Interview : Rude Boy System – Vicking’s Remedy (01-1999)

En ce qui concerne Rude Boy System, que s’est-il passé entre « Live Injection » et « They Say »?

Beaucoup de concerts, un peu de remaniement au sein des membres: on a changé de batteur, de bassiste et de section cuivre. Ensuite, on a tout simplement préparé l’album.

Peux-tu nous présenter les Vicking’s Remedy?

La base de Vicking’s Remedy est formé d’anciens membres des Rude Boy System qui étaient présents sur le premier album `Skain’Ouest ». Eric est à la batterie, Lord au trombone, Laurent à la basse, Vince, Ali et moi qui sommes dans les RBS pour les guitares et clavier, on a recruté les deux saxophones de Loskabos (Alan et Georgio), au chant il y a Sonia, et Anna et Peggy aux choeurs. On s’est retrouvé pour jouer du vieux son jamaïcain, axé sur le early reggae, le rocksteady et le ska 60’s. On a commencé à répéter en 98 et six mois après on enregistrait une petite démo pour trouver des concerts et participer à diverses compilations dont Skappelation D’Origine Contrôlée (Moon Rds), Ska Trad (Magic)… On compte sortir un album pour septembre 2000 au plus tard. On est en train de bosser sur beaucoup de compositions et quelques reprises, pour arriver à un total d’une quinzaine de morceaux. Les Vicking’s Remedy ont aussi une deuxième formation qui s’appelle Echochamber et qui comprend la section rythmique et quelques incursions cuivres pour jouer essentiellement du dub et du rub a dub.

Est-ce que la formation de Vicking’s Remedy répondait à un besoin de s’échapper de Rude Boy System?

Non, c’était pas pour s’échapper mais pour faire quelque chose de parallèle, pour avoir un son un peu différent Le son de Vicking’s Remedy est vraiment à la source du rocksteady et du skinhead reggae qui sont des rythmes que l’on pratique un peu moins avec RBS, plus axé sur le ska et le reggae. C’est plus un plaisir qu’autre chose.

Peux-tu nous parler de l’enregistrement de l’album et nous donner ton jugement avec un peu de recul?

Mon jugement est tout de suite un peu plus critique. II y a beaucoup de choses qui ne vont pas mais je suis quand même assez satisfait de la qualité du son et des morceaux qui se sont améliorés par rapport aux deux premiers albums. Ils sont plus riches. Après, il y a quelques imperfections que l’on ne pourra jamais corriger mais… On a mis trois semaines à enregistrer They Say; on était un peu en résidence, des vacances avec atelier musique en quelques sortes… Ca s’est assez bien passé avec les tensions que cela implique de rester trois semaines avec les mêmes personnes pour travailler. Quant à la promo et la distribution, on a négocié un bon contrat avec Tripsichord qui se débrouille très bien car l’album est disponible partout. On va essayer de batailler pour le distribuer à l’étranger sûrement avec Mosquito en Allemagne avec qui on peut peut être le faire; on va voir avec les Malarians ce que ça peut donner pour l’Espagne.

Avez-vous été surpris de l’accueil de l’album par la presse?

On a été assez surpris, on ne s’attendait pas à avoir autant de bonnes critiques et donc à ce qu’autant de gens apprécient l’album. Le nombre de chroniques a quand même été assez impressionnant. C’est toute une organisation qui se met en place pour arriver à toucher le maximum de gens, chose que l’on n’arrivait pasà faire avant par manque d’organisation. Maintenant, on s’en donne les moyens et ça marche..

Comment êtes vous rentré en contact avec Small Axe et donc Tripsichord?

On a fait une première mise à plat sur CD et on a démarché chez différents distributeurs comme MSI, Mélodie et donc Tripsichord. Ce sont ces derniers qui étaient les plus intéressants, on a bien négocié avec eux. Ils nous offre pas mal de liberté par rapport notamment aux ventes de disques de nôtre côté, pas d’exclusivité, une bonne promotion… C’est un label qui a bien travaillé avec de nombreux groupes de ska comme K2R Riddim, 8°6 Crew et d’autres, donc on leur a fait confiance.

Comment cela se passera pour Vicking’s Remedy? Est-ce que vous serez également sur Small Axe?

On a essayé de tout dealer en même temps: le RBS, la compilation Ska Trad Vol1 et on est en pourparler pour Vicking’s Remedy mais ils sont également intéressés pour le sortir. On n’a pas cherché ailleurs.

Vous voulez donc que les deux groupes prennent le même chemin le plus possible…

Les deux sont liés de toutes façons de par l’interaction entre les groupes, le fait qu’il y ait trois RBS dans Vicking’s Remedy, que ce soit l’Epicerie qui s’occupe des deux groupes, que l’on soit obligés de gérer pour les dates… Quand on a parlé de l’album des Rude Boy, certains membres des Vicking’s Remedy étaient là donc on en a parlé naturellement.

Peux-tu nous présenter l’Epicerie? Son but, sa manière de fonctionner…

C’est quelque dose d’assez vaste. C’est un tourneur, ils proposent des résidences de groupes à La Patate à Notre Dame De Monts, ils font des formations de son… On les a rencontré avec RBS car on avait besoin d’un tourneur étant donné qu’avant, nous nous en occupions personnellement. Ca fatiguait beaucoup de gens. Pour se dégager de cela, on a contacté Laurent de l’Epicerie qui s’est proposé de nous faire tourner.

Est-ce que les deux groupes ont le même public étant donné les influences plus larges de Vicking’s Remedy?

Rude Boy System a un public plus large car il touche plus de gens. Étant donné que Vicking’s Remedy n’a pas encore de disque, on se fait connaître par les fanzines et le bouche à oreille. Au début des concerts de Vicking’s Remedy, le public était essentiellement composé de rude boys. Sur Rude Boy System, le public est beaucoup plus large et aucun n’est visé.

Comment vous vous organisez pour assumer les répétitions et les dates? Un groupe est-il prioritaire par rapport à l’aube?

La priorité va à RBS pour le moment. C’est pour ça que l’on est en panne de dates avec Vicking’s Remedy, par manque de temps et cela va durer environ deux mois. On va se servir de ce creux pour caler l’enregistrement. Cela se ressent également au niveau des répétitions car tout le monde travaille dans Vicking’s Remedy, contrairement à RBS ou l’on est tous intermittents. Les répétitions se font donc essentiellement la veille des concerts. Ca se limite à cela.

Essayez-vous quand même le plus possible de mettre les Vicking’s en première partie de RBS sur la tournée?

On l’a déjà fait plusieurs fois, ça s’est toujours bien passé. Mais maintenant les RBS bougent beaucoup, peuvent jouer à Bayonne, Marseille ou Lille. Ca, ce n’est pas facile pour les Vicking’s Remedy de se retrouver, de faire 600 kms pour un concert et de repartir après. Quand on est dans la région, en principe on se débrouille pour que cela se fasse.

Quels sont les projets des Rude Boy System?

On va participer à une compilation On A Faim. Pour le moment, on bosse le set et lorsqu’on aura quelques compos, on repartira pour un nouvel album. Le plus tôt possible sera le mieux. On a prévu de s’accorder deux semaines de repos au mois de septembre ou l’on répétera quand même un peu, un mois début 2001 pour bosser des nouveaux morceaux que l’on enregistrera si on en a le temps.

Les projets Vicking’s Remedy?

Normalement l’album sera fini d’enregistrer au mois de mai. II faut voir avec Tripsichord quand ils voudront le sortir. Avec Echochamber, on prévoit de sortir quelques maxis sous peu. Les morceaux sont déjà enregistrés et mixés, il manque juste un peu de financement pour arriver au bout.

Le mot de la fin…

Venez nous supporter à nos concerts, supportez la lutte anti-raciste et le Sarp qui n’a pas le cheveux sur la tête mais sur le bout de la langue. Le Sarp, c’est un comité de défense de la rillette qui s’est monté. Sarthois Against Rillettes Préjudice, luttons contre la listéria. On compte sur vous!

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