Interview : Motion City Soundtrack (11-2003)

Peux tu nous présenter brièvement chacun des membres du groupe et leur passé musical?

Justin: j’étais à fond dans le breakdancing avant de commencer à jouer de la musique, donc ma première influence a été le hip hop. Avec un ami, nous avions l’habitude de composer nos propres morceaux et de les enregistrer sur une boombox. A partir de là, j’ai commencé à jouer du saxophone mais j’étais tellement mauvais que j’ai vite opté pour la guitare. J’ai appris quelques morceaux de Metallica et j’ai monté quelques groupes, pour rire, en high school. Au final, je me suis retrouvé dans une formation pas trop mauvaise du Minnesota et c’est ainsi que j’ai rencontré Josh. Nos groupes jouaient souvent ensemble. Lui était obsédé par Flea des Red Hot Chili Peppers et a décidé de se mettre à la basse. C’est ainsi qu’il a tenu ce rôle aux débuts de Motion City Soundtrack avant de prendre la guitare. Jesse a commencé en tant que bassiste aussi puisqu’il la pratiquait dans le combo de son père à Los Angeles. Il a vécu dans tous les Etats-Unis et a joué dans beaucoup de groupes. C’est avec nous qu’il a, pour la première fois, touché à un clavier. Josh l’a rencontré alors qu’ils bossaient tous les deux dans une pizzeria. Matt et Tony vivent tous les deux à Richmond et Josh et moi les avons rencontré quand nous tournions avec leur ancien groupe, Submerge. Tony a toujours vécu avec une batterie puisque son père était également batteur. Lui et Matt jouent ensemble depuis presque dix ans. Matt a toujours vécu dans la musique également de par son père et a débuté à la basse à 16 ans. C’est ainsi que tout se résume…

La tournure de votre carrière semble surprendre pas mal de gens. En est-il de même pour vous?

Nous sommes tous très surpris de la manière dont notre musique a été accueillie, que ce soit aux Etats-Unis, en Europe, au Royaume Uni ou au Canada. Beaucoup de gens pensent que nous faisons quelque chose de différent. Je ne suis pas sûr d’approuver à cent pour cent. Je pense que nos influences sont très larges ce qui nous rend logiquement plus largement créatifs.

On a l’impression que vous êtes plus influencés par la génération Get Up Kids / Promise Ring que par celle de Green Day. Est-ce vraiment le cas?

Pas forcément. Comme je l’ai dit précédemment, nos influences individuelles sont vraiment différentes…

Quelles sont elles exactement alors?

Jawbox, The Rentals, Ben Folds Five, The Pixies, Superchunk, The Carpenters, Braid, Metallica (avant le black album de préférence), Chet Baker, Fugazi, Smashing Pumpkins, Dinosaur Jr, Elvis Costello, Red Hot Chili Peppers, Cursive, Bjork, Huey Lewis, Ex Models, Pearl Jam, Sunny Day Real Estate, The Flaming Lips, Run Dmc, The Weakerthans, Tom Waits.

Vous avez dit, avant cet album, jouer du mauvais Promise Ring ou du mauvais Jimmy Eat World. Modestie?

En fait, j’essayais de faire un peu d’humour. Quand Josh et moi avons commencé à jouer ensemble, il m’a fait connaître ce genre de groupes. Moi, j’étais plus dans The Flaming Lips et Mercury Rev donc nous avons essayé de composer des chansons pop mais ma voix n’était pas bonne, comme les morceaux…

Comment auriez vous pu signer sur Epitaph alors?

C’était il y a des années, bien avant qu’Epitaph ne soit ce qu’il est aujourd’hui.

Comment le deal s’est il fait avec eux?

Très bien. Ils nous ont fait une bonne offre et nous l’avons acceptée. Brett nous a appelés et il est venu à plusieurs concerts à Los Angeles à la fin de l’année 2002. Nous avons tous grandi en écoutant les productions de ce label et il nous est toujours apparu improbable d’y être associé. Après avoir rencontré tout le monde, nous savions que c’était un bon deal pour nous.

Selon toi, comment Motion City Soundtrack est-il devenu un groupe si crédible en si peu de temps?

Par pure chance, et à force de tourner…

Pourquoi n’aviez vous jusque là jamais trouvé de musiciens stables pour construire une bonne et solide base?

Parce que, de ce côté-là, nous n’avons pas eu trop de chance. Je ne vois pas d’autres explications.

Est-ce que la récente composition du groupe vous fait craindre l’avenir?

Pas du tout. Nous nous sentons tous bien avec le line up actuel et sommes vraiment excités à l’idée de composer de nouveaux morceaux ensemble.

Vous sentez vous chanceux ou est-ce que cette soudaine reconnaissance n’est, selon vous, pas méritée?

J’aurais tendance à tout mettre sur le dos de la chance. Peu de groupes arrivent au point d’être signés sur un label et de vendre des disques. En même temps, c’est agréable d’être récompensé du fait d’avoir travaillé pendant des années et d’avoir donné tant d’énergie pour ce groupe.

Penses tu que la nouvelle génération Epitaph vous comprenant ainsi que Matchbook Romance et The Weakerthans, soit avantageuse pour vous comme pour le label?

Je l’éspère. Je pense que cette tendance qu’Epitaph a pour signer de nouvelles recrues si différentes est la chose la plus punk qu’ils pouvaient faire. Je les félicite immensément d’être aussi courageux.

Vous avez apparemment commencé à travailler sur un nouvel album. Pouvez vous déjà nous en parler?

Nous avons seulement écrit quelques bribes de morceaux, ils n’ont pas de chant et de clavier encore. Ce sont en principe les derniers éléments que nous apportons à une composition. Durant le mois de janvier prochain, nous prévoyons d’écrire la majorité du prochain album à Minneapolis.

Quels sont vos projets à venir?

Tourner et tourner encore. Une fois cela accompli, je pense que nous repartirons en tournée.

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