The Cinematic Orchestra en 10 titres et pas un de plus

The Cinematic Orchestra en 10 titres et pas un de plus

La sortie de To Believe sonne comme un évènement pour tous les fans de Ninja Tune qui, à la toute fin des années 90, montraient la plus grande sensibilité à l’écoute de l’électro-jazz du Cinematic Orchestra. Et pour cause : absent des débats depuis 2007, le duo anglais est bel et bien de retour, qui plus est avec une de ses oeuvres les plus convaincantes depuis Every Day (2002). Mais la discographie du groupe est définitivement à aborder dans son intégralité, y compris à ses prémices, alors que Jason Swinscoe officiait chez Crabladder ou, déjà, il mélangeait des sonorités jazz et punk hardcore à des rythmiques expérimentales avant de s’intéresser progressivement au sampling qui fera le concept de The Cinematic Orchestra : un groupe de musiciens improvisant en live autour de samples de percussions et de lignes de basse. Cette approche originale pour l’époque se concrétisa en 1999 à la sortie de Motion, un premier album acclamé de toute part, suivi de l’indispensable Every Day (2002), de la bande son du documentaire soviétique Man With a Movie Camera (2003) commandé par les organisateurs du Porto European City of Culture en 2001, de Ma Fleur qui marquait brillamment en 2007 une rupture avec les sonorités des débuts et rencontrait un certain succès grâce au titre To Build a Home notamment, puis de la bande originale de Les Ailes Pourpres commandée par Disney en 2009.

Depuis 1999 et la sortie de son premier album Motion, The Cinematic Orchestra a vendu des centaines de milliers d’albums, récolté les louanges des critiques – spécialisées ou généralistes – à travers le monde, joué dans tous les lieux et festivals les plus prestigieux de la planète. Alors que Kamasi Washington, Sons of Kemet, ou Badbadnotgood ont ramené le jazz au premier plan, que Floating Points ou Olafur Arnalds ont entretenu ses liens avec l’électronique, et que des artistes influents comme Kendrick Lamar y ont généreusement puisé quelques influences, le retour de The Cinematic Orchestra ne tient en rien du hasard: après avoir montré la voie à toute cette nouvelle génération de musiciens, Swinscoe & co reviennent tenir leur rang de référence à l’occasion d’un nouvel album qui, en relèvent moins du prosélytisme que de la quête de sens, laisse une place bien méritée à ses auteurs dans le paysage musical contemporain. Retour sur vingt ans de carrière le temps de 10 titres, et pas un de plus.

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