Playlists – La power pop à tous les temps

Playlists – La power pop à tous les temps

Il n’y a pas meilleure période que la sortie d’un nouvel album de Weezer (photo ci-dessus), aussi mauvais soit-il, pour remuer tous les accords de la power pop et se replonger dans l’histoire d’un genre qui, depuis toujours, avance ‘le cul entre deux chaises’. Depuis la fin des années 60 exactement, quand Pete Townshend employait pour la première fois ce terme au moment de définir ‘Pictures of Lily’, nouveau titre court, simple et accrocheur qu’il venait de sortir avec The Who. L’expression n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, et deviendra officielle une dizaine d’années plus tard lors de la première grande vague emmenée notamment par les losers magnifiques de Big Star (photo ci-dessous) dont l’influence des trois albums ne trouva jamais écho dans les charts.

Dès lors, en marge du mouvement punk alors naissant, toute une génération emmenée par The Knack et leur tube ‘My Sharona’, lui emboite le pas : Flamin Groovies, Cheap Trick, et même certains ambassadeurs punks comme les Ramones ou Nick Lowe (producteur des Damned) se tournent eux aussi vers les mélodies solides, l’énergie, les chants harmonieux, les accords de guitare puissants, et les riffs aussi simples qu’efficaces qui caractérisent la power pop. Mais une fois encore, le succès commercial laisse à désirer, et repousse cette pop agressive dans les profondeurs de l’underground, là où elle trouvera finalement sa place la plus confortable dans les années 90.

En effet, c’est durant le ‘golden age’ du rock alternatif que, grâce au poids considérable pris par les college radios, la power pop dévoile ses nouvelles couleurs après s’être laissée biberonner au punk, au grunge et à l’indie rock apparu tout au long de cette décennie royale. Là, les Jellyfish, The Posies, Teenage Fanclub se font un nom à leur tour et incarnent une des périodes les plus florissantes du genre. Labels dédiés, comme des locomotives commerciales telles que Weezer ou Fountains of Wayne trainent derrière eux une ribambelle de nouveaux ambassadeurs venus de partout dans le monde. The Wannadies, The Rentals, Velvet Crush, The Dandy Warhols ou Nada Surf finissent alors de populariser la power pop, d’imposer définitivement son influence sur les générations suivantes qui, en élargissant son spectre toujours un peu plus, la trimballeront entre coups d’éclat et albums anecdotiques. Retour donc sur trente ans de power pop, le temps de 100 titres répartis en 3 playlists.

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