Cannibale, ces increvables qui raconteront la fin du monde

Cannibale, ces increvables qui raconteront la fin du monde

Comme nous le disions dans notre récent classement des meilleurs albums de l’année, 2017 aura permis de voir éclore bon nombre de nouveautés toutes aussi rafraîchissantes les unes que les autres. Parmi elles, l’arrivée de Cannibale, l’une des dernières signatures du label Born Bad Records. Un premier album en forme de coup d’éclat pour cette formation composée de musiciens pas tombés de la dernière pluie, qui ont préféré s’atteler intelligemment à réaliser le meilleur album possible plutôt que de réfléchir à un énième plan de carrière. Mélange de rock et d’ambiances tropicales, No Mercy For Love est un disque désarçonnant et entêtant, l’un de ceux qui aura le plus marqué nos esprits tout au long de l’année. On a donc décidé d’aller à la rencontre des membres du groupe durant leur tournée afin de faire plus ample connaissance. Une interview qui prend parfois des allures de bilan de l’année pour ces normands qui ont encore énormément de choses à nous offrir dans celles à venir…

Vous avez fait pas mal de dates depuis la sortie du disque. Comment s’est passée la tournée et la rencontre avec le public cette année ?

Antoine (Basse) : Super bien !
Nico (Chant) : Très bien ouais ! On a démarré la tournée officielle en février, même si en réalité on jouait déjà depuis octobre 2016 pour tester nos morceaux en live. Tout ça progresse en tous cas, c’est vraiment cool.

Cette année, on a fêté les 10 ans de Born Bad Records. Vis à vis de la tournée, j’imagine que c’était une aubaine pour vous d’arriver sur le label en pleine année de festivités, non ?

Manu (Guitare) : C’est clair que ça nous a bien aidé ! On a pu bénéficier de tout cet aspect ‘tournée anniversaire’ en jouant dans plein d’endroits différents et en partageant l’affiche avec des groupes du label comme Frustration ou le Villejuif Underground. Ça nous a permis de bien faire connaissance avec la famille Born Bad, c’était cool.

Comme tu le dis, vous avez joué dans des endroits assez différents les uns des autres. Des petites salles très intimes, mais aussi des très gros festivals, je pense à Rock En Seine notamment. Ça fait quoi d’être programmé dans un aussi gros festival la première année d’existence du groupe ?

Tu sais, on n’est pas tout jeune non plus, on en a déjà fait des gros festivals. En revanche, là où tu as raison, c’est qu’effectivement Rock En Seine était le tout premier pour Cannibale. Après, je t’avoue que tous ces gros festivals ne sont pas forcément les plus confortables pour nous, et je pense qu’on est tous à peu près du même avis là dessus.
Nico : C’est vrai que ce sont de grosses machines, des usines. En l’occurrence, à Rock En Seine, on s’est retrouvé sur une scène pleine de panneaux publicitaires avec des gens qui portaient des chapeaux et qui passaient devant toi pendant que tu faisais tes balances… Bref, l’usine quoi… Mais c’est aussi des dates à faire, elles sont importantes d’un point de vue médiatique.
Manu : Après, avec le public, ça se passe toujours bien en général, on a toujours de bons retours. Et en vérité, on a rien contre les gros festivals, mais il y a tellement d’autres endroits qui sont certes plus petits mais qui sont tellement plus sympas et agréables, et même pour le public ! C’est ce genre de dates qu’on retiendra surtout.

Quand je pense à Cannibale, je pense souvent au speech qui a beaucoup été relayé. Celui des fameux ‘quarantenaires’ qui ont déjà roulé leur bosse et qui connaissent très bien les difficultés du milieu… Le fait que tout le monde ait beaucoup appuyé sur votre âge lorsque le disque est sorti, ça vous a agacé ou c’est une donnée vraiment importante pour vous ?

Nico : En même temps, c’est la vraie histoire, et on dirait qu’elle plait aux gens.
Antoine : En fait, je trouve ça hallucinant qu’il y ait un vrai intérêt pour ça. Il y a quand même des gens qui m’ont dit à la fin d’un concert : ‘C’est super la musique que vous faites, mais franchement, de préciser que vous avez 40 ans, c’est quand même un peu dégueulasse non ?
Nico : Sérieux, des gens t’ont dit ça ? C’est marrant !
Antoine : Ouais, mais en fait j’ai pas d’avis là dessus ! C’est juste que tous les journalistes en parlent et nous en parlent à chaque fois, c’est assez fou. On n’est quand même pas les seuls quadragénaires à faire de la musique !
Nico : Je me dis que ça doit être une réaction face au jeunisme qui a été, et qui est toujours d’actualité. Aujourd’hui encore, il faut forcément des petits jeunes de 14, 15 ou 16 ans qui font de la musique venant de nulle part. Je pense qu’il y a une contre réaction à tout ça, un ‘vieillisme’ – si j’ose dire – qui revient probablement à la mode. Les gens recherchent peut-être un peu plus d’authenticité. Peut-être même qu’ils se disent des trucs comme ‘ils y sont arrivés‘ !

Comme un air de revanche quoi…

Peut-être !
Antoine : Je trouve ça fou que les gens aient un avis là dessus. La vérité, c’est qu’on vieillit tous, revanche ou pas revanche.
Manu : Et puis ça fait vingt ans qu’on fait de la musique, et on est toujours là ! On a juste rien voulu cacher dans notre biographie.
Nico : Peut-être que les gens ont besoin d’être rassurés aussi. Ils aiment bien les histoires qui se répètent. Cette histoire, les mecs de Frustration l’ont vécu aussi. J’imagine que ça doit être réconfortant pour certaines personnes de se dire que c’est possible.

C’est vrai qu’en musique, on se retrouve souvent confronté à de nouveaux artistes, parfois jeunes comme tu disais, et qui ne s’empêchent pas forcément de se copier les uns les autres. Ils suivent même parfois un peu trop les tendances du moment je trouve. Vous, sans chercher à être foncièrement novateurs, vous avez sorti l’un des disques les plus réussis et cohérents de cette année, et vous avez été très franchement l’un des trucs les plus rafraîchissants de 2017. Est-ce que c’est ça pour vous la clé de la fraîcheur ? Avoir une proposition bien solide et en marge de ce qui se fait à coté ?

Antoine : Ce n’est pas le fait d’être en marge qui donne de la fraîcheur à ton projet, ce n’est pas forcément un gage de qualité d’être en marge. La fraîcheur, c’est juste de faire quelque chose et de ne pas essayer de faire quelque chose. Pour moi, il ne faut pas commencer à faire des stratégies ou des plans, il faut juste faire, agir simplement. Quand ton disque sort, elle est là la fraîcheur. Et en tant que musicien, je pense qu’on se doit de rester frais, sinon on va s’emmerder ! Et par conséquent, le public aussi.
Nico : Et puis nos influences sont tellement diverses. On prend tout et on le digère à notre sauce, ça aide aussi à garder cette fraîcheur dont tu parles.

Vous connaissez tous les travers et les difficultés du milieu musical. Finalement, vous avez décidé de prendre du recul pour vous recentrer sur l’essentiel : la musique. Je pense notamment à cette phrase qui m’avait marqué dans une de vos interviews, c’était chez nos collègues de The Drone : ‘A force de vouloir rentrer dans une forteresse qui est complètement fermée, on a l’impression d’être des moins que riens qui grattent à la porte. Donc au bout d’un moment, on s’est juste concentré sur la musique‘.

Dans un sens, c’est vrai que cette phrase symbolise toute notre façon de faire, et d’où on vient. Et cette histoire de ‘quarantenaires’ dont tu parlais, c’est tout simplement la vraie histoire. Comme je le dis souvent, ce n’est pas du storytelling. On a 40 ans, on a joué dans plein de groupes, on a fait des dates partout. Et la seule chose qui demeure finalement, c’est la musique.
Antoine : C’est trop beau ce que tu dis ! (rires)
Manu : Toutes ces ‘forteresses’ comme on les appelle, ces grosses usines, elles se trouvent dans des grandes villes, avec tout le réseau médiatique qui va avec : les radios, la télé, et tout ça c’est un petit monde très fermé. T’as l’impression qu’il faut forcément rentrer là dedans pour que ça marche. Du moins tout est fait pour que tu le penses. Mais au bout d’un moment, tu réalises aussi que tu peux exister différemment, avec des labels comme Born Bad notamment. Après je te dis ça, c’est peut-être un peu manichéen j’avoue, mais on ne recherche pas forcément non plus à être du coté obscur, c’est plus complexe en réalité. Mais on est conscient de faire une musique de niche.

Tant que ça, tu trouves ?

Il suffit d’écouter la radio pour le constater. La musique qu’on fait n’est pas grand public, même si on aimerait qu’elle le soit, qu’elle soit considérée comme populaire. Mais la vérité, c’est qu’elle ne nous donne pas accès partout, elle reste destinée à un public de niche. Et ces fameuses majors, ces ‘forteresses’, elles ne savent pas faire ça. De temps en temps, elles s’épuisent et elles vont piocher dans l’indépendant, mais en réalité elles ne savent pas faire.

C’est assez dingue parce qu’en t’écoutant, j’étais en train de me dire que tout ton discours, on le ressent en écoutant simplement le disque, que ce soit dans le choix du son, de la production…

C’est lié, c’est vrai, vu qu’on fait tout nous mêmes. Quand tu es en dehors de cette ‘forteresse’, tu as forcément moins de moyens, moins d’argent, donc tu te débrouilles comme tu peux. Chez Cannibale, c’est Nico qui fait les pochettes, qui s’occupe des clips et qui écrit les textes, et moi je m’occupe de la musique. Et on a tout enregistré à la maison, on n’est pas allé dans un studio, ça nous aurait coûté beaucoup trop cher. Mais au final, je trouve que ça sonne.

Du coup, ce son et cette manière de faire un peu bricolée, vous pensez que ça vient plus du manque de moyens ou c’est véritablement une histoire de goûts ?

En fait, je pense qu’on a mis du temps, mais qu’on a enfin ouvert les yeux sur ce qu’on veut et ce qu’on aime réellement.
Nico : Il y a une décomplexion qui s’est opérée quand on a rencontré Antoine et Cyril (Batterie). C’était dans notre formation précédente. C’est à partir de ce moment là que Manu a commencé à s’enfermer dans sa bulle en se disant ‘je peux le faire tout seul, sans studio, sans avoir besoin de cinquante micros‘.
Manu : Presque tout le monde procède comme ça aujourd’hui de toutes façons. Tous les groupes sont confrontés aux mêmes problématiques à la base, donc ça va continuer ainsi.

Manu, parles-moi justement de ta manière d’enregistrer et de composer, vu qu’à la base c’est toi qui t’occupes principalement de ça…

Je compose en enregistrant directement. Le son se définit en même temps que je compose les morceaux, c’est eux qui régissent la couleur que doit avoir le disque. Je ne fais pas les choses en me disant que je pourrai les retravailler ou les rattraper plus tard avec des boutons et des programmes dans un studio. Pour être franc, à la base pour ce disque, on envisageait d’emmener les maquettes en studio, mais finalement, petit à petit, on a pris conscience que les maquettes étaient déjà l’album. Alors oui, des fois tu entends des petits bruits, des imperfections. Tu n’as peut-être pas fais gaffe, mais il y a mon chien qu’on entend aboyer à un moment sur le disque, mais on ne l’entend pas avec le reste. Au final, la qualité du son est quand même là, et ce sont ces petites imperfections qui rendent la musique chouette. En studio, on a beaucoup trop tendance à gommer tout ça, c’est dommage.
Nico : C’est très artisanal comme travail, et personnellement ce que je trouve le plus important dans un disque, c’est d’entendre le geste. C’est d’entendre toutes les ficelles de la fabrication.
Mimi (Ingénieur du Son) : C’est ce que j’aime chez Cannibale, ce n’est pas perverti par la technologie. Là, tu entends vraiment les morceaux. Et aujourd’hui, la problématique dans les productions actuelles est que tout le monde veut bosser avec le même producteur. Au final, tu ne reconnais plus les groupes, tu n’as plus aucune identité si ce n’est celle du producteur. Prends le dernier Charlotte Gainsbourg par exemple. Elle bosse avec des gens qui utilisent toujours les mêmes recettes, et du coup le disque ne prend pas selon moi, j’ai trouvé ça dommage. Je suis sûr qu’elle serait beaucoup plus touchante à travailler avec quelqu’un comme Manu qu’avec tous ces producteurs qui ont le vent en poupe. Après je ne dis pas que la collaboration groupe/producteur ne marche jamais, ça donne aussi des choses super. Mais dans le cadre de Cannibale, il n’y en a pas besoin je pense.

Faire de grandes choses avec très peu de moyen, c’est aussi ce qu’affectionne particulièrement JB le patron de Born Bad Records. Vous correspondez finalement très bien à cette philosophie. C’était une évidence Cannibale chez Born Bad ?

Nico : C’était une évidence pour nous en tous cas. C’est le premier, et surtout le seul label qu’on a contacté, parce qu’on était convaincu que ça collerait. On a envoyé un mail à JB, on l’a appelé derrière, et ça a marché. C’était comme un alignement des planètes, ça s’est fait au bon moment.

D’ailleurs, je crois savoir que vous êtes le premier groupe qu’il signe comme ça, sur la foi de simples envois de démos. Ça en dit long sur lui et sur son coup de cœur pour votre musique, mais aussi sur la réalité et la difficulté qu’ont les groupes aujourd’hui à trouver un label qui croit en eux et qui pourrait les aider. Vous avez conscience de cette chance ?

Manu : Complètement ! Il y a très peu de labels qui ont réellement du pouvoir dans l’indépendant, qui ont du potentiel, ou qui ont assez d’ancienneté pour avoir créé un réseau assez solide. Born Bad, c’est une vraie histoire de bande, de famille, et c’est ce qu’il fallait pour Cannibale.

Quel regard vous portez sur les autres artistes du label ?

Nico : On a appris à les connaître grâce aux soirées et aux concerts organisés pour les 10 ans du label. Il y en a forcément certains avec qui on a plus d’affinités, et on se le dit ouvertement. En tous cas, il y a vraiment une très bonne ambiance.
Manu : Au début, je pensais que c’était très garage dans l’ensemble, mais en fait c’est beaucoup plus large que ça. JB découvre constamment plein de trucs et par conséquent le label s’enrichit de ça, c’est chouette.

Question qui pourrait sembler bête. En ce moment je lis et j’entends beaucoup de discussions autour du déclin du rock et de la place de plus en plus importante que prend le hip-hop et la musique électronique, surtout chez les jeunes générations. Vu que je vous ai sous la main, vous avez un avis là dessus ?

Tout est lié pour moi ! De nombreuses musiques sont passées par le rock avant de devenir ce qu’elles sont aujourd’hui. Après, c’est comme des vagues, ça va ça vient, mais le rock, il y en aura toujours c’est certain.
Antoine : Je ne pense même pas qu’il devrait y avoir un débat là dessus. C’est cyclique en fait. C’est comme des têtes de gondoles qu’on change de temps en temps.

Je ne sais pas chez vous, mais ici dans le sud de la France, on remarque petit à petit une vraie baisse de fréquentation dans les soirées et les concerts rock, et notamment chez les jeunes.

Je te parie que, dans quelques années, il y aura un regain du rock !
Mimi : Ça dépend aussi de ce que tu vas voir. Regarde un groupe comme Die Antwoord, musicalement c’est de l’électro, mais en réalité c’est très punk dans l’esprit. Aujourd’hui, c’est vrai que la génération qui prend le plus le pouvoir dans la musique, c’est celle des ados. Et ce qu’ils écoutent le plus, c’est du hip-hop ou de la musique électronique. Par conséquent, les médias vont beaucoup plus mettre en lumière ces musiques là parce qu’elle rapportent tout simplement énormément de blé. Ça ne remet pas en cause la qualité musicale, mais forcément ça oriente l’auditeur ou le spectateur vers ces musiques là plutôt que vers le rock. Mais le rock n’est pas mort, et existera toujours. Et puis si tu regardes bien, le rock a toujours été une musique plutôt indépendante, pas vraiment le genre à remplir des stades.
Antoine : Et Téléphone alors ?!? Et Indochine ?!?
Mimi : On parle de rock, Antoine (rires)
Nico : Finalement, je crois plus à la mixité des choses. Je pense que les jeunes aujourd’hui se foutent d’avoir tel ou tel style. Ils mélangent et je trouve ça super, à l’instar des mecs du Villejuif Underground qui organisent des teufs chez eux, dans leur jardin, où ils font des concerts avec des rappeurs et plein d’autres artistes. On y est jamais allé, mais JB nous en a parlé, et apparemment c’est toujours blindé de jeunes. Donc finalement, ce débat sur le rock, c’est vrai que c’est inutile. C’est cyclique, ça reviendra toujours, et ça continuera de se mélanger au reste, et tant mieux.

Vous avez quitté Paris pour retourner vivre en Normandie, chez vous, et c’est là que vous avez conçu l’album. Qu’est-ce que ça changé musicalement pour le disque de passer de la ville à la campagne ?

Manu : Tu es beaucoup moins distrait ou sollicité à la campagne, et tu as beaucoup plus d’espace que tu ne pourrais t’en offrir à Paris. Du coup, on a pu mieux se concentrer et bosser.
Nico : Il y a un aspect méditatif qui est évident, c’est clair. En tous cas, ça nous a permis effectivement de nous recentrer sur l’essentiel, et surtout de prendre le temps de bien faire les choses, de comprendre là où on voulait aller. C’était probablement ça le plus important.

Vous avez plusieurs fois cité les Doors comme influence, on vous compare souvent musicalement aux Seeds ou encore à Nick Cave. Qu’est ce qui vous inspire de manière générale ?

Absolument tout ! Peinture, littérature, beaucoup le cinéma aussi. Et puis on discute énormément entre nous, on échange, surtout dans le camion quand on est en tournée. On parle de séries, de films. Personnellement en ce moment, pour écrire des textes, je m’inspire beaucoup d’André Breton, des surréalistes, de l’écriture automatique, des cadavres exquis. On aime ce qui est ludique de manière générale.
Antoine : Ce n’est pas pour faire prétentieux, mais on aime bien être ‘artiste’ tu vois ? Etre animé par la recherche, être poussé à l’imagination. Et pour en revenir à Paris, et bien là bas, ce n’était plus possible de faire ça. C’est trop difficile d’avoir un endroit pour travailler, ça coûte beaucoup trop cher. Donc le fait d’avoir relâché l’esprit et d’avoir retrouvé une certaine liberté en Normandie, c’est un vrai régal pour nous.

Ça écoute quoi Cannibale en ce moment ? Quels sont vos coups de cœur ?

Manu : On réécoute pas mal les Meridian Brothers qu’on a appris à digérer avec le temps.
Nico : Moi j’écoute beaucoup Jordi Saval ces derniers temps. C’est un compositeur espagnol de musique baroque, c’est vraiment très beau.
Gaspard (Claviers) : En ce moment, j’accroche pas mal sur un mec qui s’appelle William Z. Villain. Je ne saurais pas te dire d’où il vient, mais c’est du blues et c’est vraiment top.
Antoine : Il y a ce site aussi qui s’appelle ‘Les Mains Noires’ ! Faut vraiment aller écouter ce qu’ils font. Ce sont des playlists faites par des DJ qui sélectionnent de vieux morceaux de musique du monde, de cumbia, de musique caribéenne. Tu y trouveras notamment une mixtape qui s’appelle Angola Dancefloor Shaker. Celle là, tu peux y aller ! Si tu mets ça en soirée, tout le monde dansera, c’est garanti !
Nico : D’ailleurs, en parlant de mixtapes, on en a fait quelques unes aussi de notre coté. Au départ, c’était juste pour nous, mais on s’est dit que ce serait cool de les partager. Elles durent à peu près 1h chacune, chacun d’entre nous choisit deux morceaux, et après on en fait une mixtape. Tu peux retrouver tout ça sur notre page Mixcloud.
Antoine : C’est effectivement un bon moyen pour te donner une idée de ce qu’on écoute à coté, et de notre humeur du moment.

L’interview touche à sa fin. Qu’est ce que je peux vous souhaiter pour la suite ?

Nico : Pareil que cette année ! Plein de concerts, et que ça dure encore comme ça pendant 10 ans.
Antoine : Comme ça on pourra faire un groupe de ‘cinquantenaires’ ! (rires)

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