Playlists – Le shoegaze à tous les temps

S’il faut remonter jusqu’à la fin des années 80 dans le Sud de l’Angleterre pour constater sa véritable apparition, c’est au début des années 90, quand Moose donne un de ses premiers concerts durant lequel Russell Yates, son chanteur, lit les paroles placées sur le sol, que l’appellation ‘shoegaze’ est employée pour la première fois par un journaliste. Ce n’est que plus tard que le terme englobera toute une génération de groupes rock, souvent très jeunes et considérés (à tort) comme de piètres musiciens, affectionnant tout particulièrement la confrontation des guitares dissonantes et d’un chant mélodique et délicat, souvent en retrait au point d’en devenir parfois indiscernable.
‘Shoegaze’ a aussi rapidement défini l’attitude introspective des musiciens jouant tête baissée pour s’affairer aux nombreuses pédales d’effet (reverb, delay, chorus, fuzz, harmonizer…) devenues indissociables au ‘genre’. Avec des guillemets car,  au même titre que le krautrock, le shoegaze n’est pas véritablement un genre musical, plutôt une réinterprétation très particulière des règles de base du rock par des musiciens issus du garage, du rock psychédélique, ou de l’indie rock. Car si certains de ses plus solides ambassadeurs (Slowdive, Swervedriver, The Jesus & Mary Chain, My Bloody Valentine, Ride…) ont dédié toute leur discographie à cette approche, d’autres n’ont fait qu’y goûter à l’envie, notamment au cours des années 90 et au début des années 2010, ses deux périodes fastes. Retour sur trois décennies de shoegaze, le temps de 100 titres répartis en trois playlists.

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