Deerhunter en 10 titres et pas un de plus

Deerhunter en 10 titres et pas un de plus

C’est depuis 2001 que Deerhunter s’applique à creuser son propre sillon. Rendu unique pour son sens de la composition, mais aussi par le personnage unique qu’est son frontman Bradford Cox (tant par sa taille que par le syndrome de Marfan dont il souffre et expliquant la longueur et la maigreur de ses membres), le groupe d’Atlanta s’est progressivement démarqué de ses débuts garage en s’orientant, à la sortie de l’EP Fluorescent Grey (2007), plus ouvertement vers la pop. Ce n’est pourtant que deux albums plus tard, avec Halcyon Digest (2010) que Deerhunter parvient à séduire un public plus large que jamais, encouragé par un accueil média dithyrambique et une campagne marketing sans précédent chez lui. Si le plus primitif et conceptuel Monomania (2013) a ensuite affiché un son plus rugueux bien que diversifié, l’assagi Fading Frontier (2015) s’est rapidement appliqué à ramener le groupe sur les rails d’un rock plus poli, entraînant et entêtant, composé lors de la période de rééducation traversée par le guitariste-chanteur après qu’il ait été victime d’un accident.

Trois ans sont passés, laps de temps qu’il a manifestement fallu à Deerhunter pour composer et enregistrer Why Hasn’t Everything Already Disappeared?, un huitième album autobiographique et apocalyptique si l’on en croit les thèmes qui y sont abordés par Bradford Cox. Si le groupe ne s’y réinvente pas, il y laisse apparaître une précieuse attention portée aux arrangements : clavecin, saxophone ou piano s’activent ainsi, sous la houlette de Cate Le Bon et Ben Hallen III, pour aider ce nouveau chapitre de l’oeuvre Deerhunter à devenir aussi indispensable que les précédents. C’est à cette occasion que Mowno vous propose de la reparcourir, le temps de 10 titres, et pas un de plus.

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