Interview : New Bomb Turks (04-1998)

Nous avons formé le groupe en 90 après nous être rencontrés dans une station de radio à Colombus qui est une vieille ville universitaire ou le niveau de vie est peu élevé et qui est assez centrale ce qui permet de tourner partout et facilement. Nous étions animateurs et nous n’étions pas satisfaits de la scène rock du moment. Nous avons donc décidé de créer les New Bomb Turks afin de jouer et enregistrer des démos, chose que nous faisons réellement depuis 1993. Notre dernier album « Nightmare Scenario » est sorti il y a quelques mois. Voilà ou nous en sommes…

Et quel est vôtre propre « Nightmare Scenario »?

Récemment, nous avons débarqué à Calais et nous nous sommes rendus compte que l’un de nous n’avait pas son passeport. C’était plutôt cauchemardesque comme situation… Il y a quelques temps, le matériel du batteur a été cassé pendant le voyage, ça nous également pas mal marqué.

En ce moment vous êtes en France. Que connaissez-vous de nôtre pays en matière de musique et de groupe?

Nous connaissons les Thugs, Burning Heads, Jane Birkin, Serge Gainsbourg, Edith Piaf, Dare Dare Devil, Weak… Les groupes punk français sont assez bons. Les TV Killers sont venus aux USA et ils étaient très bons. Ils ont eu de bonnes critiques dans la presse locale. Les américains ne font pas attention à la nationalité du groupe qu’ils vont voir en concert. C’est surtout le système américain qui met des bâtons dans les roues des étrangers. Les groupes européens peuvent difficilement venir tourner chez nous et donc y rencontrer un quelconque succès. Ce ne sont pas les mêmes conditions que pour nous qui venons en Europe aux frais des autres. C’est dur de faire une tournée aux USA tout en sachant que tu vas y perdre de l’argent. C’est surtout pour cette raison que les artistes américains sont plus connus en Europe que les européens chez nous.

Vôtre musique n’a pas énormément changé depuis vos débuts et vous n’êtes pas dans les groupes Epitaph les plus connus. Comment voyez-vous cela?

Nous ne correspondons pas vraiment aux groupes populaires du label. Nous faisons du rock n’ roll mais nous n’avons de punk que l’esprit; nous n’avons pas le son Epitaph qui est celui que les kids aiment. Notre production est différente des autres. C’est pourquoi nous ne vendons pas énormément d’albums. Nous avons choisi notre style et notre son. Nous assumons. La situation est bien meilleure qu’auparavant lorsque nous étions sur Crypt. Epitaph nous permet de sortir nos albums plus facilement depuis cinq ans

Votre ancien batteur est récemment décédé. Comment avez-vous vécu ce difficile moment en tant que groupe?

Cette période a vraiment été très dure. On a mis du temps à s’en remettre et à rejouer. C’est la seule raison pour laquelle il y a eu tant de temps entre nos deux derniers albums. Il a fallu ensuite retrouver un batteur et retravailler tous les morceaux avec lui afin qu’il puisse faire le set. ça a été assez facile car nous le connaissions déjà avant, nous n’avons pas eu besoin de répéter beaucoup pour qu’il assimile les compositions. ça a dû nous prendre trois mois. Nous avons fait ensuite quelques concerts pour rôder le tout puis nous nous sommes attaqués à l’enregistrement de l’album.

Quelle image du groupe voulez-vous encrer dans la tête des gens?

Nous sommes un groupe de scène et nous voulons que les gens se souviennent de nous comme un groupe énergique sur scène. C’est beaucoup plus parlant qu’un disque qui est fait avec du temps et en studio. La scène, c’est spontané et on ne peut rien y cacher. Les groupes s’y produisent en étant on ne peut plus bruts. Etre sérieux dans ce que nous faisons est aussi très important pour nous car c’est une question de respect envers le public.

Quels groupes vous auront marqué d’une manière générale?

Les MC5, les Stooges, les Rolling Stones, The Clash…

Pensez-vous que le rock est toujours présent sur la scène mondiale?

Il l’a toujours été. Beaucoup de gens en écoutent et des gens le joueront toujours. C’est sécurisant de le savoir. Si tu prends la country, il y a encore beaucoup de groupes qui en jouent.

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