée parce qu’il a justement été le premier à sortir en major. Comme si on avait voulu montrer qu’on passait un cap. En fait, cet album est tout simplement trop produit, à tel point que j’ai l’impression que ce n’est pas vraiment nous.

Ca veut dire que tu n’assumes pas vraiment ‘Infinite Arms’ avec le recul ?

Non, ce n’est pas ça non plus. Je pense que cet album est rock mais a en lui cette sorte de conflit auquel nous faisions face, qui nous faisait à la fois atteindre le mainstream et le nouveau palier de notre carrière que nous étions en train de franchir. Je pense que ‘Infinite Arms’ a un peu souffert de ça. Ce à quoi nous sommes revenus avec ‘Why Are You Ok’ incarne notre longévité. Nous avons cru en nous mêmes et pas en une maison de disques, et c’est vraiment ce qui importe. Mais le rôle de Ryan a été important, tout comme celui de Tyler qui a un titre sur chacun des trois derniers albums. Le tournant a donc été d’impliquer tout le monde, de les inviter à me botter le cul. Pour le dernier disque, il en a été autrement. L’ambition était d’impliquer moins de personnes, de se focaliser un peu plus sur le rôle de Jason Lytle, et qu’on revienne au coeur du projet en me laissant le contrôle. Ryan apporte toujours sa patte ici ou là évidemment, tout comme il faufilera certainement quelques unes de ses chansons. Mais désormais, on doit prendre en main notre destin, et ne laisser personne d’autre interférer.

Il y a une grosse différence entre jouer de la musique pour le plaisir et en faire son job à plein temps. Est-ce que passer ce cap a été difficile à gérer pour toi ?

C’est ‘do or die’. C’est comme se battre pour sa vie. Nous ne sommes plus très jeunes, nous ne surfons pas sur la hype. Se battre, c’est donc survivre, écrire de bonnes chansons et bien les interpréter. C’est un combat quotidien, une attention de tous les instants.

Tu composes seul les morceaux de Band of Horses. Qui est ta première oreille, et à quel point t’en remets tu à son avis ?

Quelques fois, j’envoie des trucs à Jason Lytle, d’autre fois je fais écouter à Creighton. Ce mec est à mes côtés depuis que je suis adolescent. Nous sommes nés tous les deux la même semaine, et on arrive tous les deux à nos quarante ans. J’ai donc appris à m’en remettre à lui de plus en plus. Il n’est pas seulement mon meilleur ami, il est aussi mon confident et naturellement celui à qui je fais écouter d’abord. Je ne fais plus écouter à notre management, parce que je ne veux pas non plus avoir tout un tas d’avis. De toute façon, eux ne voient pas les choses d’une manière assez globale, ils ne comprennent pas que, lorsqu’ils écoutent une démo, les choses vont s’étoffer avec le temps, notamment avec l’aide de Jason. Creighton, lui, sait me dire quand c’est bon ou non.

De ton côté, tu es passé par pas mal de collaborations, que ce soit avec Biffy Clyro ou Macklemore. Parfois, les choses sont allées jusqu’à un album, comme avec Iron & Wine (video ci-dessus) et BNQT. Qu’as tu retenu de toutes ces expériences d’un point de vue personnel ?

Tellement de choses ! C’est difficile de mettre des mots là dessus. Chaque projet est tellement différent ! Avec BNQT, j’ai pu imposer quelques unes de mes idées en termes de mix, comme cette voix un peu en retrait. Avec Iron & Wine, c’était une expérience très instructive parce qu’il est comme un grand frère pour moi. D’une certaine manière, j’ai grandi avec lui donc je me suis mis sur le siège arrière. Parfois tu prends les commandes, d’autres fois tu te mets en retrait et tu apprends, tu regardes, tu observes. Avec certains, tu peux t’imposer parce que tu sais de quoi tu parles. Avec Sam Beam, qui est plus vieux que moi, j’ai beaucoup appris. Avec Macklemore, j’ai juste écrit quelques phrases pour le refrain d’un morceau hip hop, ce que je n’avais jamais fait auparavant. Le truc c’est que, même si tu ne donnes que le minimum, ça t’amène quand même à voir les choses différemment et à aller chercher de nouvelles choses en toi. Tous ces projets sont tellement variés que j’en ai puisé tout un tas de trucs inattendus.

Tu as très brièvement fait parler de toi en solo sous le nom de Birdsmell. Tu as écrit quelques titres, comme le très beau ‘Why Where You Born?’ (en écoute ci-dessous). Je me demandais pourquoi ce projet n’est jamais allé plus loin. Qu’est ce qui t’en empêche ?

Je pense que ça été une sorte de réponse à ‘Mirage Rock’ pour lequel j’ai senti que j’étais un peu moins impliqué dans les décisions, pour lequel je n’ai pas pu faire les choses aussi instinctivement qu’auparavant. Quand cet album est sorti, j’ai senti le besoin d’être libre de faire quelque chose de stupide. J’ai donc enregistré un disque de Birdsmell pour lequel j’ai écrit 18 chansons, mais je ne peux pas le sortir pour des raisons contractuelles.

Donc ce n’est pas que tu ne veux pas, c’est que tu ne peux pas…

Je ne pouvais pas le sortir non. Mais ça n’empêche pas que les titres soient bons. Le fait d’avoir été libre, de ne pas avoir eu quelqu’un qui me fasse dévier de là ou je voulais aller, de ne pas avoir eu d’avis extérieurs, m’a fait du bien. D’ailleurs, quelques titres vont être utilisés sur le prochain album de Band of Horses, tout comme c’est arrivé sur ‘Why Are You Ok’. Certains méritent l’apport de collaborateurs pour qu’ils ne soient plus seulement bons, mais géniaux. Ce que je ne peux pas faire seul.

Et pourquoi ne pas sortir le reste gratuitement pour les fans ?

Parce que je suis sous contrat ! Toute chanson que j’écris appartient à ma maison de disques, que ce soit sous le nom de Band of Horses, du mien, ou de Birdsmell. Donc j’en cache plein, comme un dingue (rire) ! Ils n’ont pas idée de tout ce que je peux planquer.

Tu as quatre filles, j’imagine donc le déchirement que tu dois ressentir quand tu quittes la maison pour partir en tournée. Comment concilies-tu ta vie privée et celle d’artiste ?

Chaque jour est différent. Peut être qu’une d’elles est en train de perdre une dent, ou fait sa rentrée à l’école… Mais tu ne peux pas prétendre savoir comment chaque journée va se dérouler. Si c’est le cas, tu tombes dans le piège. Je garde donc mes oreilles et mes yeux grands ouverts pour ce que je considère comme mes deux jobs. Parce que si je pense savoir ce qui m’attend chaque jour, je me fais surprendre et je me prends un coup de pied dans les couilles. Je fais en sorte d’être le plus disponible possible, de ne pas être grincheux. Si je suis occupé en tournée avec le groupe, et que ma famille a aussi besoin de moi, je n’ai pas le droit d’être contrarié face à tant de sollicitations. Chaque jour est un nouveau challenge, et si tu ne prends pas les choses ainsi, tu le payes rapidement.

Et tu n’imagines pas partir en tournée en famille comme certains groupes le font ?

Mes enfants grandissent. Ma plus grande a bientôt neuf ans, mais la plus jeune n’a qu’un an. A l’heure actuelle, c’est difficile d’envisager de prendre l’avion avec tout ce petit monde. Un an, deux ans, six ans et neuf ans… Ca fait six putains de sièges à prendre dans l’avion, juste pour ma famille ! On n’en est pas là donc, deux sont encore beaucoup trop jeunes. Si nous avons de la chance de continuer ce job dans le futur, on y arrivera peut être parfois. Si Band of Horses survit aux modes, aux cycles du music business, on verra ce qui se passera et comment on s’adaptera.

Est-ce que ta fille la plus âgée est fière de son papa ? Se rend elle compte de qui tu es et de ce que tu représentes ?

C’est difficile à dire. Elle commence vraiment à saisir, elle veut souvent me parler au téléphone, m’envoie souvent des SMS. Elle est maintenant assez âgée pour prendre le relais de ma femme, s’emparer de son téléphone pour m’envoyer un message me racontant sa journée d’école ou autre. Elle agit presque comme une petite adolescente maintenant. Je ne sais pas si elle comprend vraiment ce que nous faisons là, mais ce n’est plus qu’une question de temps.

Tu lui as dédicacé une chanson qui s’appelle ‘For Annabelle’. Une autre de tes filles a trouvé le titre de ‘Why Are You Ok’. Tu vas donc devoir faire quelque chose pour ne pas rendre les deux autres jalouses non ?

Oui, et il y a aussi ma femme qui me demande souvent ou est sa putain de chanson (rire) ! Mais je n’ai pas besoin de les inclure volontairement dans mes morceaux. Je ne veux pas faire les choses intentionnellement, je préfère que ça arrive sans prévenir, presque par accident. C’est la raison pour laquelle je ne veux pas écrire cinq fois ‘The Funeral’ pour devenir riche et connu. Concernant ‘For Annabelle’, c’est un petit peu différent puisqu’elle est ma première fille et que ma vie changeait beaucoup à ce moment là. Pour Ivy, la seconde, elle est également dans mes chansons mais je n’avais pas besoin d’intituler ça ‘For Ivy’. Donc, pour les deux autres, ça viendra également naturellement, elles trouveront leur place dans nos morceaux, mais personne ne sait quand et dans lequel. Ça ne peut pas marcher autrement.

On s’est croisé plusieurs fois brièvement par le passé, et j’ai toujours été soufflé par ton accessibilité, ta bonne humeur, ton humilité… Comment peut on conserver toutes ces qualités quand on est le chanteur d’un groupe à la popularité croissante comme Band of Horses ?

Ce n’est pas une chose évidente. Tu as sans cesse la pression, des responsabilités inhérentes à ce job, la nécessité de guider le groupe afin qu’il reste pertinent… Comme pour ma famille, c’est un challenge quotidien auquel tu dois te confronter. La meilleure explication que je puisse avoir à cela, c’est que j’ai commencé assez tard. J’avais 26 ans quand j’ai commencé à écrire, à jouer et donner des concerts. Si j’avais débuté comme tout le monde alors que je n’avais pas encore 20 ans, je n’aurais pas eu cette maturité, j’aurais peut être laissé l’égo prendre le dessus comme ça s’est vu chez des millions de groupes. L’égo peut tout détruire. Le fait d’être un peu plus vieux me permet de ne pas tomber dans ce piège, de prendre du recul, de prendre en considération tous ceux qui sont impliqués dans la vie du groupe, que ce soit toi pour cette interview, ou notre chauffeur de bus. Je m’assure tout le temps que tout le monde est ok, pour le bien de tout le monde dans l’équipe. J’ai de l’empathie dans mon coeur, je veux sans cesse m’assurer que tout le monde travaille bien ensemble, et que personne ne fait de l’ombre à un autre. Sinon, c’est mort.

Donc tu trouves ta chance dans le fait d’être plus vieux (rire)…

Oui. Je pense que c’est le seul moyen de s’en sortir. On doit agir et avancer ensemble. Si une personne est plus importante qu’une autre, moi compris, tout finit par s’effriter.

Mes énormes remerciements à l’équipe de Caroline France, et plus particulièrement à Thierry Gicquel pour avoir cédé à mes pressions.

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