Interview – Le Confort Moderne, prescripteur d’amitiés

Il faut être venu au moins une fois au Confort Moderne pour comprendre à quel point l’aura de ce lieu est sans pareil. Derrière sa façade industrielle, se cache lieu de concert, fanzinothèque, galerie d’exposition mais aussi, jardins et disquaire. Le Confort Moderne est unique dans sa capacité à créer une synergie entre plusieurs communautés, toutes réunies en pleine osmose. Prescriptrice, la salle l’est en musique ou en art contemporain. Guère effrayée par les schémas, elle diffuse musiques extrêmes ou électroniques avec la même exaltation. Loin de nous l’idée de les qualifier de hippies, mais sincèrement tout y semble simple. Il y fait bon vivre et, pour le mesurer, il n’y a rien de mieux que de participer à leur fête annuelle qu’est le ‘Less Playboy Is More Cowboy’, la grand messe des démarcations musicales dans l’osmose et la bonne humeur. Depuis sa création, Battles, Thee Oh Sees, Programme, Diabologum, Monotonix, Marvin, The Feeling of Love, Pilooski, UFOMAMMUT, Black Devil Disco Club, Civil Civic, Extra Life, Enablers, Bass Drum of Death, Electric Electric ou Clara Clara, entre autres, se sont illustrés pendant ce qu’il est convenu d’appeler la bamboule. L’édition qui arrive ne dérogera pas à la règle. Présentation du lieu et de l’événement avec Lauphi, programmateur musical du Confort Moderne.

Lauphi, déjà raconte nous un peu l’historique du Confort et l’assocation qui l’occupe, ‘L’Oreille Est Hardie’…

Ce sont deux structures différentes, l’Oreille Est Hardie est née de la volonté de jeunes de l’époque (1978) de faire programmer des concerts à travers la ville de Poitiers. C’était une scène très rock, post-punk, new-wave. Ils accueillent les Cure en 81 par exemple. Ça a continué jusqu’à la création d’un festival en 1983: ‘Meeting’. Durant ce festival, les fondateurs accueillent Killing Joke, Orchestre Rouge, les Residents ou encore l’Orchestre de Glenn Branca, lequel prend Sonic Youth dans ses valises. Il s’agit de la première date européenne du groupe. L’évènement est un vrai succès public mais les membres de l’asso ont – pour la plupart – l’impression d’avoir atteint un point de non-retour avec ce festival nomade. Il devient nécessaire de chercher un lieu pour une activité de diffusion plus régulière. Ils mettent l’asso en stand-bye et trouvent ces entrepôts – où nous sommes toujours – au bord du pont neuf. Il s’agissait d’un magasin d’électroménager qui s’appelait…Confort 2000, d’où le nom actuel de Confort Moderne.

Là, on est 84. Que se passe t-il par la suite?

Pendant un an, l’asso s’est attelée à rendre ce lieu en état pour l’ouvrir en mai 85 avec Les Musiciens du Nil, emmenés ici par Francis Falceto. En fait, Francis (ndlr: aujourd’hui producteur de Buda Music, grand défricheur de la musique éthiopienne) est un des membres fondateurs de l’asso, ce qui explique notre lien avec les musiques du monde. Yorrick Benoist aussi était de l’aventure, c’est notamment lui qui a fait tourner en premier Danyel Waro, Konono n°1 ou encore Staff Benda Bilili. En 85, une partie de cette équipe – dont Francis et Yorrick – estime avoir joué son rôle et passe la main. L’activité concert démarre dans le bar du Confort puis dans la salle en 1986. En parallèle, les artistes du coin s’emparent des infrastructures, notamment des locaux de répétition, et les plasticiens prennent place dans l’entrepôt galerie, ce qui explique aussi notre autre vocation qu’est l’art contemporain.

Comment expliques-tu cette effusion de l’époque dans cette petite ville qu’est Poitiers?

Honnêtement, je n’y étais pas, je ne l’explique pas. J’imagine que c’est lié aux différentes dynamiques liées à cette époque. La gauche est au pouvoir, et s’embrayent des réflexions autour de la culture car, jusqu’alors, seule la culture populaire importe. Puis, Poitiers est une ville très universitaire, environ 20 000 pour 100 000 habitants, ce qui a aidé à poser les fondements de cette activité. La ville s’est intéressée, mais aussi le ministère puisque Jack Lang l’a pris comme exemple pour élaborer ce qui allait devenir les Smac, désormais en place dans la plupart des villes moyennes de France.

Tu as parlé de la première date européenne de Sonic Youth dans cette salle. Le Confort Moderne bénéficie vraiment d’une aura particulière auprès des groupes.

Il faut savoir que, depuis 86, la salle a aidé beaucoup de groupes dans la diffusion ou la création, et pas uniquement des groupes de rock. Par exemple, le premier concert extra-parisien de NTM s’est joué ici. C’est le cas de toute la scène alternative qui est passée par là, comme les Thugs ou les Bérus. C’est aussi un lieu qui s’est ouvert aux musiques électroniques au milieu des 90. À l’époque, les gens de la salle ont aidé des groupes comme Fugazi, plus précisément la structure a même créée la première tournée de Fugazi en Europe. Le lieu a toujours été défricheur, curieux et généreux. Ça a été plus compliqué dans les années 2000 en raison de la culture liée au web. C’est finalement moins évident dans ce contexte-là, mais on continue encore dans cette vocation.

À titre personnel, je me souviens d’avoir assisté à l’une de vos présentations de trimestre qui s’appelaient alors les ‘Préambules’. Vous y invitiez des bénévoles, des adhérents, des gens du coin à parler de la programmation, d’un de leur coup de cœur. L’un d’entre eux, un jeune blogueur, était excité à l’idée de voir Rebotini. J’étais frappé par le dialogue public qui s’est instauré entre vous, et j’ai la sensation que le Confort a toujours nourri ce lien.

Il y a aussi l’idée de transmission qui a toujours existé. Par exemple, beaucoup de techniciens se sont formés ici. D’ailleurs, je crois que le bénévole dont tu parles bosse désormais pour Hartzine, c’est marrant. C’est une dimension qui nous tient à cœur, même si c’est de plus en plus difficile à tenir car le rapport au public devient bassement consumériste, les adhérents prennent leur carte pour avoir des réductions sur les concerts, il y a moins de volonté à aider activement. Mais il y a toujours de vrais passionnés qui passent toutes les semaines, on arrive vite à les identifier et on les inclut toujours au projet, notamment par des soirées DJ sets, ils font toujours partie intégrante du Confort.

Tu n’es pas d’ici et pourtant, tu connais le lieu et son histoire par cœur. Quand on arrive en tant que programmateur au Confort, est-ce que la notion de tradition existe et pèse?

Ouais, on y pense évidemment. Oui, il y a cette notion d’héritage mais il faut s’en affranchir aussi. Après, tu y penses évidemment, d’autant que c’était ma première expérience de programmateur. Je travaillais avant en tant que booker, je connaissais ce lieu car mon prédécesseur était un ami de longue date, j’étais venu en tant que spectateur, en tant qu’artiste. Quand ado, j’ai commencé à m’intéresser aux concerts et que j’arrachais les affiches pour les recoller dans ma chambre, le Confort figurait toujours parmi les salles de tournée citées sur les affiches. Quand j’organisais des concerts avant, il s’agissait de groupes qui venaient ou allaient jouer au Confort Moderne: Unsane, Tom Cora, The Ex. Même sans connaître ce lieu, j’en connaissais son goût pour certaines esthétiques. Après, il faut s’affranchir du passé. Au bout d’un moment, on fait nous aussi partie de l’histoire. C’est à notre tour de bien faire les choses. Pour nous, c’est plus important de regarder devant que derrière.

Comment est venue l’idée du Less Playboy is More Cowboy?

À cette période de l’année, il commençait déjà à y avoir beaucoup de groupes qui commençaient à tourner au mois de mai, au mois de juin en raison de festivals qui prenaient de l’importance tels que le Primavera, l’ATP, la Villette Sonique. Il y avait évidement une concentration de groupes qui nous faisaient vraiment délirer. Malheureusement à Poitiers, quand les étudiants partent en stage, la ville se meurt et c’est compliqué d’avoir du public. On voulait mobiliser, mais il fallait faire des choix.Au printemps, il y a déjà le vernissage de notre expo d’été, et on a pris la décision de regrouper nos moyens du trimestre sur un temps fort pour faire rayonner la salle en dehors de Poitiers, sur un événement qui nous ferait plaisir, et plairait aussi au public. C’est l’idée de Less is More, on en fait moins mais mieux. Quand on a vu les néons avec cette maxime au Confort, le nom nous est tout de suite venu en tête.

S’il n’y a pas de piscine au Less Playboy, il y aussi cette dimension propre au All Tomorrow’s Parties, où il existe une communion réelle et très simple entre le public et les artistes.

Ouais, c’est vrai. Ça vient pas mal des groupes mais aussi de la configuration du lieu. Il est complètement ouvert. C’est un truc dont on s’est rendu compte quand on a fêté les 20 ans de la salle. Le lieu était aussi intégralement ouvert et on a été frappés par l’énergie qui s’en dégageait. Comme le Confort est grand mais en même temps assez petit par rapport à d’autres structures, les artistes s’y sentent bien, un peu comme chez eux. Ils sentent qu’il y a une âme, un vécu, un passé. Nous ne sommes pas dans le trip d’un grand festival, la configuration de l’endroit ne le permet pas. Même si on voulait faire un bar VIP, on ne saurait pas où le mettre et puis, en fait, on s’en fout, on n’en veut pas.

Si je prends en compte les deux dernières éditions – particulièrement festives – j’imagine que le festival est vraiment devenu un moteur de votre activité, avec l’envie de recommencer dès sa conclusion.

Dès la fin de la première édition, on avait vraiment un spleen post-événement. Quand on commence la saison, il y a désormais un point vers l’horizon qui motive les troupes. C’est un truc qui nous a permis de ne pas lâcher l’affaire car avant, les fins de saison étaient toujours moroses. C’était difficile de créer de belles conclusions avec le peu de groupes disponibles.

Comment as-tu construit ta programmation pour cette année?

L’idée de base, c’est une progression, particulièrement sur la journée du jeudi. Le but est qu’il y ait une montée en puissance. Même si on s’est pris une baffe après un concert, l’idée est d’en prendre une dès le show suivant. C’est aussi pour cette raison qu’on refuse des concerts simultanés. Pour le mercredi soir, Ann Craven – l’artiste qu’on vernit – n’avait pas d’envie particulière. Personnellement, je désirais vraiment de la musique électronique pour ce jour là. Acid Arab me faisait envie depuis l’été dernier, j’ai donc sauté sur l’occasion. Je cherchais des artistes analogues, qui mêlent culture électronique et world music pour référer à l’historique de l’asso. L’idée de Débruit était naturelle. Il fait partie de la famille, il est venu à deux reprises ici, il a créé le live de son précédent album ici. Je voulais aussi faire bEEdEEgEE (ndlr: le projet Brian deGrow de Gang Gang Dance), mais cela n’a pas pu se faire. Quant à Discolowcost, on y a toute de suite pensé quand on les a fait jouer ici au mois de novembre, c’est totalement dans notre esprit. Pour Shellac…

…Je suppose que c’est lié à leur venue au Primavera.

Voilà, ça fait juste huit ans que je place une offre sur Shellac. Dès que j’ai vu qu’ils étaient à l’affiche du Primavera la première fois, j’ai réussi à choper le numéro de Bob Weston. Il n’a cessé de refuser alors que je lui ai fait une proposition chaque année. Et puis, je crois qu’ils en ont eu marre de faire les mêmes villes à chaque fois qu’ils allaient à Barcelone. Quand ils ont compris que c’était préférable pour eux et le public de changer de ville, ça a changé la donne. À la base, mon offre était vraiment sur le jeudi, c’était la soirée parfaite pour eux. On m’a rétorqué que seul le lundi était possible. C’était idiot de ne pas associer Shellac à cet événement. On a donc décidé avec Yann (nouveau directeur de la salle et programmateur artistique du Confort) et la Fanzinothèque de créer une autre journée le mardi pour faire le lien.

C’est drôle car ce n’est pas la première fois que vous modifiez la structure d’un événement pour accueillir un groupe que vous chérissez, je me trompe?

Non. Cet esprit de famille est vraiment omniprésent, on a envie de le développer. Il y a des groupes qu’on suit, qu’on a déjà fait jouer. Et puis, il y a des artistes qu’on suit, qu’on n’a pas eu l’occasion de faire, et avec lesquels on veut travailler. Enablers, quand ils sont venus jouer la première fois lors d’un festival à Poitiers, ça avait été un concert dingue. Je savais que s’il fallait que je les réinvite, c’était dans le cadre de cet événement. Battles, la première fois, on avait aussi accroché. S’ils devaient revenir, c’était au Less Playboy Programme, Rhys Chatham pareil. Pour Sonic Boom, il y a 7 ou 8 ans qu’on avait fait Magnétophone avec Konono n°1 – d’ailleurs, en y repensant, c’était dingue – on avait envie de le réinviter dans ce type de cadre. On essaye toujours de trouver du sens dans notre mode de programmation. Je pense aussi à Cheveu qu’on a toujours fait jouer. On avait vraiment envie de les faire revenir. La programmation se construit, selon des envies et des relations.

Nous n’avons toujours pas parlé de Anika, pourtant présente à plusieurs reprises cette année au Less Playboy. Elle a un rapport privilégié avec la France mais elle n’avait encore jamais figuré chez vous. Comment cela s’est-il produit?

Anika, c’est la première fois qu’elle vient. L’idée, c’est d’avoir un artiste résident qui vient un peu tous les soirs. C’était le cas avec Michniak, Jaumet, les Peter Kernel. J’aime bien avoir un artiste référent, Anika avait le profil parfait. La scène musicale dans laquelle elle se trouve est en phase avec celle du Confort. Elle a une émission de radio dans laquelle elle assure régulièrement des DJ sets. Elle a en effet un rapport privilégié avec la France. C’était le chainon manquant de cette édition, j’ai vraiment voulu sauter sur l’occasion, elle va se fondre dans le moule sans aucun problème.

Tout à l’heure, tu évoquais la configuration du Confort et la circulation humaine qu’elle implique. Quid du public? En tant que spectateur, il existe cette impression de nourrir un lien particulier avec la salle.

Ouais, c’est fou, ça appartient vraiment au public. Comme je le disais, l’idée était de faire rayonner le lieu en dehors de Poitiers et au fur et à mesure, il y a une espèce de communauté qui s’est construite autour de cet événement. Il y a même des musiciens qui reviennent en tant que spectateurs et qui drainent du monde avec eux (La Terre Tremble ou GaBLé sont des habitués). Il en va de même pour certains de mes confrères. C’est aussi ce qui nous excite vachement. Ce public, on le retrouve très spécifiquement sur cet événement. C’est un rendez-vous immanquable pour certaines personnes, un peu comme un pèlerinage. Sur internet, j’ai vu un post qui comparait le festival à la Route du Rock printanière, et le SoY (festival nantais) à la Route du Rock automnale. Avec ce festival, on a des similitudes dans le rapport très indépendant avec la musique, et dans notre capacité à rassembler des curieux. Je crois que ça appartient au public, et que c’est venu naturellement. On essaye de prendre soin de notre public mais ça, on essaye de le faire tout au long de l’année. C’est inexplicable, pour le festival, il y a une sorte d’électricité dans l’air et ça vient aussi du public qui cherche un… festival à la coule.

Il y a une spécificité propre au Less, c’est l’annulation de dernière minute. Civil Civic il y a deux ans, Duchess Says et J.C Sàtan l’an passé, et pourtant, ils reviennent à chaque fois l’année suivante.

Ouais, bon, j’espère que la série va s’arrêter là. Pour J.C Sàtan, ils sont venus il y a peu, et je leur ai déjà promis qu’ils seraient là sur l’édition des 30 ans. Pour le coup, ça fait partie des groupes avec lesquels on a une vraie connivence. Pour Duchess Says, là encore, c’est un coup de chance, on se retrouve dans le même modèle de tournée qui nous permet de les avoir de nouveau. Ils tournent à peu près au même moment chaque année. Mais pour cette édition, si on peut se passer de ce genre d’histoires… L’an passé, on a vraiment eu un gros coup de chaud avec les annulations à quinze jours du festival.

Il va y avoir du changement au Confort Moderne avec une mise en branle prochaine d’une grande réhabilitation. La salle sera mise en hiatus et vous devrez vous délocaliser. Comment vous appréhendez cela?

Déjà, on a négocié avec notre tutelle d’avoir un dialogue compétitif, un processus qui implique trois cabinets d’archi qui vont travailler avec nous pour interpréter notre projet. C’est un grand pas. Ce ne sont pas seulement des architectes qui vont nous soumettre leur projet que nous mettrons en concurrence, ils vont travailler avec nous. Tant que ce travail n’est pas commencé, ça reste virtuel. On a déjà pesé les enjeux de ce que sera cette réhabilitation.

J’ai cru comprendre que cela passerait par un peu plus de création…

Oui, exactement. Il y aura probablement plus de résidences. Le but est de privilégier le rapport aux artistes, c’est vraiment quelque chose qui se perd avec le music business. Avec les agents, c’est difficile de comprendre qu’on peut sortir du même schéma de tournée. Plus ça va et plus l’entourage des groupes ne veut qu’occuper que les grandes villes, les agents ne cessent de spéculer… C’est comme ça que tourne la machine aujourd’hui. C’est dommage car je suis convaincu que les groupes, eux, désirent jouer le plus possible, qu’importe où. Je pense que la musique indépendante, cela n’existe plus, ou en tout cas de moins en moins, le combat est un peu perdu. Pour nous, trouver notre place là-dedans devient un peu plus compliqué, donc c’est à nous de repenser les formats, l’activité, pour essayer de renouer avec ce contact d’artistes. Pourquoi pas alors multiplier les résidences, modifier les formats? On ne veut pas simplement un nouveau bâtiment pour un nouveau bâtiment. La réhabilitation doit avoir un impact sur notre modèle, l’enjeu se trouve surtout là. À titre personnel, ça me motive vachement. On regarde devant nous. Cette perspective est vraiment excitante. Je pense que c’est bien que l’équipe soit impliquée dans cette réhabilitation. Je ne sais pas ce qui se passera par la suite, si on passera la main ou si on prendra notre part là-dedans, mais on se sent d’avoir cette responsabilité là.

Pour conclure, quel est le meilleur concert que tu ais pu faire au Confort?

Pfff, c’est dur. Chausse-Trappe à chaque fois, GaBLé aussi, Alva Noto… C’est vraiment difficile.

Je reviens sur Chausse-Trappe, désormais séparé. Comment on le vit quand on est programmateur, qu’on a fait jouer un tel groupe à plusieurs reprises et qu’il se sépare?

Très franchement, ça m’a vraiment fait de la peine quand j’ai appris qu’ils splittaient. J’avais la sensation que, pour une fois, on tenait un groupe français hors du commun, totalement incroyable, tellement beau à voir jouer en live, avec un vrai propos. Après, on ne vit pas avec eux, on ne voit que les beaux moments. Dans la vie, tu peux être fou amoureux de quelqu’un et te séparer après. C’est pareil dans un groupe, cela reste une aventure humaine, il faut respecter ça… Mais ouais, j’ai été très triste de l’apprendre.

Les 30 ans arrivent. Quel groupe pour la prochaine édition?

Encore une fois, c’est dur. Il y a un groupe Ought chez Constellation qui m’a mis une belle claque. (ndlr: bientôt en concert à la Route du Rock). Parquets Courts, j’aurais aimé les faire, même si maintenant, je pense que c’est trop tard. Mais c’est ce genre d’énergie que je veux, comme Traams aussi, par exemple.

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