Interview : dEUS (10-2005)

dEUS

Tom, on ne va pas te poser pour la quinzième fois des questions auxquelles tu as répondu dans les magazines musicaux et généralistes…

Depuis que le nouvel album, « Pocket Revolution », est sorti, j’ai donné pas loin de 300 interviews. J’ai souvent l’impression de dire dix fois la même chose dans la journée. Untel est parti, un autre est arrivé, lui a fait un autre groupe…

Comment te sens tu juste avant de monter sur la scène strasbourgeoise?

Depuis quelques dates, nous avons trouvé la bonne track-list pour le show. Généralement, nous jouons pas loin de deux heures, un peu moins en festival. La dernière date à Paris à l’Olympia était magique. En fait, depuis le début de la tournée en France, tous nos concerts sont complets. Cette tournée française est la plus grande que nous n’ayons jamais réalisée.

Vos dates en Belgique et en Hollande sont soldout depuis des mois. Votre retour est attendu…

Effectivement, c’est impressionnant. A Londres et Berlin ça marche très fort aussi. Sur beaucoup de dates, nous avons été obligés de passer dans de plus grandes salles. Nous n’avions pas vraiment arrêté de tourner puisque nous avons fait quelques apparitions dans des festivals comme les Inrocks ou la Route du rock. Nous savions que les gens n’avaient pas oublié dEUS. Cela en rend certains nerveux. Maintenant, on ne peut plus dire que seuls les musiciens sont stressés avant les concerts, le public aussi! Lors des concerts, nous voulons satisfaire un maximum les fans. On joue quasiment tout le nouvel album ainsi que des morceaux des précédents albums.

On parle beaucoup de renouveau de la pop belge avec dEUS, Ghinzu, Hollywood Porn Stars, Girls in Hawaii…

C’est un peu disproportionné de dire cela. Nous venons d’un petit pays, c’est peut-être pour ça qu’on y accorde autant d’importance. En Belgique, il y avait de bons groupes bien avant. Il ne faut pas croire non plus qu’il y ait des interactions entre les groupes wallons et flamands. Ce n’est pas le cas.

Tu es aussi réalisateur de films. Récemment, tu as sorti ton premier long-métrage. Quand tu te lèves le matin, tu es réalisateur ou chanteur?


J’ai réalisé 17 clips, pour dEUS, Axel Red, Arno… Mon film, « Any Way The Wind Blows », n’a pas été beaucoup diffusé en France. On va voir s’il est possible de relancer la machine plus tard. Lorsque je suis dans le cinéma, j’y suis à fond. Il n’y a pas un moment où je pense à dEUS. Cela marche pareil pour la musique. Pendant les mois de tournée et d’enregistrement, il n’y a pas un seul atome de mon corps qui pense au cinéma. Ce sont deux choses différentes dans mon coeur. Aujourd’hui, j’ai 33 ans, j’aimerais réaliser encore deux films et faire un album avec dEUS avant d’avoir 40 ans.

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