Interview : Nueva Vulcano (09-2004)

Tout d’abord, peux tu nous dire pourquoi Aina n’existe plus?

Artur: C’est moi qui ait décidé de quitter le groupe, tout simplement parce que ça ne pouvait plus durer et qu’il m’était alors impossible de continuer à composer avec eux.

As tu quand même quelques nouvelles des autres? Que deviennent ils?

Pau va très bientôt se marier aux Etats Unis, sa copine est adorable. D’ailleurs, Nueva Vulcano jouera à la fête donnée pour l’occasion. Titi et Alvaro ont ouvert une boutique de vieux meubles. Titi et sa copine, Carla, ont une belle petite fille qui s’appelle Martina. Alvaro continue de fumer. Il a joué de la basse lors de notre unique tournée européenne au printemps dernier avec le groupe de Chicago, Just a Fire. Mais aucun des deux ne continue de jouer de ce que je sais.

Tu as lancé Nueva Vulcano avant la fin d’Aina. Ressentais tu le besoin de vivre autre chose à ce moment là?

En fait, je ne sais pas pourquoi nous avons monté ce groupe. Je pense que c’est la faute du bassiste, Wences, et du batteur, Albert.

Qu’est ce que Nueva Vulcano t’apporte de plus qu’Aina?

Je ne sais pas si c’est à moi de dire quelque chose comme cela mais je pense que la différence a un rapport avec le mot « funambulisme ». Désormais, je porte un peu plus d’attention à ce qui peut se passer au sein du groupe même…

Tu chantes désormais en espagnol. Peux tu nous expliquer ce choix? Est-ce un moyen d’avoir un public plus large en Espagne?

En fait, je désirais essayer quelque chose de nouveau. J’adore écrire des chansons donc il y avait là un véritable challenge. C’est sûrement un moyen de m’exprimer d’une meilleure manière.

Parviens tu à dire des choses que tu ne disais pas en anglais?

Les thèmes des chansons sont les mêmes mais j’ai un plus grand contrôle des mots désormais. Ils ne sont plus traduits et les nuances sont plus importantes.

Peux tu nous parler du morceau « Rima Disonante » qui est le seul acoustique de l’album? Est-ce que les paroles sont une sorte de thérapie pour toi?

« Rima Disonante » commence ainsi: « Tonight i’m in the mood to talk about it » (ce soir, je suis d’humeur à en parler); et finit comme cela: « Tonight, i will talk about it to insomnia, to the walls » (ce soir j’en parlerai à l’insomnie, aux murs). En fait, je ne dis rien sur l’être humain à la fin… C’est impossible et même mauvais de jouer à Dieu et de choisir le parfait moment pour dire à quelqu’un des choses désagréables.

Avec le recul, que penses tu des évènements du 11 mars à Madrid? Penses tu que la scène rock espagnole sera aussi engagée que celle américaine après le 11 septembre?

C’était tout simplement un exemple de plus de la décadence de la race humaine. Prendre parti politiquement est toujours important. Je ne sais pas ce qu’il en est au sein des autres groupes, mais dans Nueva Vulcano tout est politique.

Quels sont vos projets à venir?

On répète enfin demain! Nous allons bientôt partir en tournée espagnole et sortir deux Eps. Le premier, « Sagrada Familia » sortira sur Modern City Records (label de Lyon). Le deuxième, « Sobremesa », sur Trece Grabaciones.

Le mot de la fin…

Je vous recommande le groupe Antonia Font de Majorque. Je les ai vus hier et j’ai passé un moment terrible. Je voudrais aussi dire que je finis toujours par passer The Smiths au bar ou je travaille. Et tous les soirs, j’ai du mal à croire à quel point ils étaient bons…

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