Interview : Ravi (04-2005)

Ravi… D’où vient votre nom?C’est la contraction du nom du groupe au lycée: Ravin’mads. A la reformation du groupe, nous étions en rade d’un nom pour un concert et c’est venu comme ça. Désolé, ce n’est pas très sexy, mais c’est la réalité.Tout a donc débuté pendant les années lycée?Au printemps de l’adolescence on va dire. L’histoire de Ravi est commune à beaucoup de groupes: un lycée, de l’ennui et des guitares. Dans sa forme actuelle le groupe a débuté en 1998 et s’est stabilisé en 2001…Après un changement de line up?Exact. Il y a quatre ans, un changement de bassiste a bouleversé pas mal de choses. Aujourd’hui, le groupe se compose de Bruno à la guitare et au chant, de Fra à la basse et au chant, de Gaël à la guitare et de Tonio à la batterie.Les musiciens de Ravi s’autorisent-ils des virées au sein d’autres formations?Fra jouait dans Creep AC (RIP), maintenant il travaille sur un projet solo. Tonio joue dans un groupe de punk au nom tendre comme la rosée du matin de La Verrue. Jusqu’à récemment, il évoluait dans Fuaim Catha.En novembre 2004, Ravi a tourné avec None-Id. Comment cela s’est-il déroulé?Très bien… Ces deux gars sont vraiment terribles: l’un regarde un peu trop les grands prix de F1 et l’autre est « anarcho-communisto-situationisto-mecaniste », mais leur musique est terrible. D’ailleurs, écoutez None-Id, écoutez None-Id, écoutez None-Id…La scène est-elle primordiale pour Ravi?Bien sûr, comme pour tous les groupes je suppose. Un morceau interprété sur scène et sur disque ne sera jamais identique. Ce que l’on essaye d’y mettre et la façon dont on le transmet non plus.Entretenez-vous des rapports avec d’autres groupes? Je pense notamment à la foisonnante scène normande.Complètement. D’ailleurs spéciale « kasdédi » à tous nos frères du 14 (Calvados), du 50 (Manche) et du 76 (Seine-Maritime): Guns of Brixton, Fuaim Catha, Amanda Woodward, Apollo Program, None-Id, The Electrokution, Dr Snuggle et MC Jaqueline, Gablé et les autres. Et big up aux Flying Donuts et aux Lost Cowboy Heroes.Revenons en à votre musique: punk, rock, mélodique… Comment la qualifieriez-vous?Nous faisons du rock et c’est tout… Si on n’entre pas dans les églises ce n’est pas pour se prendre la tête avec les querelles de paroisses. En fait, nous n’avons pas de limite, pas d’oeillères. On ne va pas se restreindre dans la composition, en se disant qu’il faut jouer un genre précis puisque nous sommes un groupe classé dans ce genre. On joue ce qui nous fait remuer les genoux ou la tête. Rien à foutre de ce qui est « mainstream » ou de ce qui ne l’est pas.« Designing New Circles » contient une foule de titres accrocheurs, de tubes en puissance. Avez-vous une recette miracle?Il n’y a pas de méthode précise… Soit les morceaux viennent en répétition et s’affinent après, soit c’est l’un d’entre nous (souvent le même) qui amène les bases d’un titre.Vos artwork sont également très soignés. Qui s’en occupe?C’est Gaël qui s’en occupe principalement. Lorsque nous sortons un disque, nous accordons pas mal d’importance au côté visuel et à l’objet. Cela demande beaucoup de temps, parce qu’il faut que tout le monde soit d’accord.Et concernant vos textes, de quoi parlent-ils?Ils sont assez personnels ou évoquent des tranches de vie. Nos textes ne sont pas, à proprement parlé, porteurs de messages, ce ne sont pas des slogans. Il n’y a pas de discours ouvertement exposés, ni de revendications particulières. Il s’agit davantage d’anecdotes qui ouvrent des perspectives sur ce que l’Homme peut avoir dans la tête, de point de vues que nous faisons partager.Ravi s’est offert la victoire du tremplin des jeunes charrues 2005 en Basse-Normandie… En juillet prochain, vous jouerez à Carhaix. Heureux?On est bien content. Surtout que les autres groupes étaient bétons… Nous allons jouer dans l’un des plus gros festival de France. Le programmateur des Vieilles Charrues a été, selon ses dires, vraiment bluffé. C’est cool! Même si ce n’est pas une fin en soi, cet évènement nous donne pas mal d’opportunités et insuffle un bonne dynamique au groupe.À ce propos, quels sont vos projets pour l’année à venir?Deux splits sont déjà en préparation, l’un avec Atomic Garden (Clermont Ferrand), Gas Drummer (Espagne) et un quatrième groupe. C’est Mathieu de Teddy Bear Rds et bassiste d’Atomic Garden qui nous a proposé le truc. L’idée nous a bien botté alors on a enregistré « Closer Together ». Le second split se fera avec nos amis de Lost Cowboy Heroes (Besançon). Nasty Samy a bien aimé « Designing New Circles », nous avons fait quelques dates ensemble et puis l’idée d’un disque à deux s’est imposée naturellement. Sur ce split il y aura six titres et deux reprises. Tout ça devrait sortir sous peu.Quelle importance accordez-vous à ces collaborations?Le travail pour un album est long et fastidieux. Nous pensons au prochain, on commence à y bosser. Un split permet de donner un aperçu de tes orientations musicales. Et puis la manière de composer est radicalement différente: tu t’accordes un peu sur l’autre groupe, tu mélanges les univers. Bref, c’est du tout bon.Il s’agit maintenant de défendre « Designing New Circles ». Pensez-vous tourner en France ou à l’étranger?Toujours plus de kilomètres et toujours plus de concerts, en France comme à l’étranger, sur de grosses scènes comme dans de plus petits lieux. Désormais, un tourneur s’occupe de Ravi (www.lestontonstourneurs.com) et nous travaillons sur beaucoup de projets: Espagne, Allemagne, Portugal, Hollande, France…Comment votre rencontre avec « les Tontons Tourneurs » s’est-elle concrétisée?Avant, Elise des « Tontons Tourneurs » était tourneuse chez AMC, notamment pour Creep AC, mais le fonctionnement était un peu trop lourd pour nous. Elle bosse aujourd’hui pour elle, selon ses goûts avec un fonctionnement très souple. Elle cherchait des groupes qui lui plaisent. De notre côté, nous avions besoin de franchir une étape dans notre organisation. Je crois que nous nous sommes trouvés au bon moment.Qu’en attendez-vous exactement?Nous espérons jouer davantage. C’est vraiment notre moteur. Elise va aussi nous booker dans des lieux auxquels nous ne nous attaquions pas auparavant.À quand le prochain opus?On prévoit un nouvel album pour 2006.Pouvez-vous nous en parler?Pas grand-chose à dire pour le moment si ce n’est qu’on va essayer d’y mettre des moyens…Votre rêve le plus fou?Vivre de notre musique et ne penser qu’à ça!Le mot de la fin…Get the party on!

À lire ou écouter également:

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire